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A.N.G.E, tome 1 : Antichristus de Anne Robillard

Couverture A.N.G.E., tome 01 : Antichristus

À l’insu des habitants de la Terre, des hommes et des femmes travaillant pour l’Agence Nationale de Gestion de l’Étrange (mieux connue sous le nom de l’A.N.G.E.) veillent sur l’humanité. Peu importe le pays où ils sont affectés, ces courageux agents secrets la protègent des ténébreuses machinations des serviteurs du Mal.
Lors d’une enquête de routine sur les enseignements trompeurs d’un prétendu gourou, les agentes Océane Chevalier et Cindy Bloom de Montréal découvrent que les sombres évènements prédits par des textes bibliques sont sur le point de se produire. Leurs collègues, Yannick Jeffrey et Vincent McLeod, se joignent alors à elles et se heurtent rapidement à la puissance du Faux Prophète.
Aux tueurs de l’Alliance s’ajoutent bientôt des intervenants inattendus qui plongent l’A.N.G.E. dans l’incertitude. Quelle est en effet la véritable mission de l’envoyé du Vatican qui s’intéresse lui aussi aux crimes de l’Alliance? Qui est vraiment cet homme en noir qui apparaît aux agents de l’A.N.G.E. lorsqu’ils sont en difficulté? L’Agence pourra-t-elle arrêter la percée de l’Antéchrist en Amérique?

Mon avis :
Déçue par ce livre. D’énormes incohérences, des personnages creux et pas assez développés à mon goût, une histoire lente et lourde, et un style avec lequel je n’accroche définitivement pas du tout. Rien ne m’a convaincue dans ce livre, aussi cette chronique est plus courte que d’habitude, car j’ai beaucoup de mal à trouver des points positifs.

Du côté de l’histoire, d’abord : l’acronyme A.N.G.E m’a gené tout le long du livre. En effet, ces lettres désignent l’Agence Nationale de Gestion de l’Etrange. Nationale, et pourtant il est évoqué plusieurs fois les agences d’autres peys que le Canada, et le nom de cette association devient totalement obsolète.
Ensuite, le seul point que j’ai bien aimé, c’est la complexité des liens bibliques qui lient les héros et les méchants, et l’aspect compliqué et religieux de certains chapitres et de toute l’histoire. Des Témoins de Dieu, des Varans, des agents spéciaux du Vatican, des anges… C’est parfois difficile de s’y retrouver.
Le scénario en lui même n’est d’ailleurs pas très original : une agence d’espionnage qui tombe sur une bande de méchants qui veulent soumettre le monde. Ca s’est déjà vu, et c’est justement là que tout le côté biblique sauve l’affaire : l’organisation maléfique est profondément tournée vers la religion.

Du côté des personnages, aucun ne m’a marqué, ni par son caractère, ni par ses secrets, même pas Yannick. Je les ai trouvés très peu développé, et j’ai eut l’impression de passer tout le livre avec eux sans les connaitre pour autant.

Voici donc une chronique très courte et qui montre ce que j’ai pensé du livre… Un dernier mot sur l’écriture : je ne comprends pas ce que j’ai avec la plume d’Anne Robillard, mais elle me bloque completement. Je n’arrivais tout simplement pas à lire trois chapitres de suite !
Donc, vous l’aurez comprit, c’est une immense déception.

Ma note : 9/20

 

CHERUB, tome 1 : 100 jours en enfer de Robert Muchamore

James n’a que 12 ans lorsque sa vie tourne au cauchemar. Placé dans un orphelinat sordide, il glisse vers la délinquance. Il est alors recruté par CHERUB, une mystérieuse organisation gouvernementale. James doit suivre un éprouvant programme d’entraînement avant de se voir confier sa première mission d’agent secret. Sera-t-il capable de résister 100 jours en enfer… ?
CHERUB, un département ultrasecret composé d’agents âgés de dix à dix-sept ans. Des professionnels rompus à toutes les techniques d’infiltration et de renseignement mais des enfants donc… des espions insoupçonnables !
Pour raison d’État, ces agents n’existent pas.

Mon avis :
Je sens que je vais avoir beaucoup de mal à écrire cette critique, car CHERUB, tome 1 m’a sciée en deux. D’un côté, j’aime bien l’aspect classique de la premiere partie, et de l’autre j’ai beaucoup moins accroché à la première mission du héros.

Dans la première partie, James est recueilli après la mort de sa mère par l’agence CHERUB, un service d’espionnage ultra-secret qui le prépare à devenir un agent de leur association. C’est là qu’intervient une partie que j’ai trouvé géniale, malgré son manque d’originalité. Commence pour James et certains de ses camarades un « programme d’initiation » sensé les préparer à ce qui les attendra dans leur vie de futur agent des services secrets. Avec sa partenaire de binome, Kelly, James surmontera des épreuves par paquets de dix, et sera tenté d’abandonner à maintes reprises. C’est là qu’on s’aperçoit pour la première fois du tempérament du héros.
Dans la deuxième moitié, James se voit confier sa première mission officielle, que j’ai mal cernée dès le début. Celle ci se trouve être bien plus hardue que prévue, mais cela ne m’a fait ni chaud ni froid. J’ai voulu abandonner, mais je me suis retenue. Les amourettes de James étaient toutefois moyennement intéréssante.

Sans avoir vraiment adhéré au héros, j’ai bien aimé suivre son parcours chaotique dans la vie, ses pas proches du mauvais tournant, jusqu’à ce que l’agence CHERUB le trouve.
J’ai juste eu un problème avec notre courageux protagoniste : 12 ans ? Pour affronter un arme bactérologique, un groupe de terroristes écologistes et deux gamins à moitié psychopates qui arrachent les ailes des pigeons, ça me parait un peu -très ?- juste. Mais c’est dans cet optique qu’on s’apercevra le mieux des progrets de James dans le futur, je suppose.

J’ai moyennement apprécié le style, mais il reste lisible. Toutefois, on reste dans un côté très « enfantin » dans la narration, James étant -oui, je me répète- trop jeune à mon goût, et surtout qu’il enchaine gâche et bourde comme pas permis. Je veux bien qu’il soit un petit peu empoté, pourquoi pas, mais trop… c’est vraiment trop.
Contentée par la première partie et déçue par la seconde, les romans d’espionnages jeunesse me laissent décidément sur ma faim.

Ma note : 13,5/20