Archives de Catégorie: Fantasy

L’Assassin Royal, I : L’apprenti Assassin de Robin Hobb

Au royaume des six Duchés, le prince Chevalerie, de la famille régnante des Loinvoyant – par tradition, le nom des seigneurs doit modeler leur caractère – décide de renoncer à son ambition de devenir roi-servant en apprenant l’existence de Fitz, son fils illégitime. Le jeune bâtard grandit à Castelcerf, sous l’égide du maître d’écurie Burrich. Mais le roi Subtil impose bientôt que Fitz reçoive, malgré sa condition, une éducation princière. L’enfant découvrira vite que le véritable dessein du monarque n’est autre que faire de lui un assassin royal. Et tandis que les attaques des pirates rouges mettent en péril la contrée, Fitz va constater à chaque instant que sa vie ne tient qu’à un fil : celui de sa lame…

Mon avis :
Encore divisée… Je me suis beaucoup ennuyée à certaines parties de l’histoire, notamment celles d’apprentissage alors que certains moments m’ont emmenée avec eux ; et j’ai mis beaucoup de temps à lire ce livre, presque deux semaines ! Un record de longévité. D’ailleurs, même pour ecrire ma chronique, j’ai été longue ! Surtout pour une resultat aussi moyen que celui ci… 
En entamant ce livre, je savais que je m’attaquais à une montagne de la fantasy, et je n’en sort pas convaincue

Fitz est un bâtard, le fils né hors-mariage du prince Chevalerie. A la cours où il arrive à l’âge de six ans, il est le plus souvent rejeté, alors que son père se retire du pouvoir afin d’effacer la honte qui pèse sur lui. Recueilli par un maitre d’écurie, il rencontre un mystérieux homme, qui lui enseigne l’art du meurtre
Entre complots politiques, intrigues mortelles et enseignements étranges, la vie de Fitz à la cours s’annonce plus que mouvementée…

Les personnages ne m’ont pas du tout emportée : ils sont trop effacés, ou trop désagréables, ou encore trop… Je ne sais pas. Conclusion : je ne retiens aucun des personnages. Même Fitz m’a semblé un peu étrange. 
En un mot : je n’ai pas accroché
Le gros moins de ce livre est donc incontestablement pour moi le manque de caractère des personnages ; ils laissent un vide dans le roman que le lecteur est libre de combler, mais cela reste imparfait. J’aurai préféré que Robin Hoob leur confère des traits de personnalité particulier et même exagérés, quitte parfois à tomber dans la caricature, plutôt que de les laisser planter là comme de vulgaire pantins, sans âme ni coeur. 

Malgré quelques difficultés à m’adapter à la plume de Robin Hobb, je suis finalement tombée sous son charme. Les phrases longues et bien construites, et le vocabulaire un peu vieilli associé à une parfaite maitrise de la langue m’ont beaucoup plu.

Donc en bref, séduite mais pas totalement convaincue. Ma chronique montre d’ailleurs mon indécision ! J’ai eut beaucoup de mal à l’écrire (j’ai pris presque deux mois à le faire !) et elle est très courte par rapport à celles que j’écris d’habitude. Si je tombe sur le second tome de cette saga, il y a de grandes chances que je le lise, pour voir la suite.

Ma note : 15/20

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L’Héritage, tome 4 de Chritopher Paolini

Couverture L'Héritage, tome 4

Il n’y a pas très longtemps, Eragon, le tueur d’Ombres, dragonnier, n’était qu’un pauvre garçon de ferme, et son dragon, Saphira, seulement une pierre bleue dans la forêt. Maintenant, le destin d’un peuple entier repose sur leurs épaules.
De longs mois d’entraînements et de batailles ont rapporté des nombreuses victoires et de l’espoir, mais ils ont causé aussi des pertes déchirantes. Et puis, la réelle bataille n’a pas encore eu lieu : ils doivent affonter Galbatorix. Quand ils le ferront, ils devront être assez fort pour le vaincre. Et s’ils ne le peuvent pas, personne ne le pourra. Il n’y aura pas de seconde chance.
Le dragonnier et son dragon sont allés plus loin que personne n’aurait pu l’espèrer. Mais peuvent-ils renverser le roi maudit et restaurer la justice en Alagaësia ? Et dans ce cas, quel en sera le prix ?

Mon avis :
L’Héritage n’a jamais été ma série préférée, mais j’ai adoré ce dernier tome, que j’ai trouvé parfaitement dosé : amitié, aventure, complots, politique, combats et MÊME un peu d’amour ! J’étais sidérée quand je m’en suis aperçue : dans ce monde froid et avec peu de sentiments, Christopher Paolini a réussi à instiller de l’amour dans l’univers d’Eragon, ce qu’il s’était refusé à faire dans les trois premiers tomes. Seul petit bémol, qui n’en ai pas vraiment un : les chapitres sur Nasuada étaient tellement passionnants que j’ai sauté ceux consacrés à Eragon… 

La première question qu’on se pose en voyant la couverture : mais de quel dragon voit on la tête, et surtout qui est son dragonnier ? Mais malheureusement, je ne peux vous le dire sous peine de vous poiler. Un petit indice ? D’accord : c’est un personnage de la série que l’on connait déjà… Une idée ? 

Dans ce tome j’ai adoré Nasuada, qui s’est imposée comme mon personnage préféré : quand on sait ce qu’elle traverse, je l’ai trouvée incroyablement courageuse. Elle refuse de révéler les secrets des Vardens, et suivre son évolution sous la torture a incontestablement été la chose que j’ai préféré dans le roman. Si dans les derniers tomes elle était stricte et sévère, dans son rôle de chef, Nasuada est dans celui ci une femme soumises aux pires horreurs qui continue à dresser fièrement la tête, sans devoir jouer un personnage. On découvre sa personnalité.
La relation… spéciale qu’elle entretient avec Murtagh, même si je n’ai pas tout comprit à leur petit jeu ressemblait à de l’amour ! Ou en tout cas à de l’affection. J’ai adoré lire les passages où ils sont tous les deux, cars je redécouvrais alors le Murthag du premier tome. Mais sa réaction finale m’a beaucoup déplu. 
Du côté d’Eragon, je reste sur ma faim : pleins de qualités, oui… Mais aussi beaucoup de défauts. J’ai eut, tout au long des quatres tomes, du mal à le cerner, et décidément je ne l’aime pas tellement. Saphira non plus d’ailleurs, car je n’arrive pas à comprendre sa logique de dragon. Elle est légèrement orgueilleuse et je n’ai pas apprécié les passages où elle était narratrice, car elle utilise des périphrases parfois longues pour designer des choses simples. 
Les autres personnages, comme Glaedr (trop prétentieux), ou encore Roran (depuis le début il me déplait !) ne m’ont pas emportée avec eux, au contraire de certains, comme Elva ou Angela. 
On pourrait écrire des pages sur Angela, et je maudit à jamais l’auteur de ne pas l’avoir fait. Elle est tellement mystérieuse ! Quelle sadique, ce Christopher Paolini… Les passages avec Angela sont tout simplement fascinant et je me rappelle les avoir lu à toute vitesse pour saisir quelques brides de son passé. Et des brides, on en a ! Mais tellement intéressantes qu’on brûle de tout connaitre d’Angela ! J’adorerai un livre sur ce personnage, mais je doute fortement que cela se réalise…

Du côté de l’écriture, toujours pas de problème, elle reste fluide dans l’ensemble, malgré quelques longueurs occasionnelles. J’ai trouvé excellemment bien écrit le passage où Nasuada baigne dans ses illusions, du point de vue du vocabulaire très précis
Une plume toujours agréable rythme cet ultime tome. On sent bien l’évolution depuis le premier libre : des phrases plus posées et un peu plus axées sur la description, plus de qualificatifs… C’est un bilan très positif. Jolie écriture ! 

Un bémol pour moi cependant j’ai trouvé que SPOIL la découverte d’oeufs de dragon cassait un peu le mythe d’Eragon et Saphira. C’est un peu compliqué à expliquer, mais du coup, ils n’étaient plus seuls et c’était… différent. Ça m’énerve, je n’arrive pas à exprimer mon ressenti ! FIN DE SPOIL

Au final, ça ne me dérange pas que L’Heritage soit fini. Je n’étais même pas emballée pour cette lecture quand j’ai ouvert le livre, et jusqu’aux cent premières pages j’ai songé à arrêter. Mais j’ai continué, et si je trouve étrange et déstabilisante la fin, le combat final (ô combien attendu), les alliés très intéressant et surtout la partie « Nasuada » ont remonté positivement ce livre. Pour finir en petit coup de coeur, comme quoi !

Ma note : 16,5/20

 

Bilbo le Hobbit de J.R.R Tolkien

Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible qui n’aime pas être dérangé quand il est à table. Mais un jour, sa tranquillité est troublée par la venue d’un magicien nommé Gandalf, et de treize nains barbus qui n’ont qu’une idée en tête : récupérer le trésor de leurs ancêtres, volé par Smaug le dragon sur la Montagne Solitaire. Suite à un malentendu, Bilbo se retrouve malgré lui entraîné dans cette périlleuse expédition.

 Mon avis :
Après avoir découvert avec joie le monde de Tolkien dans le Seigneur des Anneaux, j’ai bien aimé recommencer avec Bilbo. Peu présent à mon goût dans l’oeuvre majeure de l’auteur, on redécouvre Bilbo sous un autre jour, plus dynamique et jeune

Bilbo est un jeune Hobbit sans histoire qui ne rêve que d’une chose : vivre dans le calme et la tranquillité jusqu’à la fin de ses jours. Mais ce projet est contrecarré lorqu’il rencontre sur le pas de sa porte Gandalf le Magicien avec qui il entretient une étrange discussion. 
Et le lendemain, alors qu’il attendait ce dernier pour le thé, il voit arriver à sa place treize nains barbus et bourrus qui vident son garde manger et commencent à lui parler dragon, trésor et vengeance… Et surtout, cerise sur le gâteau pour le pauvre Hobbit, il va devoir partir avec eux et devenir cambrioleur…

Bilbo jeune et courageux, prêt à tout pour sauver ses amis… Dificile à imaginer ? Pas du tout ! Avant le Seigneur des Anneaux, Bilbo a eut une vie, et pas n’importe laquelle ! Il est attachant dès le début, alors qu’on imagine bien que son caractère casanier et son habitude du confort vont être mis à rude épreuve. 
Les nains, eux m’ont vraiment énervé, à l’exception de Kili, Dili, Balïn et Bombur. Ils remettent tout sur le dos de Bilbo qui ne fait que les sauver au périple de sa vie et se plaignent de lui alors qu’ils louent son courage quand ils ont besoin de son aide ! De plus, l’attitude de Thorïn à la fin du livre m’a déçue
Retrouver un personnage comme Gandalf le Magicien Gris m’a fait un effet bizarre. Mais même s’il abandonne Bilbo et les nains en route, il m’a encore bien plu ! 
Gollum est tout simplement génial ! Rien que sa manière de s’appeler « mon trésor » me fait éclater de rire à chaque fois ! 

Toujours cette écriture agréable de Tolkien, sans les pages de généalogie du SDA qui alourdissaient le récit. Peut être encore un peu trop de description à mon goût, mais ce livre est bien plus abordable que l’oeuvre précédemment citée ! Quelques longueurs peut être pour moi, mais Tolkien est et reste un vrai dieu ! 
Le style est ponctué de petites explications amusantes mais un pe agaçante avec les pages. 

Plus accessible que Le seigneur des Anneaux, Bilbo nous emmène dans son monde. Mais gros point négatif pour moi : l’aspect « scennettes » en lesquels est divisé la première partie du roman, sans vraiment de liaison entre les chapitres

Ma note : 14,5/20

Livre lu dans le cadre du Baby Challenge Fantasy

Les Âmes Croisées de Pierre Bottero

« Qui veux-tu être, Nawel ? Qui veux-tu vraiment être ? »
Elle le savait désormais.
– Je me nomme Nawel Hélianthas…
Un voeu, un simple choix possédait-il le pouvoir d’orienter une existence entière ? 
– Je sollicite le droit et l’honneur de revêtir…
Un mot, un unique mot pouvait-il devenir une clef ?

Mon avis :
Pour du Bottero, ça m’a beaucoup déçue. Après l’apogée du Pacte des Marchombres, une brusque descente aux Enfers avec Les Âmes Croisées m’a vraiment étonné. Je n’ai trouvé ce roman ni mauvais ni bon. Juste médiocre, et c’est ça qui m’énerve. 

Nawel Hélianthas, une riche Perle, la catégorie supérieure de la pyramide sociale, est une jeune Aspirante sur le point de prononcer ses voeux. Des amis, une famille parfaite, un certain talent pour les études. Elle Reve de revêtir la Robe de Mage et de devenir une femme influente dans la société des Jurilans, comme sa mère.
Mais, lors d’une visite dans la ville Cendre, elle ordonne qu’on fouette une jeune femme et tue par erreur cette dernière et son tout jeune bébé, tout bascule… Jusqu’à changer toute son opinion des Robes et de la société dans laquelle elle vit. Manipulations et faux-semblants s’enchainent jusqu’à la fameuse Cérémonie du Choix, celle qui changera jusqu’à la dernière certitude de Nawel…

Nawel m’a vraiment exaspérée, même quand on se rend compte que sa personnalité change du tout au tout. D’égoiste et hautaine, elle devient humaine et épanouie, mais ce virement de bord ne m’a pas du tout touché. Alors que dans la série Elana l’héroïne n’a pas vraiment besoin de devenir une aventurière puisqu’elle en est en quelque sorte déjà une, Nawel a besoin de tout apprendre, et ça m’a vraiment énervé.
Ses amis Ergaïl et Philla ne m’ont absolument pas touchée. Leur histoire d’amour m’a parue fade et faussée, et le fait qu’Ergaïl participe aux manipulations autour du trône et veuille berner Nawel m’a définitivement éloignée de lui.
Les autres personnages Armures ne m’ont fait ni chaud ni froid, excepté la vieille Armure qui m’a fait rire plusieurs fois. On pourrait croire à une idyle entre Lyiam et Nawel, mais finalement non. Alors, je sais que je suis difficile, mais cette fois ça manquait de sentiments !

Toujours dans le style Bottero, j’ai trouvé ce livre moins mature que la série Elana (oui, je sais, beaucoup de comparaison avec cette trilogie mais je l’avait vraiment adorée !) mais tout à fait lisible. Peut être moins de jolies phrases philosophiques, d’adjectifs isolés pour souligner les personnages…

J’ai déjà lu des Bottero mieux, mais cela reste un bon livre pour se détendre. Par contre, on ne peut pas imaginer qu’il n’y ai pas de second tome, et on brûle de connaitre la suite, car il est certain qu’un livre ne peut pas se terminer comme ça. L’univers se croise à plusieurs moments avec celui de Natan et Shaé dans L’Autre et on peut penser que les héros se seraient rencontrés, mais on ne le saura malheureusement jamais.. Dommage.
Par contre, gros moins pour moi, dès le moment où Nawel entre en connexion avec son Armure, le récit prend une tournure science-fiction qui m’a déplu, loin de l’univers poétique auquel on est habitué par cet auteur.

Ma note : 14/20

Légendes du Monde Emergé, livre I de Licia Troisi

Une jeune fille se réveille dans un pays inconnu, sans même se souvenir de son nom. Amhal, apprenti chevalier du Dragon, va l’accompagner dans un long voyage à la recherche de son identité et il lui donnera un prénom : Adhara. Alors que la jeune fille retourne dans le passé pour découvrir qui elle est, Amhal doit fuir le sien pour sauver son âme. Car le destin d’Adhara est lié aux forces occultes qui tentent d’entraîner à nouveau le Monde Émergé dans l’obscurité – une guerre où la mort ne sera pas semée par l’épée, mais par une terrible peste noire…

Mon avis : Un nouveau coup de coeur pour ce livre plein de magie ! L’écriture agréable de l’auteure nous emmène dans le Monde Emergé, où une fille sans aucun souvenirs rencontre un jeune homme Chevalier du Dragon, Amhal qui lui donnera son nom : Adhara. On assiste lentement à la découverte de la vie par les yeux de la jeune fille. L’amour qui se forme entre Amhal et elle est très agréable à suivre, même pour moi qui n’aime pas particulièrement les amours contrariés. Je dois l’avouer, j’ai pleuré à un certain moment (mais il était six heures du matin et ça fesait quatre heures que je lisais non-stop…) tellement l’impossibilité de l’amour entre Adhara et Amhal va s’avérer profonde. Sans avoir lu un seul tome des Chroniques du Monde Emergé ou des Guerres du Monde Emergé, que je compte lire bientôt d’ailleurs, j’ai parfaitement compris l’histoire. Elle est tout à fait disctincte des autres et même s’il y a quelques allusions à Nihal et aux héros des Chroniques, cette trilogie se passe 100 ans plus tard. 
J’ai adoré Adhara. Elle sait se battre, lire l’elfique, et possède d’etonantes capacités qui lui viennent de sa vie d’avant. Son amour pour Amhal est si profond qu’elle ne peut se passer de lui et qu’elle risque de se morfondre dans la tristesse sans lui. Quand le côté destructeur de ce dernier reprendra le dessus, elle restera malgré le danger avec lui pour le raisonner. 
Je n’ai d’ailleurs pas trop aimé Ahmal justement parce qu’il n’écoute pas les conseils d’Adhara. San, que j’ai encore plus détesté (mais c’est voulu par l’histoire) l’entraine dans un tourbillon déchainé alors qu’au début de l’histoire il n’est qu’un garçon un peu perdu. 
Le prologue m’a quand même fait peu peur à cause de son côté « thriller » (oui, bah… c’est mon avis !), et ce qui allait arriver pour Adhara, puisqu’on devine aisément ce qu’elle est vraiment. 

Ma note : 17/20

Les Chevaliers d’Emeraude, tome 1 : Le Feu dans le Ciel de Anne Robillard

L’Empereur Noir, Amecareth, a levé ses armées monstrueuses pour envahir les royaumes du continent d’Enkidiev. Bientôt, la terre de Shola subit les attaques féroces des sinistres dragons et des impitoyables hommes-insectes. Pourquoi les troupes d’Amecareth reviennent-elles sur le continent après des siècles de paix, mettant à feu et à sang le royaume glacé de Shola ? Les sept Chevaliers d’Émeraude – six hommes et une femme – sont les seuls à pouvoir percer ce mystère, inverser le destin et repousser les forces du Mal. Ils devront pour cela accomplir l’étrange prophétie qui lie Kira, une petite fille de deux ans, au sort du monde.

Mon avis :
En ce moment, j’ai beaucoup entendu parler d’Anne Robillard et j’ai décidé d’entamer sa série phare, les Chevaliers d’Emeraude. Sans être enthousiasmée par l’histoire, j’ai passé un bon moment. 

I – L’histoire
L’action a, selon moi, un gros défaut. Les Chevaliers étant au nombre de sept au début du livre, cela permet à l’auteure de, lorsqu’elle les fait partir, les suivre un à un. Mais ça devient vite lassant de voir chaque Chevalier répéter la même chose à chaque souverain, même si chacun des rois à un mode de vie et une réaction différente.  

II – Les personnages
Au niveau des personnages, en dehors de Kira, que je trouve parfaitement adorable et de surcroit très intéressante au niveau de son histoire et des énigmes qui l’entourent, tellement qu’on veut toujours en savoir plus sur elle, les personnages, leurs relations et leurs caractère sont si peu développés qu’aucun ne parvient à réellement marquer l’esprit. Jasson m’a bien plus, mais il est trop peu présent pour devenir un personnage préféré. Mais les autres Chevaliers se doivent tellement d’être parfait qu’ils en deviennent profondément ennuyeux. Wellan, qui a le malheur d’être le personnage le plus creusé, n’a suscité en moi qu’une aversion assez extraordinaire malgré la quasi-obsession de l’auteure à lui donner les pires défauts du monde, comme pour l’humaniser et qu’on se sente plus proche de lui, mais il garde une image de « héros parfait » avec toutes les qualités du monde qui nous éloigne trop de lui pour s’y attacher. L’histoire d’amour qu’il vit avec une morte -chacun son truc, moi c’est les blonds, lui les fantômes !- prends une bonne partie de l’histoire et ne sert pas ce premier tome. 

III – L’écriture
L’écriture est simple, mais certains mots familiers s’incrustent dans le récit. Les adjectifs grandiloques reviennent souvent. Et au bout de cent pages, on a envie de dire à Anne Robillard qu’on a comprit que son héros est le plus fort, le plus beau, le plus intelligent des hommes ! Pas la peine de le réecrire toutes les trois lignes ! 
Ce que je n’ai pas aimé, ce sont certains noms. Wellan, Bridgess ou Swan sont des noms typiques de la fantasy, mais le prénom de la seule femme chevalier m’a fait tiquer à chaque fois que je le lisais. Chloé ? Ce paralèle entre notre réalité et cet univers Fantastique est un peu dérangeant. Ceux des royaumes aussi sont étranges : Beryl, Perle, Cristal, Emeraude, Rubis… Ou est la magie dans les pierres précieuses ? 

IV – Ma conclusion
La fin me parait une véritable escroquerie. On amène tout le livre à la servir, et après un bref combat d’a peine trois pages, l’histoire s’arrête brusquement…
En conclusion, un moment sympathique mais pas exceptionnel. Lire la suite ? Pourquoi pas si je la trouve, mais ce ne sera pas une priorité. 

Les plus :
– Un univers intéressant.

Les moins :
– Un style moyen et des répétions constantes
– Des personnages peu attachants -à l’exception de Kira –
– Une quête inutile
– Une fin décevante.

Ma note : 15/20

Eona et le collier des Dieux d’Alison Goodman

Vous êtes la femme la plus puissante de l’Empire, Eona.

Eon est devenu Eona, l’Oeil du dragon Miroir. Son nouveau pouvoir représente l’unique espoir de la Résistance. Mais saura t-elle maitriser sa force dévastatrice ? Dans l’ardeur de la lutte pour le contrôle de l’empire, entre son coeur et son devoir, quel choix fera Eona ?

Mon avis :
Contrairement à ce que je pensais, Eona a un vrai côté obscur, comme tous les autres personnages de ce tome. Ils ne sont plus noirs ou blanc, mais un savant mélange des deux qui les transforme selon les voeux de l’auteur : ils sont soit doux et naïfs, soit dangereux et détestables, même Eona. On se rend compte qu’ils choisisent tous un côté, celui de l’Empereur Kygo ou de l’usurpateur Sethon uniquement par intérêt personnel. Cette fois, le conflit politique est bien là.

Kygo, l’empereur déchu a rallié la Résistance contre son oncle. Eona le cherche tandis que Ido est emprisonné dans les cachots dudit oncle maléfiques. 
L’amour s’instille dans ce tome sous la forme d’un triangle amoureux qu’on ne peux même pas qualifier ainsi puisque les sentiments entre les protagonistes sont uniquement motivés par l’intérêt, le désir corporel et le pouvoir. Dans une grande partie du livre Kygo et Eona se « découvrent » mais le faible équilibre qui s’installe entre eux volent en éclat après l’arrivé d’Ido. Dans le premier tome cet absence d’amour m’avait plus, mais il apparait dans toute sa splendeur dans le second tome. Cet amour effrayant et impossible m’a dérangé car il remplit entièrement les pensée d’Eona et nous empêche parfois de savourer l’action excellente.
En effet, les actions se succède rapidement dans un rythme effréné qui emporte les héros avec eux. Et nous aussi, captivés par les risques pris par les protagonistes. De jolies surprises, comme dans le tome 1 arrivent en cours de lecture. Ido ne cessera d’ailleurs de faire du yoyo dans mon estime des personnages. 
Une sombre histoire d’ancêtre traîtresse, sur fond de dissimulation politique et de magie cachée finit de sublimer cette histoire peu médiatisée à tord. 
Un plan final virtuose ne gâche en rien ce livre, mais la fin nous laisse en attente : il nous en faut plus, malgré le Happy End ! Mais cette duologie est définitivement terminée. Dommage, les aventures d’Eona, sans être un coup de coeur m’avaient beaucoup plus.

Kygo que je trouvait sympathique mais un peu benêt quand Eona était sire Eon m’est devenu très désagréable dans ce second tome. Parce qu’il se rend compte qu’elle est une femme, il désire non seulement son pouvoir mais aussi son corps et joue avec ses sentiments, qu’il partage pourtant. Devenu empereur, il m’a été détestable. 
Ido, emprisonné par Sethon se retrouvera à entrainer Eona et leurs hua (l’energie vitale qui constitue chaque être) seront intimement liés, liant par la même occasion quelque chose d’inconnu en eux. Ido que je détestais dans Eon m’a semblé plus sympathique, peut être par ce qu’il fallait quelqu’un pour remplacer dans mon coeur Kygo. Mais la fin m’a fait perdre toute estime pour lui. 
Eona, redevenue une femme m’a semblée étonnement fragile et naïve. Mais sa recherche de pouvoir, qu’elle ne se rend même pas compte de faire la rend puissante et dangereuse pour le nouvel empereur, Kygo. Son courage est enfin révélé et elle prend toute sa place dans ce tome. Mais ses alliés sont souvent injustes envers elle : ils ne savent pas ce qui se passe dans son esprit et dans son coeur ni les difficultés qu’elles a à être la dernière Oeil du Dragon en vie, si on excepte Ido. Elle se sent perdue entre sire Eon et dame Eona, ses deux identités et semble plongée dans un doute permanent. 

Pas particulièrement déçue ni enthousiasmée par l’écriture, il y avait quelquefois quelques longueurs qui empêchaient un peu le développement de l’histoire. 

Au final, une duologie plutôt sympa à lire, avec parfois des creux mais en général un bon rythme, des personnages charismatiques, mais parfois un peu clichés : de la Dame qui révèle par erreur son identité, au prince prétentieux. Les péripéties par contre apportaient un important lot de surprise, et malgré quelques petits problèmes de rythme au niveau de l’action, cette mini-série est très agréable.

Ma note : 17,5/20

Eon et le douzieme Dragon de Allison Goodman

Au coeur d’une Chine impériale mythique, Eon s’entraîne avec d’autres jeunes garçons pour être choisi comme apprenti par l’un des douze dragons qui protègent le pays.
Dans ce monde de fausses identités et d’alliances incertaines, mais aussi d’amitiés loyales, parviendra-t-il à préserver son dangereux secret ?

Mon avis :
Je suis un peu sceptique face à ce livre, mais en fait quand j’y réfléchi, j’ai bien aimé. 

I – L’histoire
Dès qu’on ouvre ce livre, on est happé dans l’univers de la Chine antique ou évoluent douze dragons énergétiques qui portent le nom des dragons de la mythologie chinoise. 
J’ai eu d’abord beaucoup de mal à savoir si Eon était un garçon ou une fille. Contrairement à d’autres éditions du livre, ce n’est pas précisé dans le résumé et l’auteur est contradictoire. Au premier chapitre, dans les premières pages, Alison Goodman écrit : « cette fille devait avoir seize ans, comme moi » et quelques dizaines de lignes plus loin Eon dit à un homme avoir douze ans. De plus, les participes passés sont conjugués au féminin alors que le héros est un garçon ! Enfin, on comprend ce que d’autres ont lu dans le résumé et su dès le début : Eon est en réalité Eona, une jeune fille de seize ans estropiée à la hanche sauvée par son maitre de la saline pour en faire un candidat au titre d’apprenti du dragon Rat.

II – Les personnages
Eona est une fille fragile obligée de se déguiser en un garçon courageux sous peine de mourir assassinée par l’Empereur tout simplement parce qu’elle est une femme. Eona semble parfois cruche dans ses choix et ses pensées, et on a envie de lui hurler dessus ce qu’on a comprit depuis des pages grâce aux informations obtenues mais qu’elle n’assemble pas. Toutefois, on la sent intelligente et, sous les ennuis qui s’accumulent, elle est obligée de se débrouiller seule. 
On déteste tout de suite Ido, l’Oeil du dragon Rat, qui sera pourtant lié à Eona. Quand elle révèle sa vraie identité à quelques personnes avec lesquels elle est pourtant très proche, on se rend compte de la misogynie en cours dans cette Chine antique. 

III – L’écriture
Ce qui m’a d’abord dérangé, c’est que l’auteur narre à la première personne du singulier. Le protagoniste ne nous fait pas le plaisir de penser à toutes les règles qui régissent son univers fantastique et ne nous donne pas toutes les clefs pour comprendre l’histoire. 

IV – Ma conclusion
Dès qu’on comprend la réelle identité d’Eon, on se sent avec lui dans ce monde misogyne où les femmes n’ont aucun droit. Même en garçon, elle est méprisée par les autres candidats à cause de son handicap. Mais si le choix du dragon Rat est imprévisible, on comprend immédiatement ce qui va se passer quand on sait que le dragon Dragon, le dragon Miroir n’a plus choisi d’apprenti depuis trois siècles.
Toutefois la suite du livre révèle quelques belles surprises inattendues.

Les plus :
– Un univers intéressant
– Des personnages attachants et mystérieux
– Un ennemi détestable
– Des intrigues politiques
– Tout ce qu’il faut pour une bonne fantasy historique rassemblé
– Bonne connaissance des mythes de la Chine par l’auteur
– La misogynie dénoncée

Les moins :
– L’aspect « inégal » du livre : certains passage excellents et d’autres beaucoup moins bons qui plombent notre avis. 

Ma note : 16,5/20