Taguée par le Cottage de Myrtille !

J’ai été taguée par Le Cottage de Myrtille (voir page « liens » pour son blog)  il y a déjà une éternité, mais j’avais completement oublié ! Voici donc mon article, avec beaucoup de retard. C’est mon premier tag !

Tagué(e) ? Voici ce qu’il faut faire !

1) Poster les règles
2) Écrire 11 choses sur soi
3) Répondre aux 11 questions posées par mon tagueur
4) Rédiger 11 questions soi-même
5) Choisir 11 personnes à taguer et mettre leur lien
6) Les prévenir

7 choses sur moi :

– J’aurai 14 ans le 22 août

– Je rêve de devenir chercheuse dans le nano, sur le fonctionnement du cerveau.

– Au collège, je gagne tous les ans le concours de ping pong et, avec mon équipe, j’ai remporté deux fois celle de basket. Je suis la seule fille !

– Je fais du saxophone depuis six ans (ça fera sept à la rentrée).

– Je passe la plupart de mon temps de loisir à lire tout ce qui me tombe sous la main, ce qui m’a vallu dans ma classe le surnom d’Hermione (oui, d’Harry Potter ! Je ne comprends toujours pas pourquoi !)

– Mon auteur préféré est Stephen King, que je considère tout simplement comme un dieu vivant !

– J’ai un peu de mal avec la bit-lit, et je n’ai jamais lu de chick-lit car je sais que ça ne me plaira pas.

– Je lis et regarde beaucoup de manga. Mes préférés sont One Piece, Fairy Tail, Black Buttler, D Gray Man, Shugo Shara et Vampire Knight (oui, je fais dans le classique, mais j’aime bien.)

– J’adore la mythologie et la culture japonaise, romaine et grecque.

– Je suis née en Espagne, à Madrid.

– Je collectionne les timbres.

Les questions de Myrtille :
1. Que lis-tu en ce moment?
En ce moment je lis « Le Rouge et le Noir » de Stendhal, « Miss Peregrine et les enfants particulier » de Ramson Riggs et « La peste » d’Albert Camus.

2. Quel est le moment le plus propice de la journée pour lire ?
Le soir, bien au chaud dans mon lit, ou alors dans un gros fauteuil l’après midi, quand je ne suis pas au collège (comme en ce moment !)

3. Combien lis-tu de livres par an en moyenne ?
J’en lis un peu plus que dix par mois, donc entre 130 et 140 par ans.

4. Librairie ou bibliothèque ?
Totalement bibliothèque ! Surtout qu’il y en a une grande dans ma ville. Jamais mes finances ne supporteraient tous les livres que j’emprunte !

5. D’où te vient ta passion de la lecture ?
Du premier « vrai » livre que j’ai lu, « Le Petit Prince ». J’étais restée scotchée par ses aventures ! J’ai bien du le relire une centaine de fois, et c’est de là qu’est venue ma passion pour la lecture, et elle ne m’a jamais quittée depuis.

6. Quel genre apprécies-tu le plus (policier, chick-lit… à moins que ce ne soit le théâtre ou la poésie…) ?
Je suis très éclectique dans mes lectures, et j’aime un peu tous les genres. Mais je dois avouer que je suis très fan de tout ce que fait Stephen King, de la fantasy, de thrillers, de témoignages ou encore de nouveaux genres comme la dytopsie. Je lis aussi beaucoup de classique.

7. Peux-tu citer un livre à emporter à la plage ?
Certainement « L’Elégance du Hérisson » de Muriel Barbery, pour se remuer les méninges et faire travailler le cerveaux sous le soleil !

8. …Un livre à emporter sur une île déserte ?
Un seul, non, mais une super série, oui ! « Fablehaven », cinq tomes incroyables fantastiques font sans aucun doute parti des lectures les plus divertissantes que j’aie jamais lues.

9. …Un livre de cuisine à conseiller ?
« Simply british ». Moi qui adore la cuisine britanique, ce livre avait fait mon bonheur il y a déjà plusieurs mois (et celui de ma famille aussi !). J’ai d’ailleurs découvert à cet occasion que je ne serais pas une grande cuisinière…

10. Quel est ton dernier coup de cœur littéraire ?
Le dernier immense coup de coeur que j’ai eut est certainement « Misery » de Stephen King. C’est un livre génial que je conseille à tous ceux qui ne l’ont pas encore lu !

11. Lis-tu des prix littéraires, si oui lesquels ?
Je ne tombe dessus qu par hasard, et je ne les achêtes que s’il me plaisent. Le dernier que j’ai trouvé est « Before I go to sleep », que j’ai pris en VO (ouah, je vais lire en anglais !) et qui a gagné le prix thriller anglais de l’année.

Par bonté d’âme (et surtout parce que je ne sais pas qui taguer !), je ne retournerai le tag à personne. Oui, je sais, je suis très magnanime !

Hantée, tome 1 : Les Ombres de la Ville de Maureen Johnson

A Londres, un assassin hante les rues, réveillant la légende de Jack l’Eventreur. Malgré l’omniprésence des caméras, le tueur est indétectable.
Aurora, arrivée depuis peu sur son campus, se rend compte qu’elle est la seule capable d’apercevoir son ombre.
Accompagnée d’un mystérieux jeune homme, elle plonge au plus profond des brumes de la cité pour arrêter le meurtrier avant qu’il ne récidive. A moins que son don ne fasse d’elle la prochaine victime

Mon avis
Ce livre a très vite fait un petit buzz sur la toile, devenant un coup de coeur pour de nombreux lectuers. Aussi quand je l’ai vu à la Fnac, je n’ai pas hésité à le prendre (enfin, presque… Pourquoi est ce qu’il y a autant de livres qu’on a envie de lire, aussi ?). Cette histoire de tueur, surtout quand il s’agit de Jack l’Eventreur et du fantastique dont on sent la trame dans le résumé m’ont tout de suite attirée quand, quelques semaines plus tôt, j’avais trouvé chez un libraire un carnet publicitaire pour « Hantée » ou l’ont pouvait lire un extrait du livre.
Malgré tout, c’est loin d’être un coup de coeur. J’étais totalement extérieure aux aventures d’Aurora, et ni les personnages ni l’intrigue, ni encore le fonctionnement général du monde des fantomes ne m’ont captivée.

Aurora est une jeune américaine venue étudier à Londres. Mais lorsqu’un tueur imitant le mythique Jack l’Eventreur sévit en ville, son séjour en Angleterre devient plus compliqué : elle est la seule capable de voir le meurtrier
Elle rencontre alors trois agent d’une unité très spéciale : ils sont, tout comme Aurora, capable de voir ces êtres de légendes appelés fantomes. Pour la jeune fille et ces policiers qui n’apparaissent sur aucun fichier, ce n’est que le début de la lutte contre le tueur.

Rory est une américaine sympathique, une héroine qu’on a plaisir à suivre de par son côté un peu moqueur de temps en temps ; on sent qu’elle note la différence entre les habitants d’Amérique et ceux d’Angleterre. Elle relève avec humour et ironie les petits décalages absolument british, tel que la surveillante et entraineuse de hockey Claudia qui s’écrie « Appelez moi Claudia »à chaque fois qu’elle rencontre quelqu’un. Elle reste zen contre toute épreuve, et n’hésite pas à aller au delà de ses limites, et veut à tout prix faire parti de l’action.
Jazza, l’amie de Rory et sa compagne de chambre, est plutôt transparante et on n’est pas marqué par son caractère plutôt ordinaire, comparé à celui de Boo, l’autre colocataire de la jeune fille, excentrique et pétillante. De plus, elle cache un secret… Même si elle est quelques fois un peut trop exubérante, Boo est mon personnage préféré pour le moment.

Un avis mitigé sur ce livre : je serais bien incapable de dire s’il m’a plu ou non, malgré ma chronique plutôt positive. Quelques longueurs dans le texte parfois sont à déplorer, et l’intrigue est prévisible par moment, mais en gros c’est un livre agréable à lire. Par contre je suis curieuse de savoir comment l’auteure va s’y prendre pour le second tome, car cela m’a l’air compromit par la fin.

Ma note : 14/20

Moi Nojoud, 10 ans, divorcée de Nojoud Ali, aidée par Delphine Minoui

Couverture Moi Nojoud, 10 ans, divorcée

« Je m’appelle Nojoud, et je suis une villageoise yéménite. J’ai dix ans, enfin je crois. Dans mon pays, les enfants des campagnes n’ont pas de papiers et ne sont pas enregistrés à leur naissance. Mariée de force par mes parents à un homme trois fois plus âgé que moi, j’ai été abusée sexuellement et battue. Un matin, en partant acheter du pain, j’ai pris un bus et je me suis réfugiée au tribunal jusqu’à ce qu’un juge veuille bien m’écouter… »

Ce livre est l’histoire vraie d’une petite Yéménite qui a osé défier l’archaïsme des traditions dé son pays en demandant le divorce. Et en l’obtenant ! Une première dans ce pays du sud de la péninsule arabique, où plus de la moitié des filles sont mariées avant d’avoir dix-huit ans. Son courage a été largement salué par la presse internationale et son parcours a ému le monde entier. Passée du statut de victime anonyme à celui d’héroïne, elle raconte aujourd’hui son histoire. Pour briser le silence. Pour encourager les autres petites filles de son âge à ne pas tomber dans le même piège qu’elle.

Mon avis : 
Comment juger un récit autobiographique, quand on sait que ces derniers sont les témoins d’une existence difficile ? Celui de Nojoud est très perturbant, et si je me suis révoltée intérieurement en lisant le triste récit de sa vie, quelques petits détails font que je n’est pas été totalement impliquée dans cette affreuse histoire. 

Au Yémen, la pauvreté et la misère sont le lot quotidien de la plupart de la population. Les femmes, soumises aux hommes, sont mariées très jeunes à des rustres, afin de faire diminuer de le nombre de bouche à nourrir, en échange d’intérêt. Les frapper, les violer, les cloitrer chez elles : ces tortionnaires ont tous les droits sur leurs épouses. 
Dans la famille de Nojoud, un drame qu’elle est trop petite pour comprendre a déjà eut lieu, et son père décide, alors qu’elle n’a qu’une dizaine de printemps,de la marier à un homme de trois fois son ainé. Pour la petite fille, c’est la fin de la liberté. 
Et pire, c’est la fin de l’innocence…
Jusqu’au jour où elle pousse la porte du tribunal, contre tous les principes d’honneur qu’elle a toujours connu, et trouve le courage de dire non aux souffrances et aux malheurs. Pour Nojoud commence alors un combat contre sa famille, et contre le Yemen tout entier. 

L’histoire ne se pose pas sur les personnages, même pas sur Nojoud, il est donc difficile de se faire un avis sur eux. Mais instinctivement, on sait qui on aime et qui on déteste. 
Omma (mère en arabe), Mona, Haifa sont très attachantes, comme la plupart des personnages féminins du livre. C’est leur situation qui nous pousse à les aimer, à les plaindre, à tenter de s’imaginer à leur place. Toutes ont été ou seront mariées de force à un homme brutal, sans aucun espoir d’une vie heureuse. Se taire et souffrir, c’est un peu la devise des femmes yéménites, et plus généralement des femmes un peu partout dans le monde tout court. 
Au contraire tous les personnages masculins, à l’exeption de Fares sont très désagréables et ont les déteste immédiatement. Même si on reste en surface avec tous les intervenants, le mari de Nojoud et sa belle mère m’ont été très désagréable, mais la narration placet une barrière entre nous et eux, de même qu’entre Nojoud et eux, comme une séparation entre les méchants et la gentille

Pour écrire son histoire, Nojoud à été aidée de Delphine Minoui, une journaliste, qui a adapté les dires de la fillette pour les coucher sur papier. 
Les phrases sont courtes, simples. Delphine a respecté les discours d’une enfant de dix ans, et à part des passages descriptifs et certaines tournures, on pourrait croire que c’est Nojoud qui a écrit le livre. 

En conclusion, un triste témoignage, mais qui amène beaucoup d’espoir pour toutes les filles de tout âge victimes de mariages arrangés partout dans le monde. Nojoud est une enfant courageuse, qui préfere dénoncer l’inégalité des sexes plutôt que de mettre en avant ses propres souffrances. 
Chapeau Nojoud, pour tout ce que tu as enduré.
Il est dur de mettre une note à un récit comme celui là, je n’en mettrait donc pas. 

L’Elégance du Hérisson de Muriel Barbery

Couverture L'Élégance du hérisson

 » Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois.
Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’image que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.

Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches.
Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. « 

Mon avis :
J’ai plutôt aprécié ce livre, malgré des points négatifs, mais au final le mélange d’espoir et de tristesse qui se fait ressentir tout le long du récit, changeant souvent de côté, l’un prenant de temps en tant le dessus sur l’autre, tantot le contraire m’on séduit. Les personnages, Paloma et M Ozu surtout, sont fascinant et suivre les réflexions de la jeune fille est tout simplement incroyablement intéressant.

Mme Michel, de son prénom Renée, est une modeste concierge d’un immeuble bourgeois qui cache très bien son jeu. Elle est véritablement très intelligente et dissimule sa vraie nature d’érudite derrière un masque de femme stupide et basique, menant uniquement à bien les missions ingrates que lui confient les occupants de son immeuble. La plupart des chapitres de l’histoire ont pour narratrice Renée, dans lesquels elle raconte son quotidien et les difficultés qu’elle rencontre, dans sa solitude. Sa seule amie, Manuela, est une modeste femme de ménage portugaise et c’est assez atypique, quand on imagine les personnages qu’elles jouent en compagnie des autres, de suivre leurs discussions passionés sur des thèmes aussi divers qu’inabituels.
Paloma à été mon personnage préféré : son cynisme, son attitude totalement décalée par rapport à son âge et la mureté de ses pensées devienent presque effrayant de clairvoyance et de pessimisme. Son côté japonais m’a beaucoup plu, puisque je dédie moi même un culte à ce pays et à sa culture. J’ai même découvert que nous apprécions toutes les deux les hokku de Bosho ! Le peu de différence d’âge entre nous aidant, je me suis immédiatement sentie très proche de Paloma. Ses pensées profondes, qui commencent tous par un hokku ou un tanko (je laisse les amateurs du Japon vous expliquer ce que cela veut dire !) sont très interrésantes, et je me suis trouvée un nouveau point commun avec Paloma : les mangas ! J’en lis énormément, mais je n’en chronique jamais car je ne les considèrent pas vraiment comme des livres, mais des BD (et c’est ce que c’est, au Japon). Toutes les petites réfférences m’ont amusée, même si je ne les ai surrement pas toutes trouvées. Le plus fascinant reste tout de même les Journaux du Mouvement du Monde, que je vous laisse découvrir !
Les autres personnages, tels que Manuela ou la famille de Paloma, Colombe, sa soeur et ses parents ne m’ont pas fait grande impression. M. Osu m’a beaucoup plu, par la manière qu’il a de sortir Renée de son cocon.

Mais le gros point négatif, c’est assurément la longueur des phrases ! Peut être que Muriel Barbery est en concurrance avec Proust ! J’ouvre une page au hasard et je prends la première phrase, regardez : « La durée se ralentit et se dilate, le ballet s’éternise dans l’abscense de heurts et lorsque le dernier flocon se pose, nous savons que nous avons vécu ce hors-temps qui est la marque des grandes illuminations. » Est ce qu’à deux heures du matin, à moitié-endormie vous auriez comprit du premier coup cette phrase ? Surtout que celle ci est très courte, par rapport à certaines…
Et ce qui est encore plus pesant à la lecture, c’est l’incroable étalage de culture. Cinématographie, littérature, philosophie… On se croierait dans un magasin remplis de dizaines de sujets plus intéressants que les autres, mais qui sont mis en valeur de façon barbante et desquels on se lasse dès les premières lignes.

En finalité, je n’ai pas eut de peine à reposer ce livre (trouvé dans la bibliothèque paternelle). Il m’a plu, mais à certains moments j’étais contente de le laisser sur ma table de nuit pour m’attaquer à quelque chose de moins coriace

Ma note : 15/20

L’Héritage, tome 4 de Chritopher Paolini

Couverture L'Héritage, tome 4

Il n’y a pas très longtemps, Eragon, le tueur d’Ombres, dragonnier, n’était qu’un pauvre garçon de ferme, et son dragon, Saphira, seulement une pierre bleue dans la forêt. Maintenant, le destin d’un peuple entier repose sur leurs épaules.
De longs mois d’entraînements et de batailles ont rapporté des nombreuses victoires et de l’espoir, mais ils ont causé aussi des pertes déchirantes. Et puis, la réelle bataille n’a pas encore eu lieu : ils doivent affonter Galbatorix. Quand ils le ferront, ils devront être assez fort pour le vaincre. Et s’ils ne le peuvent pas, personne ne le pourra. Il n’y aura pas de seconde chance.
Le dragonnier et son dragon sont allés plus loin que personne n’aurait pu l’espèrer. Mais peuvent-ils renverser le roi maudit et restaurer la justice en Alagaësia ? Et dans ce cas, quel en sera le prix ?

Mon avis :
L’Héritage n’a jamais été ma série préférée, mais j’ai adoré ce dernier tome, que j’ai trouvé parfaitement dosé : amitié, aventure, complots, politique, combats et MÊME un peu d’amour ! J’étais sidérée quand je m’en suis aperçue : dans ce monde froid et avec peu de sentiments, Christopher Paolini a réussi à instiller de l’amour dans l’univers d’Eragon, ce qu’il s’était refusé à faire dans les trois premiers tomes. Seul petit bémol, qui n’en ai pas vraiment un : les chapitres sur Nasuada étaient tellement passionnants que j’ai sauté ceux consacrés à Eragon… 

La première question qu’on se pose en voyant la couverture : mais de quel dragon voit on la tête, et surtout qui est son dragonnier ? Mais malheureusement, je ne peux vous le dire sous peine de vous poiler. Un petit indice ? D’accord : c’est un personnage de la série que l’on connait déjà… Une idée ? 

Dans ce tome j’ai adoré Nasuada, qui s’est imposée comme mon personnage préféré : quand on sait ce qu’elle traverse, je l’ai trouvée incroyablement courageuse. Elle refuse de révéler les secrets des Vardens, et suivre son évolution sous la torture a incontestablement été la chose que j’ai préféré dans le roman. Si dans les derniers tomes elle était stricte et sévère, dans son rôle de chef, Nasuada est dans celui ci une femme soumises aux pires horreurs qui continue à dresser fièrement la tête, sans devoir jouer un personnage. On découvre sa personnalité.
La relation… spéciale qu’elle entretient avec Murtagh, même si je n’ai pas tout comprit à leur petit jeu ressemblait à de l’amour ! Ou en tout cas à de l’affection. J’ai adoré lire les passages où ils sont tous les deux, cars je redécouvrais alors le Murthag du premier tome. Mais sa réaction finale m’a beaucoup déplu. 
Du côté d’Eragon, je reste sur ma faim : pleins de qualités, oui… Mais aussi beaucoup de défauts. J’ai eut, tout au long des quatres tomes, du mal à le cerner, et décidément je ne l’aime pas tellement. Saphira non plus d’ailleurs, car je n’arrive pas à comprendre sa logique de dragon. Elle est légèrement orgueilleuse et je n’ai pas apprécié les passages où elle était narratrice, car elle utilise des périphrases parfois longues pour designer des choses simples. 
Les autres personnages, comme Glaedr (trop prétentieux), ou encore Roran (depuis le début il me déplait !) ne m’ont pas emportée avec eux, au contraire de certains, comme Elva ou Angela. 
On pourrait écrire des pages sur Angela, et je maudit à jamais l’auteur de ne pas l’avoir fait. Elle est tellement mystérieuse ! Quelle sadique, ce Christopher Paolini… Les passages avec Angela sont tout simplement fascinant et je me rappelle les avoir lu à toute vitesse pour saisir quelques brides de son passé. Et des brides, on en a ! Mais tellement intéressantes qu’on brûle de tout connaitre d’Angela ! J’adorerai un livre sur ce personnage, mais je doute fortement que cela se réalise…

Du côté de l’écriture, toujours pas de problème, elle reste fluide dans l’ensemble, malgré quelques longueurs occasionnelles. J’ai trouvé excellemment bien écrit le passage où Nasuada baigne dans ses illusions, du point de vue du vocabulaire très précis
Une plume toujours agréable rythme cet ultime tome. On sent bien l’évolution depuis le premier libre : des phrases plus posées et un peu plus axées sur la description, plus de qualificatifs… C’est un bilan très positif. Jolie écriture ! 

Un bémol pour moi cependant j’ai trouvé que SPOIL la découverte d’oeufs de dragon cassait un peu le mythe d’Eragon et Saphira. C’est un peu compliqué à expliquer, mais du coup, ils n’étaient plus seuls et c’était… différent. Ça m’énerve, je n’arrive pas à exprimer mon ressenti ! FIN DE SPOIL

Au final, ça ne me dérange pas que L’Heritage soit fini. Je n’étais même pas emballée pour cette lecture quand j’ai ouvert le livre, et jusqu’aux cent premières pages j’ai songé à arrêter. Mais j’ai continué, et si je trouve étrange et déstabilisante la fin, le combat final (ô combien attendu), les alliés très intéressant et surtout la partie « Nasuada » ont remonté positivement ce livre. Pour finir en petit coup de coeur, comme quoi !

Ma note : 16,5/20

 

Mercure d’Amélie Nothomb

Couverture Mercure

Sur une île au large de Cherbourg, un vieil homme et une jeune fille vivent isolés, entourés de serviteurs et de gardes du corps, à l’abri de tout reflet ; en aucun cas Hazel ne doit voir son propre visage.
Engagée pour soigner la jeune fille, Françoise, une infirmière, va découvrir les étranges mystères qui unissent ces deux personnages. Elle saura pourquoi Hazel se résigne, nuit après nuit, aux caresses du vieillard. Elle comprendra au prix de quelle implacable machination ce dernier assouvit un amour fou, paroxystique…

Mon avis :
Pour mon premier Amélie Nothomb, j’ai été agréablement surprise. J’ai trouvé ce livre dans un des cartons de mon père, et il m’avait dit qu’il n’avait pas tellement aimé. Pourtant je me suis plongée dans cette lecture – très courte, à peine 200 pages– et l’ai finie dans l’heure. L’histoire est assez originale, et même si le personnage de Hazel m’a souvent énervé, on peut dire que ce fut une jolie découverte.
Je recommencerait certainement l’expérience Nothomb !

Hazel est une jeune femme enfermée dans un chateau, au bord de la mer, depuis ses dix-sept ans. Recueillie par un vieil homme après un bombardement qui la laissa odieusement défigurée, ce dernier à enlevé jusqu’au dernier miroir de la propriété pour ne pas que sa protégée n’apercoit son reflet.
Chaque nuit, il la rejoint dans son lit, et le temps passe ainsi. Sauf qu’Hazel est malheureuse, tellement malheureuse qu’elle tomba malade afin de voir débarquer sur son ilot coupé de tout une confidente, Francoise l’infirmière. Mais pour cette nouvelle venue, surprises, ennuis et révélations vont s’enchainer à un rythme inquiétant.

Du côté des personnages, j’ai bien aimé Francoise. Elle est perspicace, et intelligente. Ses raisonements sont souvent bons, voire même très bon, et j’ai aprécié de suivre ses découvertes sur Adèle, une mystérieuse femme d’autrefois. Elle donne l’impression d’être une femme déterminée et courageuse : même capturée par le geolier d’Hazel, elle ne s’effondre pas et cherche un moyen de s’échapper, et de révéler la vérité sur son passé à la jeune captive.
Hazel, elle, est tellement enfermée dans sa tête qu’elle n’accepte rien de nouveau : tout ce que peut lui dire Francoise lui passe au dessus. Finalement, on se rend compte que le Capitaine à raison : si Hazel ne s’en va pas, ce n’est pas qu’elle ne le peut, mais qu’elle ne le veut. A travers les discussions litéraires qu’elle a avec son infirmière, je l’ai trouvée bornée et toujours campée sur ses positions.

L’écriture à été une des choses que j’ai le plus aprécié par les dialogues. Ils sont vraiment riches et fournis, et alors que c’est souvent un point faible dans d’autres livres quand ils sont futiles, trop court, trop long ou inconsistants, ils m’ont énormément plus dans celui là. Qu’ils soient entre Françoise et Hazel ou entre Françoise et le Capitaine, très argumentés, ils sont très intéressants.

La double fin est aussi l’un des points forts du roman. Si la première permet plus d’espoir et de liberté pour nos héroines, le seconde est peut être plus étudiée, il est donc difficile de choisir sa version préférée, car elles s’appuient sur des oppositions d’idées et des parcours radicalement différents. Mais mon côté « rebelle » (avec un gros entre guillemets, pour ceux qui ont lu le livre) pencherait plus vers la première, qui permet d’espérer pour nos héroines.

Donc c’est une très belle découverte que j’ai fait avec Mercure (Pour Hopeee : je me mets à Amélie Nothomb, moi aussi, et je compte récidiver bientôt !). Un gros bon point pour les deux fins parallèles, les dialogues et la psycho des personnages. Un très bon livre !

Ma note : 16/20

1984 de George Orwell

De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur d’en face.

BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston… Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens.

Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance.
Seule comptait la Police de la Pensée.

Mon avis : 
Franchement, je ne sais pas quoi penser – ça commence à arriver souvent ! – de 1984. La première partie m’a ennuyée, puisqu’elle ne faisait que poser les bases du monde de Winston, alors que la seconde m’a totalement emportée dans la prison du Parti. Mais le gros moins, ç’a été les personnages : tout simplement pas attachant du tout ! Mais j’y reviendrais plus tard. 

Winston vit en Océania, l’un des trois grands continents du monde avec l’Eurasia et l’Estasia. En Océania, toute la population est observée par les télécrans, et chaque fait et geste est analysé pour y retrouver la moindre trace de trahison. La seule liberté qu’il reste aux citoyen est la liberté de pensée, et encore, les membres du Parti cherchent à restreindre le vocabulaire afin d’empêcher les idées contraires aux idéaux nationaux. 
Mais Winston à l’impression de ne pas être comme les autres, qui oublient : lui se souvient. De tout. Il sait qu’avant ce n’était pas comme ça, que les télécrans et la Minute de la Haine n’ont pas toujours existé, que l’Océania était précédemment en guerre contre que l’Estasia, et que l’Eurasia n’est pas l’ennemi d’il y a quelques mois. Mais c’est dangereux de savoir, et de ne pas oublier. Pour Winston commence une existence dans la trahison de pensée permanente, en compagnie de Julia, une jeune femme aux idées proches des siennes, qui le conduira bien plus loin qu’il ne pouvait l’imaginer…

Je n’ai pas, mais alors pas du tout, adhéré aux personnages ! Je les trouvait absolument absent de l’histoire, comme s’ils ne s’impliquaient pas tout à fait dans leur vie, mais qu’ils attendaient simplement de se faire arrêter. Bon, d’accord, ils ont été élevés dans cette optique de ne pas être un, mais de totalement faire parti de la communauté, mais quand même…
Julia m’a paru fade à travers le regard de Winston. Elle s’engage dans la Résistance, mais cela m’a semblé simplement un geste pour défier le système en place, pas pour se joindre aux idéaux que partagent ces opposants. En bref, dans ma tête c’était une plante verte qui ne faisait que décorer et avancer l’histoire, sans y participer. 
Winston quand à lui, m’a un peu plus plu, mais vers la fin mon opinion de lui s’est dégradée. Dans la première partie il est un peu indécis, mais rencontre Julia, puis se décide à entrer dans une lutte contre le Parti. Mais dans la seconde, alors que SPOIL il est torturé, j’ai immédiatement détesté sa lâcheté et sa docilité. Mais c’est aussi ce qui fait de lui un citoyen ordinaire, qui ressent la peur comme tout le monde et pas un super héros impassible. FIN DE SPOIL

Du côté de l’écriture, je n’ai pas eut particulièrement de problème ; le style de George Orwell est souvent fluide. Il est toutefois arrivé que je relise plusieurs fois une page pour parfaitement la comprendre, surtout quand elles décrivent le système ou le novlangue.
Cette invention de l’auteur est d’ailleurs ce qui m’a le plus plu dans cette idéaliste société : j’ai trouvé le petit dictionnaire novlangue à la fin tout simplement fascinant. Le novlangue est un principe très simple et très complexe à la fois. En effet il consiste à éliminer des mots du langage afin de limiter les pensées, et ainsi faire disparaitre toute idée contraire au principe du Parti, toute infractions aux règles établies. J’ai trouvé ce principe totalement incroyable, révoltant et impressionnant de réflexion à la fois. Mais je ne vous en dit pas plus, à vous de lire ce livre et de vous faire votre propre idée de cette langue. 

Un simple mot sur la fin : parfaite. Je ne vous en dit pas plus, mais c’est absolument l’ultime et unique possibilité pour clore en beauté cet ouvrage. Plus qu’étrange et pessimiste, mais tout bonnement idéale. La force gagne toujours, même si l’opposition se bat pour une cause juste, c’est le message que nous fait passer 1984. Prenez le comme vous voulez.

Au final, j’ai un avis mitigé sur 1984, mais la deuxième partie sauve le tout, pour me laisser une bonne impression, même si les personnages  plutôt insensibles ont été pour moi un vrai butoir. 

Ma note : 15/20

La trilogie des Fourmis, tome 1 : Les Fourmis de Bernard Werber

Couverture La Trilogie des Fourmis, tome 1 : Les Fourmis

Pendant les quelques secondes nécessaires pour lire cette seule phrase vont naître sur terre quarante humains mais surtout sept cents millions de fourmis. Sept cents millions d’individus dans une communauté estimée à un milliard de milliards, et qui possède ses villes, sa hiérarchie, ses colonies, son language, sa production industrielle, ses esclaves, ses mercenaires… ses armes aussi. Terriblement destructices.
Lorsqu’il entre dans la cave de la maison léguée par un vieil oncle enthomologiste, Jonathan Wells est bien loin de se douter qu’il va à leur rencontre. A sa suite, nous allons découvrir le monde fascinant de ces « infraterrestres », au fil d’un thriller unique en son genre, où le suspens et le mystère reposent à chaque page sur les données scientifiques les plus rogoureuses.

Cette lecture est ma première LC ! Je l’ai faite avec Le Cottage de Myrtille, qui avait elle aussi Les Fourmis dans sa PAL. Pour en savoir plus sur son blog et peut être même le visiter, rendez vous sur la page « Liens » !

Mon avis :
Les Fourmis est vraiment et par de nombreux abords un livre atypique. Le sujet, les personnage, cette étrange découverte d’une civilisation minuscule, tout pourrait être réuni  pour former un formidable bouquin, mais je n’ai pas, sans rester sur ma faim, été totalement emportée. Toutefois, j’ai bien aimé ce livre, qui change totalement de ce que j’ai l’habitude de lire.
Avec Les Fourmis, renoncez à tous les codes !

La 56ème femelle, le 327ème male et la 103 683ème guerière n’auraient pas du se rencontrer. Et pourtant, ils enquêtent sur une même chose : de mystérieuse assassines au parfum de roche, chachées dans la cité, qui viennent d’attenter à la vie du jeune male. Que se passe t-il à Bel-o-kan, et quelle est cette arme mystérieuse qui a décimé devant les yeux de la fourmi vingt huit soldats sans qu’aucune trace de lutte ne soit repérée ?
Au dessus du sol, Jonatan, Lucie et leur fils Nicolas emménagent dans une immense cave léguée à l’homme par son oncle maternel. Au fond d’un couloir, la cave, menaçante, semble abandonnée : Jonatan reçoit un avertissement de son défunt parent lui interdisant l’accès à cette pièce, sous peine de grands ennuis.
Mais la curiosité et l’appel de l’aventure sont plus forts que tout, et quand toute la famille disparait succesivement dans la cave, et que les fourmis partent en campagne contre la mort, que se passera t-il ?

Si l’histoire côté humain ne m’a pas du tout interéssée et que je me fichais totalement du destin des personnages, surtout qu’elle est assez prévisible, le périple des fourmis m’a fasinée. Guerres, conquêtes de territoire, espoir d’agrandissement des cités, et avec cela elles restent capables de ne faire qu’un et d’être en parfaite symbiose entre elles.

Les personnages sont, du côté humain comme fourmi, difficiles à qualifier ou aprécier. Les premiers à cause de leur manque évident de présence (ils doivent occuper au maximum 20 pages du livre, et je vise large !), les second pour une raison moins évidente… Evidemment, j’admirait le courage de 56ème, l’acharnement de 103 683ème, mais… ce sont des fourmis. Ne connaissant pas cet organisme, j’ai essayé de les voir, elles et leur société, d’un point de vue humain et purement subjectif.
Comme il est d’ailleurs écrit plus loin dans l’histoire, les fourmis sont un monde à part, que notre vision et notre cerveau ne peut pas comprendre, trop envahi par nos idéaux sociaux et professionels.

L’écriture ne m’a pas particulièremement motivée à lire. Les phrases sont courtes, avec le plus souvent des description « fourmilesques » composées de mots utilisés dans le language animal. Tout cela reste quand même très accesible.
LE truc que j’ai vraiment aimé, c’est l’encyclopédie du savoir relatif et absolu, écrite par l’oncle de Jonatan, dont on retrouve des extraits un peu partout dans la deuxième partie du livre. La plupart des informations sont formidablement intéressantes, et j’ai souvent regretté qu’il n’y en ai pas plus.

En bref, une lecture par rebond : la plupart des moments (pour ne pas dire tous) dédiés aux humains m’on ennuyée, alors que ceux des fourmis m’émerveillaient. Découvrir une telle société organisée, avec des postes dédiés à chacun, un rôle précis pour chaque fourmi, tellement incroyable a été formidablement intéressante.
Je nage un peu entre duex eau, mais je suppose que la balance penche plus du côté positif.

Ma note : 15,5/20

Vous pouvez lire la chronique de Myrtille içi : Les Fourmis, vu par le Cottage de Myrtille

Hate List de Jennifer Brown

« C’est moi qui ai eu l’idée de la liste. Je n’ai jamais voulu que quelqu’un meure. Est-ce qu’un jour on me pardonneras ? »
C’est ce que pense Valérie, effondrée après un drame inexplicable survenu au lycée. Son petit ami, Nick, a ouvert le feu dans la cafétéria, visant un à un tous les élèves de la liste. Cette fameuse liste qu’ils ont écrite pour s’amuser et où figurent ceux qui étaient odieux, lâches, méprisants dans l’établissement. Maintenant, ils sont blessés ou morts. Et Nick s’est suicidé, emportant son secret pour toujours. Mais Valérie elle, est toujours là, enfermée dans une bulle de questions sans réponses? Jusqu’au matin, où elle se lève et quitte sa chambre pour retourner au lycée…

Mon avis :
Je tenais absolument à lire ce livre, car le sujet évoqué, la reconstruction d’une victime -et aussi d’une coupable, à la fois- me parlais beaucoup. J’ai rarement l’occasion de lire des bouquins comme celui là, et si j’ai eu un peu de mal à totalement m’imprégner de l’atmosphère du livre, j’ai passé avec Hate List un bon moment.
Pourtant, ce n’était pas gagné d’avance.

Valérie est une jeune fille détruite. Nick, son petit copain à ouvert le feu dans la cantine de son lycée, prenant pour cible les personnes dont le nom était marqué sur un « Cahier de la Haine », ceux qui faisaient de leurs vies un enfer. Et c’est Valérie elle même qui a mit fin à la tuerie, en s’interposant entre Nick et une des futures victimes. Mais ce dernier s’est suicidé, et rien ne semble expliquer son geste.
Sauf que maintenant, Valérie doit retourner au lycée, et affronter le regard des victimes encore en vie.

Le personnage de Valérie ne m’a pas vraiment enthousiasmée. D’accord, elle est complètement perdue, rejetée par tous, mais je n’ai pas comprit sa quasi-obsession à rester seule. Quand quelqu’un vous propose de manger avec lui alors que tout le reste des élèves vous fuit, on accepte, non ? Pas elle. Je me demandait que jeu elle jouait, Parce qu’au fond on la sent forte, presque insensible, mais en surface elle reste très affectée par ce qu’on pense d’elle. Tout le long du livre on la découvre, et son rôle dans la tuerie. Ses hésitations, ses moments tristes, les quelques joyeux, on suis sa lente reconstruction.
Les parents de Valérie, surtout son père, m’ont paru totalement injustes : ils la considèrent comme coupable, et ne cherchent même pas à comprendre ce qu’elle traverse. Même si sa mère cherche finalement à renouer maladroitement le dialogue, le père m’a presque choquée. Il m’a singulièrement déplu tout le long du livre, et chaque fois qu’on parlait de lui j’avais envie de lui arracher la tête avec les dents (dangereuse, moi ? Noooon ! ) tellement son comportement infantile m’énervait.
Ce qu’au contraire j’ai beaucoup aimé, c’est la relation entre Valérie et son psychologue. C’est presque une amitié, basée sur la confiance : la jeune fille ne veut surtout pas que ses séances soient racontées à sa mère et le médecin souhaite avant tout que Valérie reste honnête avec lui. J’ai bien aimé le psychologue, qui amène Val à se poser les bonnes questions et à faire les bons choix, avec une méthode plutôt… atypique, drôle et pédagogique. Sa situation difficile avec ses parents fait que le médecin est la seule personne à qui elle peut parler, et leurs échanges devient plus qu’un travail de la part du psychologue, il s’investit totalement dans la reconstruction de la vie de Val.
Se replonger dans les souvenirs de Valérie concernant Nick m’a laissé un peu perplexe, car du coup j’avais une double opinion de lui. D’un côté, un tueur implacable et de l’autre, un garçon un peu paumé qui ne sait pas où il va. J’avais du mal à jongler entre ces deux idées et j’ai mal cerné Nick.

L’écriture de Jennifer Brown, pour qui c’est le premier roman, est simple et ne s’éternise pas. La seule erreur, mais qui est totalement subjective et uniquement dans mon cas, est la narration à la première personne.
Valérie avait souvent tendance à m’énerver, et avoir accès à toutes ses pensées me donnaient plus encore envie de la secouer et de lui « Allez, vas-y, tu as toute ta vie devant toi. Bats toi et sors de tout ça ! ». J’avais l’impression qu’elle coulait toute sa vie ! Oui, et je n’irai pas à l’université, oui, et puis je ne me ferais pas d’amis, et puis ceci et puis cela…
Il y a un point que je n’ai absolument pas comprit ni jugé utile au développement de l’histoire : c’est <b)le passage de la journaliste. Je n’ai pas trouvé d’explication à cette apparition, et même à certains des articles arrivant en début de chapitre qui racontent les suites de la tuerie dans le lycée. De ce côté, je suis restée de marbre – et pour cause, je ne voyais absolument pas ce que la journaliste venait faire là !

Mais finalement ce livre comporte plusieurs messages, plus ou moins optimistes. Le harcèlement moral, la vengeance, la haine, mais aussi la guérison, une reconstruction lente mais efficace.

Sans avoir été vraiment à fond derrière Valérie tout le temps, j’ai passé un moment plutôt agréable à la lecture de Hate List. Mais bizarrement, je trouvais le thème un peu surréaliste ; pourtant, je sais très bien que des tueries dans des lycées existent, et qu’elles sont réelles, je ne comprends donc pas vraiment pourquoi j’ai réagi comme ça. Mais après un temps d’adaptation, tout allait mieux, et j’ai pu commencer à m’énerver sereinement</b< !
Au final, c'était une belle découverte, même si quelques points me déplaisaient, tels que la réaction de Valérie, ou encore l’histoire pour ma part incompréhensible entre elle et la journaliste.

Ma note : 15/20

Elle s’appelait Sarah de Tatiana de Rosnay

Paris 2002. Julia Jarmond, journaliste américaine, est chargée de couvrir la commémoration du Vél d’Hiv. Découvrant avec horreur le calvaire de ces familles juives qui furent déportées à Auschwitz, elle s’attache en particulier au destin de Sarah et mène l’enquête jusqu’au bout, au péril de ce qu’elle a de plus cher.

Paris 16 juillet 1942. A l’aube la police française fait irruption dans un appartement du Marais. Paniqué, le petit Michel se cache dans un placard. Pour le protéger, sa grande soeur l’enferme et emporte la clef, en lui promettant de revenir. Mais elle fait partie des quatre mille enfants raflés ce jour-là…

Mon avis :
Décidément, je ne sais pas si je suis le vilain petit canard ou une aberration de la nature, mais je n’ai jamais les mêmes coups de coeur que les autres lecteurs ! Donc Elle s’appelait Sarahn’a été qu’une lecture agréable, pas un coup de coeur. Je n’ai pas été aussi touchée que je l’aurai voulu

Au XXIème siècle, Julia Jarmond enquête sur la déportation du Vel’ d’Hiv pour son funeste anniversaire. Et alors elle rencontre dans les souvenirs et le papier Sarah, une jeune juive, et découvre sa terrible histoire. 
Car avant de suivre les policiers qui la menèrent vers les camps, Sarah avait enfermé son frère à clef dans le placard, lui promettant de revenir très rapidement le libérer. Sauf qu’elle pas arrivée à temps…
Alors Julia se lance dans une course pour retrouver cette fille qui a changé sa vie, et lui raconter tout ce que la jeune femme sait, un sombre secret entre sa belle famille et Michel, le frère de Sarah.

L’histoire nous replonge dans la seconde guerre mondiale et c’est un point que j’ai apprécié car cette période, malgré sa morbidité me fascine.  Mais si découvrir le quotidien des Juifs cahcés dans Paris et dans les camps de concentration m’a horrifié ce n’est pas vraiment grace au style d’ecriture que j’ai trouvé un peu trop neutre pour s’identifier totalement à Sarah et aux dures épreuves qu’elle traverse. 

Ni Sarah ni Julia ne m’ont vraiment touchée. Malgré l’horreur de ce qu’elle vit, la jeune Sarah ne m’a pas fait ressentir sa détresse. C’est horrible à dire, mais j’étais presque indifférente à son sort tandis qu’on amène ses parents dans un camp et que les soldats abandonnent les enfants. 

Du côté de Julia, je n’ai pas vraiment aimé les passages où elle est l’héroïne. Sa vie parisienne de femme active ne m’a pas emportée, mais dès le moment où elle commence à rechercher Sarah sa quête devient plus intéressante. Elle ne m’a pas vraiment plu, et m’a même parfois 
La seule qualité que je lui ai trouvé est d’être persévérante. Malgré ses problèmes familiaux, elle continue de rechercher Sarah pour lui raconter la vérité sur sa famille et sur le secret de Michel, le frère de la jeune juive. 

Du côté de l’écriture aucun problème, elle est fluide et sans fioritures. Je l’aurait même beaucoup appréciée si j’avais un peu plus accroché à l’histoire : la façon d’alterner la vie de Sarah et celle de Julia est maitrisée et les questions de la journaliste arrivent aux bons moment. 

Sans tomber dans le superflus ou l’ennui, l’auteure décrit et développe les pensées des personnages sans en faire un fromage ni donner l’impression de les plaindre quand il leur arrive un malheur (surtout pour Sarah). Cette manière « neutre » d’écriture m’a un peu déplue parce qu’elle m’a empêchée d’être à 100% avec nos héroïne. C’est le début du livre qui m’a freinée. Je n’arrivait pas à me plonger dans la lecture et je n’arrivait pas a suivre le rythme des changements de personnages. Mais au bout d’un moment je me suis habituée et je suis un peu plus rentrée dans l’histoire. 
Mais finalement, j’ai quand même l’impression d’être passée à côté de ce livre, comme si j’avais raté le coche. 

Ma note : 14/20