Archives de Catégorie: Fantastique

Dôme, I de Stephen King

Couverture Dôme, tome 1

Le Dôme : personne n’y entre, personne n’en sort. A la fin de l’automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu’est ce dôme transparent, d’où il vient et quand – ou si – il partira. L’armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l’intérieur de Chester Mill se raréfient. Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu’à l’os, voit tout de suite le bénéfice qu’il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s’installe et la résistance s’organise autour de Dale Barbara, vétéran de l’Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville…

Mon avis :
J’avais lu Dôme il y a quelques mois, en novembre, il me semble, et je me souviens être restée pétrifiée : c’était mon premier Stephen King et en l’espace de trois heures, avec un livre qui ne me disait rien, il avait réussi à s’imposer dans mon esprit comme un dieu vivant ! Depuis que je l’ai relu, je me tiens toujours à cette idée, même si l’enthousiasme de la découverte d’un auteur (c’était à l’époque une de mes premières incursions dans le monde du roman noir fantastique) est depuis passé, pour laisser place au fanatisme d’en lire plus, encore plus sur Dôme ! 
C’est encore un récit terrifiant, qui regroupe tous les éléments que depuis je reconnait comme propres à King : un groupe de personnes isolées (ici enfermées), deux ou trois psychopathes, une ambiance prenante, et hop ! C’est parti pour 700 pages de frisson ! 
Malgré tout, Dôme est le seul livre King que j’ai lu jusqu’à présent qui ne soit pas un coup de coeur

Chester Mill est une petite bourgade tranquille et sans ennuis – du moins en apparence. Mais d’un coup, sans que rien ne prévienne ni n’explique cet événement dramatique et inattendu, un immense dôme tombe sur leur petite ville, emprisonnant la plupart des habitants et quelques visiteurs, en tuants d’autres. 
Pour tous, la peur est le nouvel environnement. 
Pour vivre, ils devront se battre. 

Le thème du livre, à savoir qu’un immense dôme se serait abattu sur un bien gentil bourg m’a fait pensé à Gone, de Michael Grant, qui reprenait le même genre, mais dans un endroit où seuls les enfants de moins de quinze ans seraient retenus. 
Ces deux livres, sortis presque simultanément outre-Atlantique en 2009, ont toutefois beaucoup de divergence : Dôme est quand même de Stephen King… Et qui dit Stephen King dit allusions sexuelles à toutes les pages, meurtres étranges pour des mobiles de fous, et surtout frisson en continu, ce qui est remplacé dans Gone par une histoire fantastique très élaborée et complète (oui, dans une oeuvre jeunesse, pas d’étalage de sexe !). 

On retrouve dans cette oeuvre une galerie de personnage comme King sait en faire, consacrant entre une et une dizaine de pages à chaque personnage, selon leur importance et leur destin proche dans l’histoire.
Le petit « lexique », présent en début d’ouvrage, qui recense les 64 personnages de départ, est d’ailleurs très utile (il l’a en tout cas été pour moi, qui suis censée avoir une bonne mémoire !). 
Il serait trop long de chercher à cerner chacun des personnages principaux, mais j’ai l’impression de voir dans les romans de Stephen King que j’ai lu jusque là deux schémas de départ : 
1) Les romans « intimistes, avec peu de personnages, décrits à fond dans leur psychologie, leurs pensées et leur état d’esprit, avec souvent un(e) méchant(e) et un(e) gentil(le). 
Ex = Misery ou encore Rose Madder
2) Les romans « groupés » dans lesquels on effleure en surface les pensées des personnages, et seulement les actions qu’ils font au moment où on les suit. Dans ce type de livre, on a en général entre deux et quatre personnages principaux que l’ont retrouve fréquemment et jusqu’à plusieurs dizaines de personnages secondaires.
Ex = Salem, ou encore Dôme

En conclusion, un peu effrayant et en même temps totalement addictif, Dome est un livre qui nous donne envie de connaitre la suite. Une amie me l’a révélée avant que je ne lise le tome 2 (Grrrr !) et, même si elle m’a franchement déçue de SK, il est vrai que chaque lecteur se fait sa propre opinion et sa propre idée de la fin qui serait la meilleure à ses yeux (la mienne, c’est que tout le monde meure ! Bah quoi, j’en ai marre, moi, des Happy End ! :-)).
C’est donc une belle découverte, que je vous conseille si vous aimez Stephen King et son écriture trash et incroyablement expressive.

Ma note : 16/20

Extrait :
Et s’il avait réfléchi (car à sa manière, il était homme de réflexion), il aurait médité sur la similitude du meurtre avec les chips. C’est difficile de s’arrêter à une seule.

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A.N.G.E, tome 1 : Antichristus de Anne Robillard

Couverture A.N.G.E., tome 01 : Antichristus

À l’insu des habitants de la Terre, des hommes et des femmes travaillant pour l’Agence Nationale de Gestion de l’Étrange (mieux connue sous le nom de l’A.N.G.E.) veillent sur l’humanité. Peu importe le pays où ils sont affectés, ces courageux agents secrets la protègent des ténébreuses machinations des serviteurs du Mal.
Lors d’une enquête de routine sur les enseignements trompeurs d’un prétendu gourou, les agentes Océane Chevalier et Cindy Bloom de Montréal découvrent que les sombres évènements prédits par des textes bibliques sont sur le point de se produire. Leurs collègues, Yannick Jeffrey et Vincent McLeod, se joignent alors à elles et se heurtent rapidement à la puissance du Faux Prophète.
Aux tueurs de l’Alliance s’ajoutent bientôt des intervenants inattendus qui plongent l’A.N.G.E. dans l’incertitude. Quelle est en effet la véritable mission de l’envoyé du Vatican qui s’intéresse lui aussi aux crimes de l’Alliance? Qui est vraiment cet homme en noir qui apparaît aux agents de l’A.N.G.E. lorsqu’ils sont en difficulté? L’Agence pourra-t-elle arrêter la percée de l’Antéchrist en Amérique?

Mon avis :
Déçue par ce livre. D’énormes incohérences, des personnages creux et pas assez développés à mon goût, une histoire lente et lourde, et un style avec lequel je n’accroche définitivement pas du tout. Rien ne m’a convaincue dans ce livre, aussi cette chronique est plus courte que d’habitude, car j’ai beaucoup de mal à trouver des points positifs.

Du côté de l’histoire, d’abord : l’acronyme A.N.G.E m’a gené tout le long du livre. En effet, ces lettres désignent l’Agence Nationale de Gestion de l’Etrange. Nationale, et pourtant il est évoqué plusieurs fois les agences d’autres peys que le Canada, et le nom de cette association devient totalement obsolète.
Ensuite, le seul point que j’ai bien aimé, c’est la complexité des liens bibliques qui lient les héros et les méchants, et l’aspect compliqué et religieux de certains chapitres et de toute l’histoire. Des Témoins de Dieu, des Varans, des agents spéciaux du Vatican, des anges… C’est parfois difficile de s’y retrouver.
Le scénario en lui même n’est d’ailleurs pas très original : une agence d’espionnage qui tombe sur une bande de méchants qui veulent soumettre le monde. Ca s’est déjà vu, et c’est justement là que tout le côté biblique sauve l’affaire : l’organisation maléfique est profondément tournée vers la religion.

Du côté des personnages, aucun ne m’a marqué, ni par son caractère, ni par ses secrets, même pas Yannick. Je les ai trouvés très peu développé, et j’ai eut l’impression de passer tout le livre avec eux sans les connaitre pour autant.

Voici donc une chronique très courte et qui montre ce que j’ai pensé du livre… Un dernier mot sur l’écriture : je ne comprends pas ce que j’ai avec la plume d’Anne Robillard, mais elle me bloque completement. Je n’arrivais tout simplement pas à lire trois chapitres de suite !
Donc, vous l’aurez comprit, c’est une immense déception.

Ma note : 9/20

 

Miss Pérégrine et les enfants particuliers de Ramson Rieggs

Couverture Miss Peregrine et les enfants particuliers

Jacob est un ado comme les autres, excepté qu’il se pose des questions sur son mystérieux grand-père. Quelles sont ces étranges photos d’enfants qu’il lui montrait quand il était petit ? Les histoires qu’il lui contait sur eux étaient-elles vraies? Et pourquoi disparaissait-il aussi souvent ?
Tout s’accélère le jour où il le retrouve blessé dans son jardin. Jacob a vu des monstres, il en est sûr, et personne ne veut le croire. Il ne lui reste qu’à suivre les dernières instructions qu’a murmuré son grand-père avant de rendre son dernier souffle…

Mon avis :
C’est un roman très atypique que celui çi, à de nombreux égards. Le premier, qui est aussi son plus gros point fort, sont les multiples photos en noir et blanc qui illustrent le livre. Elles sont vraiment très belles à leur façon, et il est très plaisant, en plein mileux d’un chapitre d’en trouver une.
L’histoire également, et les personnages, sont très bien développés et même si on trouve parfois de petits creux dans le texte, j’ai beaucoup apprécié cette lecture divertissante.

Jacob à vécu toute son enfance bercé par les histoires merveilleuses de son grand père, à propos d’une île sur laquelle il aurait passé son enfance, après avoir été chassé de chez lui par les nazi de la seconde guerre mondiale  et sur laquelle il aurait connu des enfants mystérieux dotés de pouvoirs étranges.
Mais l’âge le rattrappe, et peu à peu il cesse de croire à ces histoires, qu’il qualifie de « contes de fées ». Des années plus tard, son grand père est attaqué devant ses yeux par un horrible monstre qui plonge Jacob dans une terreur sans nom. Obligé de consulter un psychologue, le garçon part sur cette mystérieuse île, qui éveille sa curiosité, afin de savoir si les racontards de son grand père sont vrai. Et avec, les terrifiants monstres…

Le personnage principal, Jacob, ne m’a pas particulièrement enthousismée. Il est commun, mis à part bien sûr sa particularité, son aptitude à voir les monstres, et, comme il est dit dans le résumé, c’est un ado tout à fait ordinaire. Amoureux, un peu naif, et à certains moments, franchement pas très malin !
Emma, une des filles que rencontrera Jacob dans son épopée m’a paru sympatique mais elle ne brille pas par sa personnalité sommes toutes plutôt banale. Si on exepte ses choix sentimentaux ! Les autre protagonistes sont, commes les principaux, sympatiques à suivre mais je n’ai eu de coup de coeur pour aucun d’eux, même si j’aime bien Fiona et que j’epère qu’elle sera plus présente dans les prochains tomes.

L’écriture de Ramson Rieggs est simple et rapide à lire, sans chichis. Il décrit parfaitement certains sentiments, comme la folie dont pense être victime Jacob. Ces passages, au début du livre, sont très agréables.

Ma note : 16/20

Extrait :
– En effet, les creux ne peuvent pas entrer dans les boucles, dit Emma. Mais les estres si. Allons nous rester içi, les bras ballants, à attendre qu’ils viennent nous chercher ? Et si au lieu d’être déguisées, ils venaient armés, cette fois ?
– Moi, c’est ce que je ferais ! affirma Enoch. J’attendrais que tout le monde dorme, je me glisserai par la cheminée comme le Père Noêl et BLAM ! Les creveaux accrochés au mur !
Il a tiré sur l’oreiller d’Emma avec un pistolet immaginaire.
– Merci pour la démonstration, a soupiré Millard.
– Il faut les attaquer par surprise, a dit Emma. Avant qu’ils sachent qu’on est avertis de sa présence.
– Mais on ne sait pas s’ils sont là ! Il faut justement le vérifier !
– Et tu propose quoi ? On traine dehors jusqu’à ce qu’on croise un creux, et on l’interroge : « excusez moi, on se demandait si vous aviez l’intention de nous manger. » ?

Hantée, tome 1 : Les Ombres de la Ville de Maureen Johnson

A Londres, un assassin hante les rues, réveillant la légende de Jack l’Eventreur. Malgré l’omniprésence des caméras, le tueur est indétectable.
Aurora, arrivée depuis peu sur son campus, se rend compte qu’elle est la seule capable d’apercevoir son ombre.
Accompagnée d’un mystérieux jeune homme, elle plonge au plus profond des brumes de la cité pour arrêter le meurtrier avant qu’il ne récidive. A moins que son don ne fasse d’elle la prochaine victime

Mon avis
Ce livre a très vite fait un petit buzz sur la toile, devenant un coup de coeur pour de nombreux lectuers. Aussi quand je l’ai vu à la Fnac, je n’ai pas hésité à le prendre (enfin, presque… Pourquoi est ce qu’il y a autant de livres qu’on a envie de lire, aussi ?). Cette histoire de tueur, surtout quand il s’agit de Jack l’Eventreur et du fantastique dont on sent la trame dans le résumé m’ont tout de suite attirée quand, quelques semaines plus tôt, j’avais trouvé chez un libraire un carnet publicitaire pour « Hantée » ou l’ont pouvait lire un extrait du livre.
Malgré tout, c’est loin d’être un coup de coeur. J’étais totalement extérieure aux aventures d’Aurora, et ni les personnages ni l’intrigue, ni encore le fonctionnement général du monde des fantomes ne m’ont captivée.

Aurora est une jeune américaine venue étudier à Londres. Mais lorsqu’un tueur imitant le mythique Jack l’Eventreur sévit en ville, son séjour en Angleterre devient plus compliqué : elle est la seule capable de voir le meurtrier
Elle rencontre alors trois agent d’une unité très spéciale : ils sont, tout comme Aurora, capable de voir ces êtres de légendes appelés fantomes. Pour la jeune fille et ces policiers qui n’apparaissent sur aucun fichier, ce n’est que le début de la lutte contre le tueur.

Rory est une américaine sympathique, une héroine qu’on a plaisir à suivre de par son côté un peu moqueur de temps en temps ; on sent qu’elle note la différence entre les habitants d’Amérique et ceux d’Angleterre. Elle relève avec humour et ironie les petits décalages absolument british, tel que la surveillante et entraineuse de hockey Claudia qui s’écrie « Appelez moi Claudia »à chaque fois qu’elle rencontre quelqu’un. Elle reste zen contre toute épreuve, et n’hésite pas à aller au delà de ses limites, et veut à tout prix faire parti de l’action.
Jazza, l’amie de Rory et sa compagne de chambre, est plutôt transparante et on n’est pas marqué par son caractère plutôt ordinaire, comparé à celui de Boo, l’autre colocataire de la jeune fille, excentrique et pétillante. De plus, elle cache un secret… Même si elle est quelques fois un peut trop exubérante, Boo est mon personnage préféré pour le moment.

Un avis mitigé sur ce livre : je serais bien incapable de dire s’il m’a plu ou non, malgré ma chronique plutôt positive. Quelques longueurs dans le texte parfois sont à déplorer, et l’intrigue est prévisible par moment, mais en gros c’est un livre agréable à lire. Par contre je suis curieuse de savoir comment l’auteure va s’y prendre pour le second tome, car cela m’a l’air compromit par la fin.

Ma note : 14/20

Instinct, tome 1 de Vincent Villeminot

Tim ne garde qu’un souvenir troublant de l’accident. Quand il a repris conscience, il était une bête féroce, avide de chasse et de sang. A-t-il rêvé ? Ce n’est pas l’avis du professeur McIntyre, psychiatre singulier, qui l’emmène dans son institut de recherche où vivent d’autres initiés, tous sujets à des métamorphoses animales. C’est là que Tim rencontre Shariff et surtout Flora, une jeune fille séduisante et insaisissable…

Mon avis :
Je sors de cette lecture mitigée. D’un côté, j’ai eu beaucoup de mal à démarrer et presque toute l’intrigue était prévisible, et de l’autre j’ai adoré les explications sur l’anthropie, et le fait que l’auteur développe non seulement la métamorphose de l’ours, celle de Tim, mais qu’il existe des dizaines de transformations différentes. 
J’ai aimé les étapes relatives à la transformation, la « morsure », qui permet la première et la plus dangereuse des transformations, et la chose ou la période qui permet de se transformer à nouveau. Cela forme un écheveau plutôt complexe qui nous éloigne bien du concept du loup garou et de la pleine lune
Malgré tout, ce livre reste une déception à cause de la trame qui ne m’a pas plu, une fois qu’on enlevé toute la mythologie autour des anthropes, des personnages et de la fin qui se conclut un peu vite.

Tim reprend conscience à l’hôpital. Ses dernières visions ont étés celles d’un paysage, de cadavres, d’une voiture incendiée, et tout ça à travers les yeux d’un ours. Car le jeune homme en est persuadé, pendant plusieurs heures, il a été un grizzly. Et alors arrive dans sa vie un étrange docteur qui l’emmène dans un centre spécialisé pour les anthropes, les hommes et les femmes capables de se transformer en animaux.

Du côté de l’histoire, je l’ai trouvée prévisible et pas très originale : des jeunes chassés à cause de leurs particularité, ce n’est pas une nouveauté dans la littérature jeunesse. Là, de jeunes anthropes sont traqués par des chasseurs qui veulent séparer leur tête de leur corps, afin que la première reste animale et le second humain, et prouver au monde que ces personnes existent. En fait, je n’ai pas du tout accroché au thème, et au début j’ai eu du mal à ne pas abandonner. Les scènes s’enchainaient lentement, je n’aimait pas Tim, et les passages ou on peut lire « Le père de Tim donna un coup au volant » sont suivis de deux pages de souvenirs du protagoniste, ce qui nous perd quand on revient à la conduite du père dudit garçon. 
Même si dès le début il nous faut les codes pour comprendre tout ce qu’il y a entre Tim et son frère Ben, mais ils sont donnés au lecteur sous formes de flash-back que j’ai trouvés agaçants. 

Du côté des personnages non plus je n’ai pas été comblée.
J’ai trouvé Tim un peu vide et trop simple. J’ai eu l’impression que l’auteur voulait le « rebelliser » en le faisant s’échapper de l’Institut, parce quand on réfléchit à sa situation c’était la meilleure chose qui pouvait lui arriver. Ses actions, ses pensées, tout en lui me donnait l’impression que ce n’était pas vrai, je ne sais pas vraiment comment le dire, un peu comme un acteur qui jouerait mal la comédie et à la situation duquel on ne croierait pas. Même quand il se demande s’il a tué son frère pendant sa métamorphose, ses expressions sont comme faussées. 
Flora, le personnage féminin de cette histoire ne m’a pas convaincu non plus. Au début du livre elle est solitude et renfermée, et hacker en prime, ce qui normalement aurait du me plaire, mais un côté de sa personnalité m’a dérangé : elle est très « apathique » dans les premières parties. Dans la troisième, elle s’est un peu plus dévoiler mais je ne suis pas parvenue à l’aimer. 
Le troisième membre du trio, Shariff a été celui qui m’a le plus plu. Il est drôle et sort toujours des choses inattendues, mais je l’ai trouvé un peu coincé. De plus, la nature de sa métamorphose m’a rendue un peu triste pour lui, puisqu’il passe la moitié de sa vie à l’intérieur de la peau d’un animal…

Les sentiments amoureux qui se créent entre Tim et Flora sont assez rapides, comme si cela avait été un coup de foudre alors que rien dans la description de leur rencontre ne le laisse penser. C’est comme si ils s’étaient détestés (surtout du côté de Flora) pendant un temps avant de se dire « Mais je suis folle (fou) de lui (d’elle) ». J’ai trouvé ça un peu bizarre. 

Une des raisons pour lesquelles je n’ai pas réussi à aimer l’histoire, c’est l’écriture de Vincent Villeminot. Pourtant c’est un français, ce qui évite coquilles dans le texte et traductions ambigües, mais dès les premières pages le style m’empêchait de lire. Les passages où Tim est métamorphosé en ours sont durs à lire, à cause du mélange qu’a voulu faire l’auteur de sentiments humains et de sentiments animaux : on se perd dans la description de l’état de Tim, et l’action passe en second plan. 

Au final, une déception pour ce livre dont j’attendais beaucoup, après toutes les éloges que j’ai lu dessus. Je suis complètement passée à côté du thriller, et même si vers la fin le rythme commence à devenir plus fluide, les pages sont un peu dures à tourner

Ma note : 12/20

Le combat d’Hiver de Jean Claude Mourlevat

Le combat d’hiver est celui de quatre adolescents, évadés de leur orphelinat-prison, pour reprendre la lutte perdue par leurs parents, quinze ans plus tôt. 
Ont-ils la moindre chance d’échapper aux terribles « hommes-chiens » lancés à leur poursuite dans les montagnes glacées? Pourront-ils compter sur l’aide généreuse du « peuple-cheval »? Survivront-ils à la barbarie des jeux du cirque réinventés par la Phalange?
Leur combat, hymne grandiose au courage et à la liberté, est de ceux qu’on dit perdus d’avance. Et pourtant.

Mon avis :
Décidément, après Terrienne qui fut un coup de coeur pour presque tous ses lecteurs et une déception pour moi, voici que je récidive avec Le combat d’Hiver ! Une grosse déception encore une fois… 

Milos, Bartolomeo, Helen et Milena vivent dans deux orphelinats disctincts, l’un pour les filles, l’autres pour les garçons. Et la seule raison de leur présence dans ces centres à la limite de la prison est la trahison de leurs parents contre la Phalange, qui dirige le monde, quelques quinze ans plus tôt. 
Mais quand ils se rencontrent, l’envie de liberté et l’amour leur donneront des ailes. L’aire de la révolte est revenue. 
Pour moi, comme dans Terrienne, les personnages n’étaient pas assez fouillés pour faire vrai : leurs sentiments sont très peu montrés, parfois inexistants… Dès qu’ils se rencontrent, Helen et Milos tombent irrémédiablement amoureux, sans s’embrasser, sans se parler, juste avec une lettre. Qu’en passant, Helen ouvre avant celle de Milena, qui est tout de même sensée être sa meilleure amie depuis plus de dix ans, elle même échappée avec son amour vu cinq minutes dans sa vie, Batolomeo.
La narratrice principale, Helen, est dépourvue d’émotions, je l’ai trouvée sans saveur et indifférente à tout. Même quand son petit-ami est arrêté, la cuisse fracassé par une lame de couteau, pour se battre à mort on ne ressent pas bien tous ses sentiments.
Milos, son amoureux m’a plus convaincu à la fin, dans les camps de gladiateurs qu’au début pendant ses « aventures » que j’ai trouvées beaucoup trop simples et finalement peu utiles à l’histoire générale. 
Milena et Bartolomeo sont instrumentalisés par Mr Jahn, qui leur dit simplement de chanter en public pour faire renaitre la révolte ou de parler avec un homme-cheval pour que son peuple se rallie à cette même cause. On ne voit pas les débuts de leur idylle ni leur évasion. 

Comme dans Terrienne, le style m’a vraiment dérangé sans que je sache pourquoi… Je me sentait totalement étrangère au récit, j’avais l’impression d’avoir raté le train pour entrer totalement dans l’univers. Même la fin, concernant Milos ne m’a pas du tout émue ! 
SPOILER
J’avais l’impression que l’auteur l’avait tué juste par « promotion », pour faire couler quelques larmes du côté des lecteurs mais sans vrai but : ça n’aidait pas particulièrement le récit. 
FIN DE SPOILER

Encore une fois déçue par les personnages et l’intrigue d’un roman de J-C Mourlevat, les ados trop indifférents et l’histoire trop simplement résolue à mon goût.

Ma note : 11/20

Livre lu dans le cadre du Baby Challenge Livraddict Science-fiction

Le Château de Hurle de Diana Wynne Jones

Sophie est l’aînée des filles d’un chapelier fort réputé de la ville de Halle-Neuve, située dans le royaume d’Ingary. À la mort de leur père, les trois sœurs se voient obligées d’apprendre chacune un métier, et Sophie est tout naturellement désignée par sa belle-mère pour reprendre l’entreprise familiale. Dans le fond de l’atelier, le temps ne passe pas vite et on s’ennuie ferme à coudre des roses aux bonnets et des voilettes aux capotes de velours. Un jour pourtant, l’existence morne et solitaire de la jeune fille prend un tour inattendu lorsque la sorcière du désert lui rend visite et la transforme en vieille femme. Sophie se voit contrainte de quitter la ville et d’aller chercher fortune quand, sur sa route, un étrange château appartenant à un magicien nommé Hurle apparaît dans le paysage. L’homme a la terrible réputation de séduire les belles et de les croquer. Qu’à cela ne tienne, Sophie a bien l’intention de se faire adopter et de s’initier à la sorcellerie pour retrouver son apparence d’antan.

Heureusement, dans ce pays enchanté, tout est possible si l’on sait être patient… Sortilèges, bottes de sept lieux, capes d’invisibilité, transformations en tout genre rythment ce roman fort bien écrit et d’une densité étonnante. 

Mon avis :

Un gros coup de coeur pour ce livre qui me semble étrangement enfantin. Une écriture fluide et facile, des passages amusants ont fait mon bonheur pour ce livre : j’ai d’ailleurs découvert en lisant la biographie de l’auteure que j’avais lu un autre de ses livres : Ma soeur est une sorcière (merci Wikipedia !) et que Diana Wynne Jones est décédée il y a bientôt un an (le 26 mars 2011). 
La base du roman est vraiment une base de conte de fée. Les cadets des familles sont promis à un brillants destins et les ainés, au contraire à une vie morne et insipide. Des petites allusions aux grands contes de fée sont glissées un peu partout dans les premiers chapitres, c’est amusant de les débusquer. 
Hurle est un magicien prétentieux et égoïste, qui passe son temps à collectionner les femmes et à lancer des piques à Sophie. Calcifer, un démon du feu, lié à Hurle par un serment magique possède un sens cynique irréprochable. Il est très attachant dans son indépendance et au contraire par tout ce qu’il doit accomplir pour le contrat qui le rattache à Hurle et qui le rend inotaunome (je ne suis pas sure de l’existence de ce mot…). Sophie, embauchée par Hurle comme femme de ménage, s’obstine à tout nettoyer et à maintenir le Château en ordre. Elle a une repartie en or et trouve toujours de quoi lancer une réplique acerbe. Michael ne m’a pas fait grande impression, il se contente de tenter de jongler comme il peut avec les énergumènes dont il partage le logis. 
Coté action, il y en a peu dans les trois quart du livre, et un peu plus à la fin. La première partie m’a donné l’impression d’être une suite de scènettes sur la vie des quatre amis. Les dernières pages m’ont un peu déçues tout de même, je n’attendais pas du tout cela et ça m’a étonné d’Hurle et Sophie. Mais très agréable lecture !

Note : 16,5/20

Je profite également de ce billet pour déplorer les prochains un an (le 26 mars 2011) de la disparition de l’auteure. Diana Wynne Jones était une grande dame de la littérature qui manquera à beaucoup et qui a laissée derrière elle une trace qui ne s’effacera pas de sitôt.

Le voleur de Foudre de Rick Riordan

«Je n’ai jamais voulu être un demi-dieu, c’est dangereux, c’est angoissant. Le plus souvent, ça se termine par une morte abominable et douloureuse. Il se peut que vous soyez des nôtres. Or, dès l’instant où vous le saurez, il ne leur faudra pas longtemps pour le percevoir, eux aussi, et se lancer à vos trousses. Je vous aurai prévenus ».

Mon avis :
N’ayant pas vu le film, j’a pu me faire une idée de ce premier roman qui, au premières pages ne m’a pas du tout emballée par ses allures « Harry Potteresque »

Au XXIème siècle, alors que Zeus, Poseidon et Hadès ont promit de ne plu avoir d’enfant, qui marquent l’histoire de leurs exploits, les fils et filles de Dieux sont protégés dans une « Colonie », dont Dyonisos est le gardien. 
Percy, qui vit seul avec sa mère depuis que son père a disparut y rencontrera Anabeth et et Grover, qui deviendront pour lui de véritables amis. Mais pour lui, un seul objectif : échapper aux envoyés des mystérieux personnages qui lui veulent du mal en retouvant sa mère, enlevée par un Dieu. Tout en jonglant avec une accusation de vol d’Hadès, des menaces de mort et des chaussures magiques capables de voler, mais aussi de le précipiter dans les pires abymes…

J’ai trouvé que ce roman avait des allures « Harry Potteresque » : Grover, fidèle et courageux malgré ses petits défauts. Annabeth, jeune fille cérébrale et maligne, parfois même prétentieuse mais avec un coeur en or. Et enfin, Percy, brave, audacieux, prêt à tout pour ceux qu’il aime et pour réussir à combler les attentes des gens qui comptent sur lui. L’archétype des héros jeunesse par excellence. Mais leur âge m’a vraiment dérangé car ce ne sont que des enfants : 12 ans (bon, je n’ai qu’un an de plus mais je ne suis pas poursuivie par des monstres toute la sainte journée !). Pendant tout le livre, j’ai préféré me les imaginer plus vieux, vers les 14 ans. Les gestes et les paroles des trois protagonistes sont vraiment trop murs pour un si jeune âge, ce qui m’a décontenancée toute la durée de ma lecture. 

L’écriture est fluide et rapide à lire, mais la narration à la première personne du singulier est un peu dérangeante puisque Percy vit des aventures extraordinaires que ce style ne parvient pas à nous faire totalement vivre. 

Je connaissait déjà tous les éléments mythologiques présents dans le livre car je suis une fan de la Grèce antique, mais les personnes ne s’y connaissant pas ou pas beaucoup n’ont pas à s’inquiéter : l’auteur décrit les épisodes mythologique dans lesquels les monstres apparaissent et quels sont leurs liens avec la situation en place. Si certaines aventures me paraissaient superflues, l’ensemble forme un très beau tableau. 
Ce qui m’a le plus plu, c’est le décalage entre le monde grecque et celui, moderne et dynamique d’aujourd’hui. D’excellentes idées, comme de placer l’Olympe au sommet de l’Empire State Building, l’Enfer à Las Vegas, Charon en costume de soie italien, Méduse en patronne de bar désaffecté, Dionysos en gardien de Colonie, Ares en motard à veste en cuir, ect… égayent le livre et l’enrichissent de leurs apparitions. Les titres de chapitres amusants, tels que « Je pulvérise ma prof de math sans le faire exprès », « Où un dieu nous paye des hamburgers » ou encore « Où nous prenons un zèbre pour Las Vegas » nous donnent le sourire. 
Un gros bémol, par contre : tout était prévisible, parfois des centaines de pages à l’avance. L’identité du traitre (voir plus bas) est devinable dès qu’il apparait, l’objet du conseil de la néréide sur les cadeaux est facilement identifiable. 

Ma note : 15,5/20


Extrait :

Tu iras à l’ouest et tu rencontreras le dieu qui s’est retourné.
Tu retrouveras ce qui fut volé et tu le verra restitué sans dommage.
Tu sera trahi par quelqu’un qui se dit ton ami. 
Et à la fin, tu ne parviendras pas à sauver ce qui compte le plus.

Fablehaven, tome 1 : Le Sanctuaire Secret de Brandon Mull

Depuis des siècles, les créatures fantastiques les plus extraordinaires se cachent dans un refuge secret, à l’abri du monde moderne. Ce sanctuaire s’appelle Fablehaven. Kendra et Seth ignorent tout de ce lieu magique, dont leur grand-père est pourtant le gardien. Un jour, ils découvrent l’incroyable vérité : la forêt qui les entoure est peuplée d’êtres fabuleux – fées, géants, sorcières, monstres, ogres, satyres, naïades…
Aujourd’hui, l’avenir de Fablehaven est menacé par l’avènement de puissances maléfiques. Ainsi commence le combat des deux enfants contre le mal, pour protéger Fablehaven de la destruction, sauver leur famille… et rester en vie.

Mon avis :
J’ai lu les trois premier tomes de cette série d’un coup il y a plusieurs mois, et sans que ce soit un coup de coeur, cela m’avait beaucoup plu. En voyant les tomes 4 et 5 il y a peu de temps à la bibliothèque, je n’ai pas pu y résister et j’ai décidé d’en écrire la chronique (mais pas tous en même temps parce que c’est trop long ! ;-)). Et finalement je trouve cette série géniale, pleine d’imagination, et c’est surrement la meilleure série de Fantasy que j’aie jamais lue.

La première partie de ce tome, qu’on peut diviser en deux, est composée des aventures du frère et de la soeur, Seth et Kendra, qui découvrent la réserve et la vérité peu à peu. Ils se rendent vite compte qu’à Fablehaven le Bien et le Mal se confondent et sont bien souvent difficiles à discerner : entre l’Ombre et la Lumière, il n’y a qu’un pas.
Les enfants découvrent les créatures magiques, fées et autres démons, et notemment Muriel, la sorcière qui libérera le fléau démoniaque plus loin dans l’histoire est une vieille femme édentée, prisonnière depuis des siècles. Son aspect contraste avec son pouvoir immense. 
La seconde partie révèle totalement Kendra. Sa famille en danger et de plus prisonnière de l’horrible Muriel, elle est transcendée de courage et fera tout pour sauver les siens. 
. Les fées prennent alors un grand rôle dans le dénouement de l’histoire. Mais la fin, très « Happy ending » m’a beaucoup déçue car elle s’annonçait plus explosive et plus disputée entre le Bien et le Mal.

Dans la première partie, on découvre les protagonistes, Seth et Kendra, le stéréotype des petits héros courageux. Seth est le cadet, un garçon de douze ans plein d’inventivité et très intrépide. A maintes reprises, ses imprudences le mettent en danger, lui et sa famille.
Kendra, jeune adolescente de quatorze ans m’a beaucoup moins plu : elle est sage et toujours obéissante. Elle m’a parue peureuse et incapable de prendre des risques jusqu’à la seconde part du récit. A son âge, on peut espérer qu’elle passe outre les règles de son propre grès au moins une fois, peine perdue.
Leur grand père, Stan Sorenson est au début obscur et mystérieux, mais devient vite attachant au fur et à mesure que l’amour et la confiance des enfants pour lui grandit. Lena, dont on découvrira plus tard l’extraordinaire histoire est une femme aimable et pleine de zones d’ombres. 

Les descriptions des fées m’ont beaucoup plu, ainsi que le moment où Kendra se rend compte qu’elles ne sont pas des mythes. Ce passage est très bien écrit. Les fées sont ensuite décrites comme des créatures vaniteuses et pour lesquels comptent seulement l’apparence physique, exactement comme je les ai toujours imaginées

On obtient par ce cocktail détonnant d’action et d’imagination, mêlée à une écriture simple mais sans faille et très agréable à la lecture un début de série en fanfare qui annonce tout de suite la couleur pour la suite.
Une très belle découverte, que je ne peux après tant d’enthousiasme que conseiller à tous !  

Ma note : 16/20