Archives de Catégorie: Thriller

Hantée, tome 1 : Les Ombres de la Ville de Maureen Johnson

A Londres, un assassin hante les rues, réveillant la légende de Jack l’Eventreur. Malgré l’omniprésence des caméras, le tueur est indétectable.
Aurora, arrivée depuis peu sur son campus, se rend compte qu’elle est la seule capable d’apercevoir son ombre.
Accompagnée d’un mystérieux jeune homme, elle plonge au plus profond des brumes de la cité pour arrêter le meurtrier avant qu’il ne récidive. A moins que son don ne fasse d’elle la prochaine victime

Mon avis
Ce livre a très vite fait un petit buzz sur la toile, devenant un coup de coeur pour de nombreux lectuers. Aussi quand je l’ai vu à la Fnac, je n’ai pas hésité à le prendre (enfin, presque… Pourquoi est ce qu’il y a autant de livres qu’on a envie de lire, aussi ?). Cette histoire de tueur, surtout quand il s’agit de Jack l’Eventreur et du fantastique dont on sent la trame dans le résumé m’ont tout de suite attirée quand, quelques semaines plus tôt, j’avais trouvé chez un libraire un carnet publicitaire pour « Hantée » ou l’ont pouvait lire un extrait du livre.
Malgré tout, c’est loin d’être un coup de coeur. J’étais totalement extérieure aux aventures d’Aurora, et ni les personnages ni l’intrigue, ni encore le fonctionnement général du monde des fantomes ne m’ont captivée.

Aurora est une jeune américaine venue étudier à Londres. Mais lorsqu’un tueur imitant le mythique Jack l’Eventreur sévit en ville, son séjour en Angleterre devient plus compliqué : elle est la seule capable de voir le meurtrier
Elle rencontre alors trois agent d’une unité très spéciale : ils sont, tout comme Aurora, capable de voir ces êtres de légendes appelés fantomes. Pour la jeune fille et ces policiers qui n’apparaissent sur aucun fichier, ce n’est que le début de la lutte contre le tueur.

Rory est une américaine sympathique, une héroine qu’on a plaisir à suivre de par son côté un peu moqueur de temps en temps ; on sent qu’elle note la différence entre les habitants d’Amérique et ceux d’Angleterre. Elle relève avec humour et ironie les petits décalages absolument british, tel que la surveillante et entraineuse de hockey Claudia qui s’écrie « Appelez moi Claudia »à chaque fois qu’elle rencontre quelqu’un. Elle reste zen contre toute épreuve, et n’hésite pas à aller au delà de ses limites, et veut à tout prix faire parti de l’action.
Jazza, l’amie de Rory et sa compagne de chambre, est plutôt transparante et on n’est pas marqué par son caractère plutôt ordinaire, comparé à celui de Boo, l’autre colocataire de la jeune fille, excentrique et pétillante. De plus, elle cache un secret… Même si elle est quelques fois un peut trop exubérante, Boo est mon personnage préféré pour le moment.

Un avis mitigé sur ce livre : je serais bien incapable de dire s’il m’a plu ou non, malgré ma chronique plutôt positive. Quelques longueurs dans le texte parfois sont à déplorer, et l’intrigue est prévisible par moment, mais en gros c’est un livre agréable à lire. Par contre je suis curieuse de savoir comment l’auteure va s’y prendre pour le second tome, car cela m’a l’air compromit par la fin.

Ma note : 14/20

Publicités

L’Appel de l’Ange de Guillaume Musso

Dans leur téléphone, il y avait toute leur vie…

New York. Aéroport Kennedy.
Dans la salle d’embarquement bondée, un homme et une femme se télescopent. Dispute anodine, et chacun reprend sa route.
Madeline et Jonathan ne s’étaient jamais rencontrés, ils n’auraient jamais dû se revoir. Mais en ramassant leurs affaires, ils ont échangé leurs téléphones portables. Lorsqu’ils s’aperçoivent de leur méprise, ils sont séparés par 10 000 kilomètres : elle est fleuriste à Paris, il tient un restaurant à San Francisco.
Cédant à la curiosité, chacun explore le contenu du téléphone de l’autre. Une double indiscrétion et une révélation : leurs vies sont liées par un secret qu’ils pensaient enterré à jamais…

Mon avis :
Guillaume Musso étant un auteur catalogué « populaire », et accusé de faire de la « littérature commerciale », j’ai longtemps hésité avant d’entamer « L’appel de l’Ange », depuis longtemps dans ma PAL. Mais dès les premières lignes, on est happés par l’histoire. Entre thriller et comédie romantique, l’amour n’est présent qu’au second plan -heureusement car l’histoire est mièvre- pour laisser libre place à l’aventure.

I – L’histoire
L’action démarre vers la centaine de pages, alors que les deux personnages savent tout l’un de l’autre. Aussitôt nous voilà embarqués dans un tourbillon ininterrompu qui ne cesse qu’à la fin, lors d’un plan virtuose mais plutôt attendu. 

II – Les personnages
Jonathan Lempereur était un cuisinier étoilé. A une époque, il était même LE cuisinier, le meilleur du monde, avec tous les honneurs et toutes les récompenses. Mais suite à son divorce, il croule sous les dettes et fait faillite. Quelques années après, il ne lui reste que son fils, qu’il accueille chez lui pendant les vacances scolaires, avec Marcus, frère de son ex-femme, et egalement son meilleur ami et un petit restaurant français sans renommée. Toutefois, on imagine mal ce cuisinier propre sur lui prendre des risque comme le fait Jonathan dans la seconde moitié de ce livre. 
De son côté, Madeline Greene est une fleuriste parisienne, fiancée à un bourgeois des beaux quartiers. Tranquille et enfermée dans une vie plate et sans saveur pour l’ancienne flic qu’elle était, et qui n’a arrêté son activité qu’à cause d’une affaire sordide, qui l’a poussée au bord du suicide. Mais la vie rangée ne convient pas à la policière dans l’âme qu’elle demeure et on ne découvre la « vraie » Madeline qu’au milieu du roman. Mais une fois qu’on connait la personnalité explosive de la jeune femme, on ne comprends plus le comportement « léger » de Madeline au début de l’histoire. 

L’écriture
La plume fluide de Musso décrit agréablement le passé flou des deux principaux personnages, tout en finesse. La manière dont les paragraphes sont tournés, alternant Jonathan Lempereur et Madeline Greene est agréable et nous permet de ne pas perdre de vue les pensées de chacun des protagonistes. Résolument dans l’air du temps, l’une des bonnes idées de l’auteur, bien que trop peu exploitée à mon goût est de retranscrire les dialogues têléphoniques (par SMS) en séparant la page en deux : d’un côté Madeline, de l’autre Jonathan. Le même procédé est utilisé dans le premier chapitre, offrant un effet visuel et un angle littéraire intéressant.

IV – Ma conclusion
Un roman facile à lire, mais avec une vraie intrigue menée jusqu’au dénouement, à feuilleter à la plage ou pour se détendre. 

Les plus :
– Certain passages, notamment à la fin sont excellents
– Une intrigue très bonne

Les moins : 
– D’autres, au contraire, sont tout sauf plausible

Ma note : 15,5/20