Archives de Catégorie: Bit-lit

Eternels, tome 1 : Evermore de Alyson Noel

Avant l’accident, Ever Boom était une adolescente comme les autres. Elle a perdu toute sa famille dans cet épisode tragique, et reçoit soudain un terrible don : celui de lire dans les pensées des gens, de voir leur aura et de connaître leur vie en les touchant. Elle se renferme alors sur elle-même et évite le contact. Les élèves du lycée la regardent comme une bizarrerie, la pointent du doigt… jusqu’au jour où elle rencontre Damen Auguste. Damen est mystérieux, plein de charme et terriblement beau. Toutes les filles du lycée se le disputent mais c’est à Ever qu’il s’intéresse. Or c’est le seul être dont elle ne peut pas découvrir les pensées. Et personne ne sait réellement qui il est ni d’où il vient. La seule chose dont Ever est sûre, c’est qu’elle est profondément et irrémédiablement amoureuse de lui.

Mon avis :
Comme Vampire Academy, Eternels est bien plus développé que d’autres ouvrages de bit-lit, et ne toune pas seulement autour de l’amour entre les deux protagonistes. On s’éloigne du vampire inaccessible à toutes les filles sauf à l’héroine, même si on ne coupe pas à la rencontre au lycée et à l’inévitable froideur du héros.
Ce livre m’a donc bien plus plu que Twilight ou encore Journal d’un Vampire, qui sont pour moi de la même trame, plus romance qu’action.

Ever Bloom est l’ancienne reine du lycée tombée en disgrâce après un accident de voiture dans lequel toute sa famille a péri, et à la suite duquel elle a totalement changé d’attitude, de look et d’amis.
Et on se demande ce qui va se passer dans son établissement… Et si un bellatre froid, qui ne parles à personne, appelé… Pourquoi pas Damen ? qui tomberait mystérieusement sous son charmes pointait le bout de son nez ? Oui, j’ironise, mais c’est un schéma tellement classique, déjà vu et revu…

L’histoire reprend le phénomène de « réincarnation » déjà présent dans un autre classique bit-lit, le Journal d’un Vampire. Içi, exactement le même principe : le vampire/l’immortel tombe sous les charmes de l’héroine à chacune de ses incarnations. A une seule exeption : alors qu’Elena n’a eut que deux incarnations connues, Bloom est tuée à chacune de ses apparitions.
De ce fait je n’ai pas cessé de faire la liaison entre les deux livres. Deux beaux gosses intaliens intouchables… Original ! Même le nom des héros se ressemblent (Damen/Demon) !

L’histoire est encore assez superficielle au premier abord, mais avec une grosse différence avec les stéréotypes du genre au niveau de l’héroine. Ever n’est pas -ou plutôt n’est pas totalement- la midinette classique. Et en plus elle a des pouvoirs ! C’est le gros point fort de ce livre, l’originalité de notre héroine. Elle est capable de lire les auras, de voir les fantomes et surtout a des sortes de flashs qui lui apprenent beaucoup sur la personne qu’elle touche, de la télépathie, en quelque sorte.
Damen m’a exaspéré, comme le personnage masculin principal de ce genre le fait la plupart du temps (toujours, après réflexion), parce qu’il est bien trop parfait.
Pour les amis d’Ever, on tappe totalement dans le cliché : Haven, l’ado perdue, au look gothique qui se consacre à des dizaines d’associations et qui vit dans son monde de monstres immaginaires, et Miles, le gay qui s’assume et aime par dessus tout les potins et les discussions people sont de gros stéréotypes de la littérature Young Adult, mais ils sont sympatiques à leur manière.
Mon personnage préféré est Riley. J’ai adoré sa joie de vivre (on peux dire ça, je suppose…) et son caractère un peu pariculier. Elle est drole et attachante, et sa relation avec sa soeur sonne vrai, ce qui m’a manqué avec la plupart des autres personnages.

J’ai trouvé l’écriture simpliciste, parfois même dépouillée. Les phrases sont courtes, parfois inutiles, souvent étrangement constituées.

En conclusion, je n’ai ni aimé ni détesté. Je suis entre deux eaux, avec d’un côté les clichés pour midinettes et de l’autre l’originalité relative d’Eternels par rapport aux principales grosses oeuvres du genre.

 

Ma note : 14/20

 

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Journal d’un Vampire, tome 1 : Le Réveil de L.J. Smith

Couverture Journal d'un vampire, tome 1 : Le réveil

Dès l’arrivée de Stefan Salvatore à Fell’s Church, Elena, la reine du lycée, se jure de la séduire. D’abord distant, le garçon aux allures d’ange rebelle finit par céder à sa passion dévorante et lui révéler son terrible secret. Quelques siècles plus tôt, la femme qu’il aimait l’a transformé en vampire, avant de le trahir avec son frère ennemi, Damon. Des évènements tragiques se succèdent bientôt dans la région. Tout accuse Stefan mais Elena est convaincue de son innocence. Et si Damon, vampire cruel et assoiffé de sang, était derrière tout cela ? L’histoire est-elle amenée à se répéter ? Le récit captivant de deux frères vampires déchirés par l’amour d’une même femme. Un triangle amoureux d’une dangereuse sensualité.

Mon avis :
Vampire Academy
était vraiment un livre qui m’avait donné envie de découvrir la bit-lit, dont je ne connaissait auparavant que Twilight, qui avait été une grosse déception : amour qui cachait la partie sombre de l’histoire, héroine un peu nunuche et héros beaucoup trop innaccessible. Tout le contraire du premier, qui offre une mythologie intéressante et une histoire plutôt complète, laissant les sentiments en arrière plan.
Mais le Journal d’un Vampire est de la trempe du premier : en effet je n’ai pas du tout acrroché et c’est une nouvelle déception. En fait c’est simple : rien ne m’a plu !

Elena est une jeune fille très populaire qui peut avoir tout ce qu’elle veut. Tout lui sourit, jusqu’à l’arrivée dans son lycée d’un garçon mystérieux et indomptable (pourquoi est-ce que j’ai l’impression d’avoir déjà vu ça ? :-)) nommé Stephan Salvadore. Son nouveau but : le conquérir.
Sauf que d’étranges évenements se mettent à pleuvoir sur la ville dès que Stephan pose le pied en ville. Assassinats, attaques et agresseurs invisibles… Tout cela semble avoir un rapport très étroit avec Elena. Mais lequel ? Pour la jeune fille, le mystère fait que commencer.

Dès le début les personnages m’ont exaspérée. Elena est le pardait exemple de la midinette superficielle et simplement axée sur son physique, sans aucune autre précoccupation que sa tenue du jour. Cet aspect de sa personnalité m’a immédiatement énervée. Elle est de plus décrite comme très intelligente et courageuse, mais rien ne prouve cela. Ses seuls actes de courage sont de résister, et encore, à Damon. Au début, la seule raison pour laquelle elle veut séduire Stephan est qu’il ne tombe pas immédiatement sous son charme, par simple goût de l’interdit.
Damon et Stephan, les deux frères, sont très différents et si j’ai un léger faible pour Damon, aucun des deux ne m’a vraiment plu. Stephan est sans saveur, Damon se croit irrésistible et pense être « le plus beau le plus fort le meilleurs vampire du monde, oui, oui ! ». Bon, j’exagère un peu, mais c’est l’idée générale.

Du côté de l’histoire, le triangle amoureux est trèèèèèèèèèès original, vous imaginez bien, et le côté historique de l’affaire est l’aspect le plus intéressantdu livre, même si le fait que l’âme d’Elena ne se soit réincarnée que des siècles plus tard me parait franchement improbable. Mais à part ça, les quelques péripéties sont un peu lentes, mis à part celle du journal intime, qui est plutôt prenante.
L’idée du journal intime, d’ailleurs, qui permet une double narration à la troisième personne pour la plupart du livre et à la première n’est pas vraiment une trouvaille. C’est un procédé assez commun, et à part savoir qu’Elena veut à tout prix avoir Stephen et lui permettre d’exprimer ses sentiments infinis envers lui ce journal ne sert qu’à prévoir le plan de Caroline.

En gros, j’ai trouvé que tout se déroulait un peu facilement. Les deux protagonistes tombent sous le charme l’un de l’autre très rapidement et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, ils ne peuvent pas vivre l’un sans l’autre. De plus, pour Stephan, c’est presque un amour par « procuration » puisqu’Elena lui rappelle sa belle d’un autre siècle.
Bref, au cas ou je n’aurais pas assez montré que je n’aime pas : je ne compte pas lire la suite.

Ma note : 12/20

Vampire Academy, tome 1 : Soeurs de sang de Richelle Mead

Seule votre meilleure amie peut vous protéger de vos ennemis… 
Saint-Vladimir est un lycée hors du commun : à l’abri des regards indiscrets, de jeunes vampires y apprennent la magie. Rose Hathaway est une dhampir et elle doit assurer la protection de sa meilleure amie Lissa, princesse Moroï.
Menacées au sein même de l’Academy, Lissa et Rose ont fugué ensemble, mais elles ont été ramenées de force derrière les hautes portes de Saint-Vladimir. Entre intrigues machiavéliques, rituels nocturnes inavouables et amours interdites, elles doivent rester sur leurs gardes : les Strigoï, vampires immortels et ennemis jurés des Moroï, pourraient bien faire de Lissa l’une d’entre eux pour l’éternité.

Mon avis :
De la bit-lit ! J’ai lu de la bit-lit ! Ey j’ai plutôt aimé : pas de vampire fous amoureux qui se transforment en agneaux pour leur belles ni de familles loufoques, mais un peu de sentiments et une bonne dose d’action à la fin. Une belle découverte, au final.

Rose et Lissa se sont enfuies de leur Académie, fuguant ensemble pour échapper à des dangers inconnus de Lissa. Sauf que leur fuite ne passe pas inaperçue, puisque cette dernière est l’héritière royale depuis la mort de son frère et de ses parents lors d’un accident mortel. Seules elle et Rose ont survécues, mais à quel prix pour Lissa !
Entre complots politiques, vengeances d’élèves et amourettes, le retour des deux filles à l’Academy va s’avérer plus compliqué que prévu…

L’auteure a fait un vrai bon choix en confiant la narration à Rose, le personnage le plus vif et le plus attachant de l’histoire, celui qui évolue le plus. Elle possède pile les sentiments qui font que l’on s’intéresse à elle : suffisance et repartie associées à un manque de confiance en soi profondément enfoui en elle et dévouement pour son amie Lissa la transforment en une fille qui plait, autant par ses qualités que par ses défauts.
Par contre ma vision sur Lissa à été très mitigée : je l’ai trouvée trop passive, se réfugiant toujours derrière Rose, et surtout peureuse et peu habituée à se débrouiller seule. Même sur la fin quand elle monte son vrai potentiel elle m’a semblée distante, trop loin pour que le lecteur s’attacher vraiment à elle.
Dimitri, un autre gardien Dhampir de Lissa ne m’a pas du tout emballée. Je l’ai trouvé tout le long du livre coincé et se servant du prétexte de sa mission pour mettre une barrière entre lui et le monde. La mini-romance qu’il partage avec Rose ne l’a pas du tout « humanisé » à mes yeux, et il est resté aussi froid du début à la fin.
Au contraire, j’ai adoré Christian, le dernier représentant d’une autre famille royale, renié par les autres nobles à cause de la trahison de ses parents, transformés volontairement en Strigoï. On découvre avec lui un anti-héros très attachant, à la repartie extraordinaire et qui regarde tout autour de lui. Rien ne résiste à son coup d’oeil aiguisé, et il m’a vraiment plu, peut être par son côté mystérieux et inaccessible.
Du côté des personnages secondaires, Mason, en amoureux timide à été une personnalité que j’ai apprécié par son dévouement et sa gentillesse. J’ai détesté Mia dès les premières crasses qu’elle fait aux deux amies, mais les autres personnages ne m’ont pas touchée, à part Nathalie, qui me semblait isolée et totalement paumée, et la fin que je n’aurai jamais soupçonné n’a fait que me renforcer dans mes convictions.

La mythologie mise en place par l’auteure est claire et bien définie, même si on manque parfois de certaines informations sur les familles royales pour tout bien comprendre.
Les flash-back montrés par Rose quand elle se souvient du passé sont agréablement mis en place, et Richelle Mead à trouvé un excellent moyen de narrer certains passages à la troisième personne du singulier sans quitter le point de vue de Rose, mais sans voir ce qu’elle pense de ce qu’elle voit. Elle utilise pour cela le lien étrange qui lui Lissa a sa gardienne, ce qui permet au lecteur de surprendre plusieurs scènes entre Christian et Lissa dans une chapelle d’église.
Le style est simple et sans chichis, les chapitres s’enchainent aisément et restent courts pour ne pas « bourrer » le lecteur d’un seul coup.

Une belle découverte ! Pile ce qu’il faut d’action pour ne pas s’enliser dans les histoires d’amour ou les complots, des scènes que j’appelle « d’école » ou on voit s’affronter des ennemis, comme Mia/Rose-Lissa ou Ralph/Christian…
En bref, un bon livre à lire si vous avez une minute et que vous voulez découvrir la bit-lit !

Ma note : 15/20