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La Sélection de Kierra Cass

35 candidates.
1 couronne.
La compétition de leur vie.

Elles sont trente-cinq jeunes filles : la « Sélection » s’annonce comme l’opportunité de leur vie. L’unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L’unique occasion d’habiter dans un palais et de conquérir le coeur du prince Maxon, l’héritier du trône.
Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l’oeil des caméras.
Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu’elle avait échafaudés s’en trouvent bouleversés…

Mon avis :
Ce livre m’intrigait un peu, parce que je voulais voir si le côté un peu guimauve du résumé cachait quelque chose de plus développé derrière une couverture pour midinettes sentimentales (je ne cache pas qu’une partie de moi appartient à cette catégorie). En effet, il y a bien quelque chose en sous-jacent, mais dans ce premier tome, qui pose surtout les bases de la Sélection et nous présente les personnages, on en apprend très très peu sur les Renégats.
C’est surtout du manque d’action dont j’ai un peu souffert, mais la toile de fond du concours suffit à nous tenir en attente d’un évenement… qui ne vient pas… Donc en conclusion, ce premier tome sert surtout à poser le cadre du récit, et on ne suit qu’une partie en surface de la vie politique d’Illea. Une jolie découverte en perspective donc avec cette trilogie, mais les prochains tomes seront certainement plus dosés en action.

America vit dans un pays dytopsique, Illea, au régime monarchique. Mais depuis des générations, la famille royale à l’habitude d’organiser pour trouver la future reine un « jeu », une télé-réalité suivie par tout le pays afin que le prince puisse rencontrer plusieurs des femmes les plus intelligentes et les plus belles du royaumes, et choisir celle qu’il considère comme la plus apte à diriger le peuple à ses côtés.
La famille de la jeune fille et son petit ami la pousse à s’inscrire au casting de la Sélection, et après mains refus s’y résigne. Sauf qu’un petit problème pratique vient s’installer dans tout ça : America est prise (ô surprise !) pour participer au programme. Et alors qu’elle n’y va que pour gagner de l’argent pour sa famille, persuadée d’être éliminée dès les premiers jours, une étrange relation va se former entre elle et Maxon, le prince

Du côté des personnages, pas grand chose à dire : America est une héroine facile à suivre, avec des traits de caractères rebelles pour que le lecteur se prenne de sympathie pour elle. Un grain d’indépendance, la répartie facile, une grosse pincée de générosité et quelques ingrédients supplémentaires, et le tour est joué : vous avez dans votre marmite la parfaite héroine. Donc, même si elle est assez stéréotypée, America est plutôt gentille et on prend du plaisir à la voir triompher des obstacles.
De leurs côté, Maxon et Aspen ne m’ont pas fait non plus grande impression, même si j’ai préféré le prince. L’annonce qu’il a fait le soir de la grande interview des filles le rend sympathique au lecteur, tout comme sa gentillesse à toute épreuve. Il est assez émouvant et naif, tandis qu’Aspen est beaucoup moins présent et fait du mal à America.

S’il y a un aspect du livre que j’aurais aimé plus développé, c’est celui de la téléréalité. Alors que dans d’autres dytopsies, telles que Hunger Games, le concept est très exploité, dans La Sélection les caméras ne sont presque pas mises en avant.
J’ai surtout eut l’impression qu’America faisait beaucoup de cinéma pour pas grand chose, car le côté « médiatisation » de l’histoire aurait pu être beaucoup plu accentué, pour plonger les concurentes dans une sorte de gueguerre suivie à la télévision.

La couverture, plutôt girly, s’accord bien avec le thème tendance conte de fée du livre. L’aspect similaire des robes des filles montre le côté « sélection » qui met toutes les concurentes dans les mêmes conditions (en l’occurence la même tenue) pour parvenir à leur fin.

En conclusion, on gratte peu la surface dorée du palais et des relations avec le prince, et j’aurai préféré une incursion plus en profondeur dans la face sombre du récit. Parce que là, on a trois pages et demi à tout casser sur les renégats dans tout le livre, alors forcément côté menace, ça fait un peu vide…
De plus, pendant les deux attaques du palais, on ne voit que les coulisses, la cachette de l’Elite, où se planquent les demoiselles et la famille royale pendant les combats. Les deux fois, on a le droit aux crises de larmes et à deux-trois conversations entre America et Maxon, mais j’aurai préféré passer en une narration extérieure pour observer les activités des rebelles pendant qu’ils dévastaient le palais.
Mais une écriture fluide, des personnages agréables, des dialogues francs et une compétition somme toute sympa à suivre relève cet évident manque d’action. La Sélection est un petit bonbon acidulé et romantique qui fond sous la langue. Pour les fleurs bleues, à savourer !

 

Ma note : 16/20

 

 

Miss Pérégrine et les enfants particuliers de Ramson Rieggs

Couverture Miss Peregrine et les enfants particuliers

Jacob est un ado comme les autres, excepté qu’il se pose des questions sur son mystérieux grand-père. Quelles sont ces étranges photos d’enfants qu’il lui montrait quand il était petit ? Les histoires qu’il lui contait sur eux étaient-elles vraies? Et pourquoi disparaissait-il aussi souvent ?
Tout s’accélère le jour où il le retrouve blessé dans son jardin. Jacob a vu des monstres, il en est sûr, et personne ne veut le croire. Il ne lui reste qu’à suivre les dernières instructions qu’a murmuré son grand-père avant de rendre son dernier souffle…

Mon avis :
C’est un roman très atypique que celui çi, à de nombreux égards. Le premier, qui est aussi son plus gros point fort, sont les multiples photos en noir et blanc qui illustrent le livre. Elles sont vraiment très belles à leur façon, et il est très plaisant, en plein mileux d’un chapitre d’en trouver une.
L’histoire également, et les personnages, sont très bien développés et même si on trouve parfois de petits creux dans le texte, j’ai beaucoup apprécié cette lecture divertissante.

Jacob à vécu toute son enfance bercé par les histoires merveilleuses de son grand père, à propos d’une île sur laquelle il aurait passé son enfance, après avoir été chassé de chez lui par les nazi de la seconde guerre mondiale  et sur laquelle il aurait connu des enfants mystérieux dotés de pouvoirs étranges.
Mais l’âge le rattrappe, et peu à peu il cesse de croire à ces histoires, qu’il qualifie de « contes de fées ». Des années plus tard, son grand père est attaqué devant ses yeux par un horrible monstre qui plonge Jacob dans une terreur sans nom. Obligé de consulter un psychologue, le garçon part sur cette mystérieuse île, qui éveille sa curiosité, afin de savoir si les racontards de son grand père sont vrai. Et avec, les terrifiants monstres…

Le personnage principal, Jacob, ne m’a pas particulièrement enthousismée. Il est commun, mis à part bien sûr sa particularité, son aptitude à voir les monstres, et, comme il est dit dans le résumé, c’est un ado tout à fait ordinaire. Amoureux, un peu naif, et à certains moments, franchement pas très malin !
Emma, une des filles que rencontrera Jacob dans son épopée m’a paru sympatique mais elle ne brille pas par sa personnalité sommes toutes plutôt banale. Si on exepte ses choix sentimentaux ! Les autre protagonistes sont, commes les principaux, sympatiques à suivre mais je n’ai eu de coup de coeur pour aucun d’eux, même si j’aime bien Fiona et que j’epère qu’elle sera plus présente dans les prochains tomes.

L’écriture de Ramson Rieggs est simple et rapide à lire, sans chichis. Il décrit parfaitement certains sentiments, comme la folie dont pense être victime Jacob. Ces passages, au début du livre, sont très agréables.

Ma note : 16/20

Extrait :
– En effet, les creux ne peuvent pas entrer dans les boucles, dit Emma. Mais les estres si. Allons nous rester içi, les bras ballants, à attendre qu’ils viennent nous chercher ? Et si au lieu d’être déguisées, ils venaient armés, cette fois ?
– Moi, c’est ce que je ferais ! affirma Enoch. J’attendrais que tout le monde dorme, je me glisserai par la cheminée comme le Père Noêl et BLAM ! Les creveaux accrochés au mur !
Il a tiré sur l’oreiller d’Emma avec un pistolet immaginaire.
– Merci pour la démonstration, a soupiré Millard.
– Il faut les attaquer par surprise, a dit Emma. Avant qu’ils sachent qu’on est avertis de sa présence.
– Mais on ne sait pas s’ils sont là ! Il faut justement le vérifier !
– Et tu propose quoi ? On traine dehors jusqu’à ce qu’on croise un creux, et on l’interroge : « excusez moi, on se demandait si vous aviez l’intention de nous manger. » ?

Instinct, tome 1 de Vincent Villeminot

Tim ne garde qu’un souvenir troublant de l’accident. Quand il a repris conscience, il était une bête féroce, avide de chasse et de sang. A-t-il rêvé ? Ce n’est pas l’avis du professeur McIntyre, psychiatre singulier, qui l’emmène dans son institut de recherche où vivent d’autres initiés, tous sujets à des métamorphoses animales. C’est là que Tim rencontre Shariff et surtout Flora, une jeune fille séduisante et insaisissable…

Mon avis :
Je sors de cette lecture mitigée. D’un côté, j’ai eu beaucoup de mal à démarrer et presque toute l’intrigue était prévisible, et de l’autre j’ai adoré les explications sur l’anthropie, et le fait que l’auteur développe non seulement la métamorphose de l’ours, celle de Tim, mais qu’il existe des dizaines de transformations différentes. 
J’ai aimé les étapes relatives à la transformation, la « morsure », qui permet la première et la plus dangereuse des transformations, et la chose ou la période qui permet de se transformer à nouveau. Cela forme un écheveau plutôt complexe qui nous éloigne bien du concept du loup garou et de la pleine lune
Malgré tout, ce livre reste une déception à cause de la trame qui ne m’a pas plu, une fois qu’on enlevé toute la mythologie autour des anthropes, des personnages et de la fin qui se conclut un peu vite.

Tim reprend conscience à l’hôpital. Ses dernières visions ont étés celles d’un paysage, de cadavres, d’une voiture incendiée, et tout ça à travers les yeux d’un ours. Car le jeune homme en est persuadé, pendant plusieurs heures, il a été un grizzly. Et alors arrive dans sa vie un étrange docteur qui l’emmène dans un centre spécialisé pour les anthropes, les hommes et les femmes capables de se transformer en animaux.

Du côté de l’histoire, je l’ai trouvée prévisible et pas très originale : des jeunes chassés à cause de leurs particularité, ce n’est pas une nouveauté dans la littérature jeunesse. Là, de jeunes anthropes sont traqués par des chasseurs qui veulent séparer leur tête de leur corps, afin que la première reste animale et le second humain, et prouver au monde que ces personnes existent. En fait, je n’ai pas du tout accroché au thème, et au début j’ai eu du mal à ne pas abandonner. Les scènes s’enchainaient lentement, je n’aimait pas Tim, et les passages ou on peut lire « Le père de Tim donna un coup au volant » sont suivis de deux pages de souvenirs du protagoniste, ce qui nous perd quand on revient à la conduite du père dudit garçon. 
Même si dès le début il nous faut les codes pour comprendre tout ce qu’il y a entre Tim et son frère Ben, mais ils sont donnés au lecteur sous formes de flash-back que j’ai trouvés agaçants. 

Du côté des personnages non plus je n’ai pas été comblée.
J’ai trouvé Tim un peu vide et trop simple. J’ai eu l’impression que l’auteur voulait le « rebelliser » en le faisant s’échapper de l’Institut, parce quand on réfléchit à sa situation c’était la meilleure chose qui pouvait lui arriver. Ses actions, ses pensées, tout en lui me donnait l’impression que ce n’était pas vrai, je ne sais pas vraiment comment le dire, un peu comme un acteur qui jouerait mal la comédie et à la situation duquel on ne croierait pas. Même quand il se demande s’il a tué son frère pendant sa métamorphose, ses expressions sont comme faussées. 
Flora, le personnage féminin de cette histoire ne m’a pas convaincu non plus. Au début du livre elle est solitude et renfermée, et hacker en prime, ce qui normalement aurait du me plaire, mais un côté de sa personnalité m’a dérangé : elle est très « apathique » dans les premières parties. Dans la troisième, elle s’est un peu plus dévoiler mais je ne suis pas parvenue à l’aimer. 
Le troisième membre du trio, Shariff a été celui qui m’a le plus plu. Il est drôle et sort toujours des choses inattendues, mais je l’ai trouvé un peu coincé. De plus, la nature de sa métamorphose m’a rendue un peu triste pour lui, puisqu’il passe la moitié de sa vie à l’intérieur de la peau d’un animal…

Les sentiments amoureux qui se créent entre Tim et Flora sont assez rapides, comme si cela avait été un coup de foudre alors que rien dans la description de leur rencontre ne le laisse penser. C’est comme si ils s’étaient détestés (surtout du côté de Flora) pendant un temps avant de se dire « Mais je suis folle (fou) de lui (d’elle) ». J’ai trouvé ça un peu bizarre. 

Une des raisons pour lesquelles je n’ai pas réussi à aimer l’histoire, c’est l’écriture de Vincent Villeminot. Pourtant c’est un français, ce qui évite coquilles dans le texte et traductions ambigües, mais dès les premières pages le style m’empêchait de lire. Les passages où Tim est métamorphosé en ours sont durs à lire, à cause du mélange qu’a voulu faire l’auteur de sentiments humains et de sentiments animaux : on se perd dans la description de l’état de Tim, et l’action passe en second plan. 

Au final, une déception pour ce livre dont j’attendais beaucoup, après toutes les éloges que j’ai lu dessus. Je suis complètement passée à côté du thriller, et même si vers la fin le rythme commence à devenir plus fluide, les pages sont un peu dures à tourner

Ma note : 12/20

Vampire Academy, tome 1 : Soeurs de sang de Richelle Mead

Seule votre meilleure amie peut vous protéger de vos ennemis… 
Saint-Vladimir est un lycée hors du commun : à l’abri des regards indiscrets, de jeunes vampires y apprennent la magie. Rose Hathaway est une dhampir et elle doit assurer la protection de sa meilleure amie Lissa, princesse Moroï.
Menacées au sein même de l’Academy, Lissa et Rose ont fugué ensemble, mais elles ont été ramenées de force derrière les hautes portes de Saint-Vladimir. Entre intrigues machiavéliques, rituels nocturnes inavouables et amours interdites, elles doivent rester sur leurs gardes : les Strigoï, vampires immortels et ennemis jurés des Moroï, pourraient bien faire de Lissa l’une d’entre eux pour l’éternité.

Mon avis :
De la bit-lit ! J’ai lu de la bit-lit ! Ey j’ai plutôt aimé : pas de vampire fous amoureux qui se transforment en agneaux pour leur belles ni de familles loufoques, mais un peu de sentiments et une bonne dose d’action à la fin. Une belle découverte, au final.

Rose et Lissa se sont enfuies de leur Académie, fuguant ensemble pour échapper à des dangers inconnus de Lissa. Sauf que leur fuite ne passe pas inaperçue, puisque cette dernière est l’héritière royale depuis la mort de son frère et de ses parents lors d’un accident mortel. Seules elle et Rose ont survécues, mais à quel prix pour Lissa !
Entre complots politiques, vengeances d’élèves et amourettes, le retour des deux filles à l’Academy va s’avérer plus compliqué que prévu…

L’auteure a fait un vrai bon choix en confiant la narration à Rose, le personnage le plus vif et le plus attachant de l’histoire, celui qui évolue le plus. Elle possède pile les sentiments qui font que l’on s’intéresse à elle : suffisance et repartie associées à un manque de confiance en soi profondément enfoui en elle et dévouement pour son amie Lissa la transforment en une fille qui plait, autant par ses qualités que par ses défauts.
Par contre ma vision sur Lissa à été très mitigée : je l’ai trouvée trop passive, se réfugiant toujours derrière Rose, et surtout peureuse et peu habituée à se débrouiller seule. Même sur la fin quand elle monte son vrai potentiel elle m’a semblée distante, trop loin pour que le lecteur s’attacher vraiment à elle.
Dimitri, un autre gardien Dhampir de Lissa ne m’a pas du tout emballée. Je l’ai trouvé tout le long du livre coincé et se servant du prétexte de sa mission pour mettre une barrière entre lui et le monde. La mini-romance qu’il partage avec Rose ne l’a pas du tout « humanisé » à mes yeux, et il est resté aussi froid du début à la fin.
Au contraire, j’ai adoré Christian, le dernier représentant d’une autre famille royale, renié par les autres nobles à cause de la trahison de ses parents, transformés volontairement en Strigoï. On découvre avec lui un anti-héros très attachant, à la repartie extraordinaire et qui regarde tout autour de lui. Rien ne résiste à son coup d’oeil aiguisé, et il m’a vraiment plu, peut être par son côté mystérieux et inaccessible.
Du côté des personnages secondaires, Mason, en amoureux timide à été une personnalité que j’ai apprécié par son dévouement et sa gentillesse. J’ai détesté Mia dès les premières crasses qu’elle fait aux deux amies, mais les autres personnages ne m’ont pas touchée, à part Nathalie, qui me semblait isolée et totalement paumée, et la fin que je n’aurai jamais soupçonné n’a fait que me renforcer dans mes convictions.

La mythologie mise en place par l’auteure est claire et bien définie, même si on manque parfois de certaines informations sur les familles royales pour tout bien comprendre.
Les flash-back montrés par Rose quand elle se souvient du passé sont agréablement mis en place, et Richelle Mead à trouvé un excellent moyen de narrer certains passages à la troisième personne du singulier sans quitter le point de vue de Rose, mais sans voir ce qu’elle pense de ce qu’elle voit. Elle utilise pour cela le lien étrange qui lui Lissa a sa gardienne, ce qui permet au lecteur de surprendre plusieurs scènes entre Christian et Lissa dans une chapelle d’église.
Le style est simple et sans chichis, les chapitres s’enchainent aisément et restent courts pour ne pas « bourrer » le lecteur d’un seul coup.

Une belle découverte ! Pile ce qu’il faut d’action pour ne pas s’enliser dans les histoires d’amour ou les complots, des scènes que j’appelle « d’école » ou on voit s’affronter des ennemis, comme Mia/Rose-Lissa ou Ralph/Christian…
En bref, un bon livre à lire si vous avez une minute et que vous voulez découvrir la bit-lit !

Ma note : 15/20

Le Ciel est partout de Jandy Nelson

Un amour brûlant.
Une perte dévastatrice,
Lennie lutte pour trouver sa propre mélodie. 
Alors que Bailey, sa sœur, sa meilleure amie,
vient de mourir, comment continuer?
A-t-elle le droit de plaire, elle aussi?
De désirer Toby? D’être heureuse, sans Bailey?
Et comment ose-t-elle rire encore?
Parfois, il faut tout perdre pour se trouver…

Un hymne à l’amour, à la vie, à la musique, à la nature et à l’écriture!

Mon avis :
Tout simplement un petit bijoux ! Doux et dérangeant, émouvant et dur, ce roman est à lire. Une bulle de fraicheur ouvrant sur un monde loin d’être tout rose, mais qui nous emporte avec lui ! 
Passé près du coup de coeur, il manquait pourtant un petit quelque chose… 

Bailey avait dix-neuf ans. Dix-neuf ans quand elle est morte, foudroyée par un problème cardiaque alors qu’elle répétait la pièce dont elle avait le rôle maitre. Une fin tragique que personne n’aurait pu prévoir. 
Seule désormais pour affronter le monde, sa soeur Lennie est dévastée. Toby, le petit ami de sa défunte Bailey est dans la même situation et leur amour pour cette dernière va les rapprocher étrangement. Sauf qu’ils ne sont pas amoureux. Et puis, il y a Joe… 

Lennie n’est strictement rien sans sa soeur, et elle juge même indigne de vivre alors qu’elle est morte ! Elle m’a touchée, mais pas grâce à ses actes ou à ses paroles, mais grâce à l’horreur de la situation dans laquelle elle se trouve. Sans avoir jamais vécu une pareille chose – Dieu merci – je me suis très facilement identifiée à elle
Toby, le petit ami fou amoureux de Bailey donne vraiment envie de pleurer… surtout quand on apprend ce qui allait se passer pour le couple avant la mort de Bailey, on imagine comme il doit se sentir trahi par la vie, vide. Sa détresse est visible et il ne cherche pas à la cacher, contrairement à Lennie qui se referme sur elle même. 
Mais quand cette dernière rencontre Joe, un jeune homme aux looooongs cils et à la beauté parfaite, musicien comme elle et qui trouve sa technique absolument parfaite, elle perd pied. Est ce juste d’aimer alors que Bailey ne le peut plus ? Et on voit qu’elle se sent coupable de tomber amoureuse, alors que sa soeur vient juste de mourir. Mais Joe est un vrai rayon de soleil dans ce livre, qui sauve Lennie des griffes de la dépressions, pour la laisser y replonger plus loin. Ce qui se passe à la fin entre eux est déchirant à suivre, mais c’est – encore ? Mais j’en ai marre, moi ! – une Happy End. 
La famille atypique de Lennie, style hippie, est totalement décalée et plutôt agréable à suivre. La grand mère folle de fleurs qui prépare des rites étranges et passe ses journées à peindre des femmes vertes fantomatique, l’oncle coureur de jupon, savant fou à ses heures et la mère disparue, partie depuis la naissance de Lennie voir d’autres aventures donnent envie d’en savoir plus sur eux. 

Et c’est là que j’ai eu un grand coup de coeur pour une trouvaille de l’auteure : elle ajoute avant les chapitres des pensées de Lennie, pour la plupart des dialogues avec sa soeur ou des souvenirs d’elles qu’elle écrit sur des gobelets, des morceaux de papier, des feuilles mortes… Et enterre ou laisse filer par terre. 
Le style est fluide et simple, on se sent avec Lennie dans sa tristesse, si profonde qu’elle arrive à nous entrainer. 

Un très beau roman jeunesse, qui fait un peu mal mais aussi beaucoup de bien, et qu’on a envie de lire et de relire plusieurs fois ! Une belle lecture que je ne peux que  conseiller. 

Ma note : 16,5/20

Livre lu dans le cadre du Baby Challenge Jeunesse

Extrait :
“Tout le monde m’a toujours dit que je ressemblais a Bailey, mais c’est faux. J’ai les yeux gris, les siens sont verts, un visage ovale, alors qu’elle l’a en forme de coeur, Je suis plus petite, plus rabougrie, plus pale, plus plate, plus banale, plus fade. Notre seul point commun: nos boucles folles que j’emprisonne en queue-de-cheval et qu’elle laisse cascader en furie autour de sa tête. Je ne chantonne pas dans mon sommeil, ne mange pas les pétales des fleurs, ne cours pas sous la pluie au lieu de m’en abriter. Je ne suis que le modèle débranché, la soeur d’accompagnement, recroquevillée dans un coin de son ombre. les mecs la suivaient partout: ils remplissaient les banquettes du restaurant ou elle était serveuse, s’agglutinaient autour d’elle a la rivière. Un jour, j’ai vu un garçon surgir derrière elle et lui tirer une mèche de ses longs cheveux. je le comprenais – Je ressentais la même chose. Sur les photos de nous, elle regarde toujours vers l’objectif et moi, vers elle.”

Le combat d’Hiver de Jean Claude Mourlevat

Le combat d’hiver est celui de quatre adolescents, évadés de leur orphelinat-prison, pour reprendre la lutte perdue par leurs parents, quinze ans plus tôt. 
Ont-ils la moindre chance d’échapper aux terribles « hommes-chiens » lancés à leur poursuite dans les montagnes glacées? Pourront-ils compter sur l’aide généreuse du « peuple-cheval »? Survivront-ils à la barbarie des jeux du cirque réinventés par la Phalange?
Leur combat, hymne grandiose au courage et à la liberté, est de ceux qu’on dit perdus d’avance. Et pourtant.

Mon avis :
Décidément, après Terrienne qui fut un coup de coeur pour presque tous ses lecteurs et une déception pour moi, voici que je récidive avec Le combat d’Hiver ! Une grosse déception encore une fois… 

Milos, Bartolomeo, Helen et Milena vivent dans deux orphelinats disctincts, l’un pour les filles, l’autres pour les garçons. Et la seule raison de leur présence dans ces centres à la limite de la prison est la trahison de leurs parents contre la Phalange, qui dirige le monde, quelques quinze ans plus tôt. 
Mais quand ils se rencontrent, l’envie de liberté et l’amour leur donneront des ailes. L’aire de la révolte est revenue. 
Pour moi, comme dans Terrienne, les personnages n’étaient pas assez fouillés pour faire vrai : leurs sentiments sont très peu montrés, parfois inexistants… Dès qu’ils se rencontrent, Helen et Milos tombent irrémédiablement amoureux, sans s’embrasser, sans se parler, juste avec une lettre. Qu’en passant, Helen ouvre avant celle de Milena, qui est tout de même sensée être sa meilleure amie depuis plus de dix ans, elle même échappée avec son amour vu cinq minutes dans sa vie, Batolomeo.
La narratrice principale, Helen, est dépourvue d’émotions, je l’ai trouvée sans saveur et indifférente à tout. Même quand son petit-ami est arrêté, la cuisse fracassé par une lame de couteau, pour se battre à mort on ne ressent pas bien tous ses sentiments.
Milos, son amoureux m’a plus convaincu à la fin, dans les camps de gladiateurs qu’au début pendant ses « aventures » que j’ai trouvées beaucoup trop simples et finalement peu utiles à l’histoire générale. 
Milena et Bartolomeo sont instrumentalisés par Mr Jahn, qui leur dit simplement de chanter en public pour faire renaitre la révolte ou de parler avec un homme-cheval pour que son peuple se rallie à cette même cause. On ne voit pas les débuts de leur idylle ni leur évasion. 

Comme dans Terrienne, le style m’a vraiment dérangé sans que je sache pourquoi… Je me sentait totalement étrangère au récit, j’avais l’impression d’avoir raté le train pour entrer totalement dans l’univers. Même la fin, concernant Milos ne m’a pas du tout émue ! 
SPOILER
J’avais l’impression que l’auteur l’avait tué juste par « promotion », pour faire couler quelques larmes du côté des lecteurs mais sans vrai but : ça n’aidait pas particulièrement le récit. 
FIN DE SPOILER

Encore une fois déçue par les personnages et l’intrigue d’un roman de J-C Mourlevat, les ados trop indifférents et l’histoire trop simplement résolue à mon goût.

Ma note : 11/20

Livre lu dans le cadre du Baby Challenge Livraddict Science-fiction

La Déclaration, tome 1 : l’histoire d’Anna de Gemma Malley

Angleterre, 2140.
Les adultes peuvent choisir de ne plus mourir s’ils renoncent à faire des enfants. Anna vit depuis presque toujours au Foyer de Grange Hall un pensionnat pour les Surplus, des enfants qui n’auraient pas dû naître, des enfants dont les parents ont défié la loi en les mettant au monde. Anna n’a plus de parents désormais. Confinée dans l’enceinte du pensionnat, elle travaille très dur, pour effacer leur faute.
Anna a tout oublié de son passé. Jusqu’au jour où arrive un jeune garçon qui semble la connaître. Mais qui est ce Peter ? Pourquoi ne la laisse-t-il pas tranquille ? Et pourquoi elle, Anna, se sent-elle soudain si troublée ?

Mon avis :
Moyennement enthousiasmée par ce livre que j’attendais avec impatience, j’ai tout de même passé un bon moment, mais une mini-déception quand même.

En 2140, un remède permettant de régénérer les cellules humaines et donc d’empêcher la mort des personnes qui s’engagent à signer la Déclaration. Cette Déclaration engage ses signataires à ne plus avoir d’enfants afin de ne pas surpeupler la Terre
S’ils transgressent cette règle essentielle, ils sont envoyés en prison et leurs enfants dans des centres, des orphelinats sordides où ils sont maltraités. Ils deviennent alors dès leur naissance des Surplus qui ne vivent plus que pour servir et s’oublier. 
Mais alors Anna rencontre Peter, un surplus de son âge qui arrive dans son orphelinat, qui prétend connaitre ses parents et être venu ici pour elle, rien en va plus et elle se rend compte qu’elle a autant de légitimité que les autres, les Légaux à une vie dans le bonheur…

Je me suis attachée à Anna, mais elle m’a beaucoup énervée sur le début : obéissante, d’accord avec tout ce qu’on lui rabâche toute la journée… Elle a été élevée ainsi, on le sait, mais il faut quand même avoir un peu d’amour propre et de confiance en soi ! Anna est un parfait produit de la disgrâce des Surplus, prête à tout pour un peu de considération, et le fameux passage de simple Surplus à Bon Élément. Elle est persuadée de ne rien valoir, d’encombrer inutilement la Terre. Les passages où elle m’a semblé le plus humaine, la plus égoïste sont été ceux de son journal intime où elle livre sa vie et surtout ses sentiments, sans se soucier d’être un Surplus qui ne devrait pas exister. Mais il m’a semblé qu’elle oubliait bien cite treize ans de lavage de cerveau à l’orphelinat dès qu’elle rencontre Peter. 
Peter, lui ne m’a d’abord pas convaincue. Sa façon d’aborder Anna est un peu brutale au début, et on se demande sans cesse pourquoi il tient tant à elle. 
Leur amour est agréable à suivre, mais si dépourvu de consistance qu’à certains moments on se demande si notre esprit ne nous joue pas des tours et si en faits ils ne sont pas juste amis… Ils ne s’embrassent pas, ne se parlent pas énormément, n’ont pas de gestes tendres… Et l’amour dans tout ça ? 
Sheila m’a beaucoup déplue, parce qu’elle se croit hautement supérieur aux autres. De plus, ce qu’elle fait à Anna dans la deuxième partie du roman m’a absolument déplu (à qui est ce que ça ne déplairait pas ?) : elles étaient censées être amies ! 

Pendant ma lecture, les dialogues m’ont dérangés. Ils n’étaient pas vraiment poussés. Les « Tu dois me suivre » « Non je ne peux pas » « Tes parents t’aiment » « Non, je ne suis qu’un Surplus » pendant tout le livre… Moyen. 

Loin d’être un coup de coeur, à cause de l’improbabilité du brusque changement de caractère d’Anna et de quelques longueurs au début (pendant soixante page l’auteure nous raconte sans cesse qu’Anna ne cesse de se déprécier : oui, on a comprit !), j’ai passé un moment plutôt agréable avec ce livre

Ma note : 14/20

Les Âmes Croisées de Pierre Bottero

« Qui veux-tu être, Nawel ? Qui veux-tu vraiment être ? »
Elle le savait désormais.
– Je me nomme Nawel Hélianthas…
Un voeu, un simple choix possédait-il le pouvoir d’orienter une existence entière ? 
– Je sollicite le droit et l’honneur de revêtir…
Un mot, un unique mot pouvait-il devenir une clef ?

Mon avis :
Pour du Bottero, ça m’a beaucoup déçue. Après l’apogée du Pacte des Marchombres, une brusque descente aux Enfers avec Les Âmes Croisées m’a vraiment étonné. Je n’ai trouvé ce roman ni mauvais ni bon. Juste médiocre, et c’est ça qui m’énerve. 

Nawel Hélianthas, une riche Perle, la catégorie supérieure de la pyramide sociale, est une jeune Aspirante sur le point de prononcer ses voeux. Des amis, une famille parfaite, un certain talent pour les études. Elle Reve de revêtir la Robe de Mage et de devenir une femme influente dans la société des Jurilans, comme sa mère.
Mais, lors d’une visite dans la ville Cendre, elle ordonne qu’on fouette une jeune femme et tue par erreur cette dernière et son tout jeune bébé, tout bascule… Jusqu’à changer toute son opinion des Robes et de la société dans laquelle elle vit. Manipulations et faux-semblants s’enchainent jusqu’à la fameuse Cérémonie du Choix, celle qui changera jusqu’à la dernière certitude de Nawel…

Nawel m’a vraiment exaspérée, même quand on se rend compte que sa personnalité change du tout au tout. D’égoiste et hautaine, elle devient humaine et épanouie, mais ce virement de bord ne m’a pas du tout touché. Alors que dans la série Elana l’héroïne n’a pas vraiment besoin de devenir une aventurière puisqu’elle en est en quelque sorte déjà une, Nawel a besoin de tout apprendre, et ça m’a vraiment énervé.
Ses amis Ergaïl et Philla ne m’ont absolument pas touchée. Leur histoire d’amour m’a parue fade et faussée, et le fait qu’Ergaïl participe aux manipulations autour du trône et veuille berner Nawel m’a définitivement éloignée de lui.
Les autres personnages Armures ne m’ont fait ni chaud ni froid, excepté la vieille Armure qui m’a fait rire plusieurs fois. On pourrait croire à une idyle entre Lyiam et Nawel, mais finalement non. Alors, je sais que je suis difficile, mais cette fois ça manquait de sentiments !

Toujours dans le style Bottero, j’ai trouvé ce livre moins mature que la série Elana (oui, je sais, beaucoup de comparaison avec cette trilogie mais je l’avait vraiment adorée !) mais tout à fait lisible. Peut être moins de jolies phrases philosophiques, d’adjectifs isolés pour souligner les personnages…

J’ai déjà lu des Bottero mieux, mais cela reste un bon livre pour se détendre. Par contre, on ne peut pas imaginer qu’il n’y ai pas de second tome, et on brûle de connaitre la suite, car il est certain qu’un livre ne peut pas se terminer comme ça. L’univers se croise à plusieurs moments avec celui de Natan et Shaé dans L’Autre et on peut penser que les héros se seraient rencontrés, mais on ne le saura malheureusement jamais.. Dommage.
Par contre, gros moins pour moi, dès le moment où Nawel entre en connexion avec son Armure, le récit prend une tournure science-fiction qui m’a déplu, loin de l’univers poétique auquel on est habitué par cet auteur.

Ma note : 14/20

La chasse aux Sorciers de Diana Wynne Jones

Que se passe-t-il exactement au collège de Larwood ? Certains prétendent qu’un sorcier se cache parmi les élèves, et les événements étranges qui se succèdent semblent leur donner raison. Les professeurs redoutent l’arrivée d’un inquisiteur qui condamnera le coupable au bûcher… C’est alors qu’apparaît Chrestomanci l’enchanteur, mystérieux personnage venu d’un autre monde !

Mon avis :
Diana Wynne Jones semble apprécier d’écrire des histoires reposant sur un même personnage : Chrestomanci mais dans un monde totalement différent. J’avais lu Ma soeur est une Sorcière il y a longtemps, et je m’attendait à retrouver Chat et Janet. Mais pas du tout ! Au lieu de cela, on se retrouve dans un monde moderne où on rencontre Charles et Nan, deux internes à la vie bouleversée par un même événement…

Après Ma Soeur est une Sorcière dans un monde du dix huitième siècle, la Chasse aux Sorciers nous plonge dans un monde presque semblable au notre, à une seule exception : sorciers comme sorcières sont recherchés par l‘Inquisition pour être brûlés…
Alors quand un mot anonyme informe un professeur de la seconde Y que l’un de ses élèves est un sorcier, et qu’il le révèle à toute la classe, la suspicion rode partout. Chacun soupçonne tout le monde de posséder des pouvoirs magiques sans aucune preuve.
Mais vite la peur des sorciers reprends le dessus dans la classe et on se rend compte qu’il ne faut pas chercher qui a des pouvoirs magiques, mais surtout qui n’en a pas !

Le côté positif de ce livre, d’après moi, c’est la palette de personnalité : on explore presque chaque caractère des élèves, mais tourne autour de deux principaux,Nan et Charles. On distingue vite les différents partis. Theresa et Simons, les fayots méchants, Brian le fils d’un professeur souffre douleur de la classe, Dan la brute, Nirupam, Charles et Nam en gentils… C’est la première fois que je lis un livre qui tourne autour de toute une classe.
 Chacun des personnages principaux se révèle avoir plusieurs talents propres et on ne sait plus où donner de la tête. Mais alors que tous les élèves, et particulier Theresa (qui est, entre parenthèses détestables) s’acharnent contre Nam qu’ils suspèctent plus que fortement, d’autres sorciers sèment une zizanie folle dans la classe, contrant les plans des autres sorciers, s’alliant… Une vraie partie d’échec, dont l’enjeu est de ne pas finir sur le bûcher !

Toujours une oeuvre emprunte de la formidable écriture de Diana Wynne Jones, très agréable à parcourir. Sa plume peint des personnages drôles et excentriques et accentue leurs défauts avec tout l’humour qui lui est propre. 

Conquise sans être pour autant très enthousiasmée, ce livre reste cependant un excellent moyen de passer un bon moment, bercé par quelques rires et aux rythme d’un monde un peu étrange auquel on regrette et on est à la fois content de ne pas appartenir ! 

Ma note : 15

Chroniques de la fin du Monde, tome 1 : au Commencement de Susan Beth Pfeffer

 Enfin c’est le grand soir : l’astéroïde dont tout le monde parle va percuter la Lune ! Familles, voisins, amis, tous se rassemblent pour observer le phénomène. Mais les choses ne se passent pas comme prévu. L’impact a été si violent que la Lune a dévié de son orbite et s’est rapprochée de la Terre. Peu à peu tout se dérègle… L’électricité puis l’eau sont coupées et les vivres commencent à manquer. Miranda et sa famille vont devoir accepter que la vie telle qu’ils la connaissaient a disparu à jamais.

Mon avis :
Malgré tous les avis positifs que j’ai pu lire et entendu sur ce livre, je n’ai pas vraiment accroché. Le genre post-apocalyptique n’a jamais été ma tasse de thé et ce n’est pas cet ouvrage qui m’a fait changer d’avis. 
Décidément en ce moment, entre coups de coeur et déceptions, je suis gâtée ! 

Alors que la Lune dérive de son orbite, elle se rapproche trop de la Terre, et dérègle les marées, les volcans et surtout la vie de sept milliards d’humain. Rien ne va plus, et c’est maintenant chacun pour sa peau…

J’ai trouvé les personnages pour la plupart ternes et sans caractère. Megan, l’une des deux meilleures amies de Miranda, l’héroïne à une réaction plus qu’étrange : elle se réfugie dans la religion. Depuis la mort de l’une de leur amie commune, emportée par une longue et douloureuse maladie, Megan prie en permanence et s’éloigne peu à peu de Miranda et du monde extérieur. Sa réaction est tout a fait étonnante : elle refuse de s’alimenter brutalement dans le but… de mourir et rejoindre son Dieu. 
Miranda ne sort presque plus, ne fait que s’occuper des taches ménagère, et son caractère ne m’a pas marqué, même si on se rend compte qu’elle évolue au fur et à mesure du livre. Elle m’a même parfois franchement agacée dans ses crises d’égoïsme où on a l’impression qu’elle est la seule à souffrir et que le reste du monde se porte bien. Le reste de sa famille non plus n’est pas frappante de personnalité et se fond dans la masse. 

Le genre journal intime ne m’a pas emballée non plus et la répétition des scènes du quotidien m’ont souvent ennuyée. Il y a peu d’action, et elle est condensée au début de la crise et à la fin du livre. 
J’ai trouvé vraiment bien décrites la réaction des humains terrorisés : vandalisme, suicides, pillages dans les grands magasins pour trouver de la nourriture, frayeurs collectives… La panique est à son point culminant et en pensant comment le monde aurait réagir, je n’imagine pas d’autre hypothèse que cette hystérie communicative et cette inaction des forces de l’ordre. 

Décidément déçue par ce livre que je trouve très moyen, sans rien qui le distingue

Ma note : 12,5/20

Livre lu dans le cadre du Baby Challenge Jeunesse.