Archives de Catégorie: Dytopsie

1984 de George Orwell

De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur d’en face.

BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston… Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens.

Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance.
Seule comptait la Police de la Pensée.

Mon avis : 
Franchement, je ne sais pas quoi penser – ça commence à arriver souvent ! – de 1984. La première partie m’a ennuyée, puisqu’elle ne faisait que poser les bases du monde de Winston, alors que la seconde m’a totalement emportée dans la prison du Parti. Mais le gros moins, ç’a été les personnages : tout simplement pas attachant du tout ! Mais j’y reviendrais plus tard. 

Winston vit en Océania, l’un des trois grands continents du monde avec l’Eurasia et l’Estasia. En Océania, toute la population est observée par les télécrans, et chaque fait et geste est analysé pour y retrouver la moindre trace de trahison. La seule liberté qu’il reste aux citoyen est la liberté de pensée, et encore, les membres du Parti cherchent à restreindre le vocabulaire afin d’empêcher les idées contraires aux idéaux nationaux. 
Mais Winston à l’impression de ne pas être comme les autres, qui oublient : lui se souvient. De tout. Il sait qu’avant ce n’était pas comme ça, que les télécrans et la Minute de la Haine n’ont pas toujours existé, que l’Océania était précédemment en guerre contre que l’Estasia, et que l’Eurasia n’est pas l’ennemi d’il y a quelques mois. Mais c’est dangereux de savoir, et de ne pas oublier. Pour Winston commence une existence dans la trahison de pensée permanente, en compagnie de Julia, une jeune femme aux idées proches des siennes, qui le conduira bien plus loin qu’il ne pouvait l’imaginer…

Je n’ai pas, mais alors pas du tout, adhéré aux personnages ! Je les trouvait absolument absent de l’histoire, comme s’ils ne s’impliquaient pas tout à fait dans leur vie, mais qu’ils attendaient simplement de se faire arrêter. Bon, d’accord, ils ont été élevés dans cette optique de ne pas être un, mais de totalement faire parti de la communauté, mais quand même…
Julia m’a paru fade à travers le regard de Winston. Elle s’engage dans la Résistance, mais cela m’a semblé simplement un geste pour défier le système en place, pas pour se joindre aux idéaux que partagent ces opposants. En bref, dans ma tête c’était une plante verte qui ne faisait que décorer et avancer l’histoire, sans y participer. 
Winston quand à lui, m’a un peu plus plu, mais vers la fin mon opinion de lui s’est dégradée. Dans la première partie il est un peu indécis, mais rencontre Julia, puis se décide à entrer dans une lutte contre le Parti. Mais dans la seconde, alors que SPOIL il est torturé, j’ai immédiatement détesté sa lâcheté et sa docilité. Mais c’est aussi ce qui fait de lui un citoyen ordinaire, qui ressent la peur comme tout le monde et pas un super héros impassible. FIN DE SPOIL

Du côté de l’écriture, je n’ai pas eut particulièrement de problème ; le style de George Orwell est souvent fluide. Il est toutefois arrivé que je relise plusieurs fois une page pour parfaitement la comprendre, surtout quand elles décrivent le système ou le novlangue.
Cette invention de l’auteur est d’ailleurs ce qui m’a le plus plu dans cette idéaliste société : j’ai trouvé le petit dictionnaire novlangue à la fin tout simplement fascinant. Le novlangue est un principe très simple et très complexe à la fois. En effet il consiste à éliminer des mots du langage afin de limiter les pensées, et ainsi faire disparaitre toute idée contraire au principe du Parti, toute infractions aux règles établies. J’ai trouvé ce principe totalement incroyable, révoltant et impressionnant de réflexion à la fois. Mais je ne vous en dit pas plus, à vous de lire ce livre et de vous faire votre propre idée de cette langue. 

Un simple mot sur la fin : parfaite. Je ne vous en dit pas plus, mais c’est absolument l’ultime et unique possibilité pour clore en beauté cet ouvrage. Plus qu’étrange et pessimiste, mais tout bonnement idéale. La force gagne toujours, même si l’opposition se bat pour une cause juste, c’est le message que nous fait passer 1984. Prenez le comme vous voulez.

Au final, j’ai un avis mitigé sur 1984, mais la deuxième partie sauve le tout, pour me laisser une bonne impression, même si les personnages  plutôt insensibles ont été pour moi un vrai butoir. 

Ma note : 15/20

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La Déclaration, tome 1 : l’histoire d’Anna de Gemma Malley

Angleterre, 2140.
Les adultes peuvent choisir de ne plus mourir s’ils renoncent à faire des enfants. Anna vit depuis presque toujours au Foyer de Grange Hall un pensionnat pour les Surplus, des enfants qui n’auraient pas dû naître, des enfants dont les parents ont défié la loi en les mettant au monde. Anna n’a plus de parents désormais. Confinée dans l’enceinte du pensionnat, elle travaille très dur, pour effacer leur faute.
Anna a tout oublié de son passé. Jusqu’au jour où arrive un jeune garçon qui semble la connaître. Mais qui est ce Peter ? Pourquoi ne la laisse-t-il pas tranquille ? Et pourquoi elle, Anna, se sent-elle soudain si troublée ?

Mon avis :
Moyennement enthousiasmée par ce livre que j’attendais avec impatience, j’ai tout de même passé un bon moment, mais une mini-déception quand même.

En 2140, un remède permettant de régénérer les cellules humaines et donc d’empêcher la mort des personnes qui s’engagent à signer la Déclaration. Cette Déclaration engage ses signataires à ne plus avoir d’enfants afin de ne pas surpeupler la Terre
S’ils transgressent cette règle essentielle, ils sont envoyés en prison et leurs enfants dans des centres, des orphelinats sordides où ils sont maltraités. Ils deviennent alors dès leur naissance des Surplus qui ne vivent plus que pour servir et s’oublier. 
Mais alors Anna rencontre Peter, un surplus de son âge qui arrive dans son orphelinat, qui prétend connaitre ses parents et être venu ici pour elle, rien en va plus et elle se rend compte qu’elle a autant de légitimité que les autres, les Légaux à une vie dans le bonheur…

Je me suis attachée à Anna, mais elle m’a beaucoup énervée sur le début : obéissante, d’accord avec tout ce qu’on lui rabâche toute la journée… Elle a été élevée ainsi, on le sait, mais il faut quand même avoir un peu d’amour propre et de confiance en soi ! Anna est un parfait produit de la disgrâce des Surplus, prête à tout pour un peu de considération, et le fameux passage de simple Surplus à Bon Élément. Elle est persuadée de ne rien valoir, d’encombrer inutilement la Terre. Les passages où elle m’a semblé le plus humaine, la plus égoïste sont été ceux de son journal intime où elle livre sa vie et surtout ses sentiments, sans se soucier d’être un Surplus qui ne devrait pas exister. Mais il m’a semblé qu’elle oubliait bien cite treize ans de lavage de cerveau à l’orphelinat dès qu’elle rencontre Peter. 
Peter, lui ne m’a d’abord pas convaincue. Sa façon d’aborder Anna est un peu brutale au début, et on se demande sans cesse pourquoi il tient tant à elle. 
Leur amour est agréable à suivre, mais si dépourvu de consistance qu’à certains moments on se demande si notre esprit ne nous joue pas des tours et si en faits ils ne sont pas juste amis… Ils ne s’embrassent pas, ne se parlent pas énormément, n’ont pas de gestes tendres… Et l’amour dans tout ça ? 
Sheila m’a beaucoup déplue, parce qu’elle se croit hautement supérieur aux autres. De plus, ce qu’elle fait à Anna dans la deuxième partie du roman m’a absolument déplu (à qui est ce que ça ne déplairait pas ?) : elles étaient censées être amies ! 

Pendant ma lecture, les dialogues m’ont dérangés. Ils n’étaient pas vraiment poussés. Les « Tu dois me suivre » « Non je ne peux pas » « Tes parents t’aiment » « Non, je ne suis qu’un Surplus » pendant tout le livre… Moyen. 

Loin d’être un coup de coeur, à cause de l’improbabilité du brusque changement de caractère d’Anna et de quelques longueurs au début (pendant soixante page l’auteure nous raconte sans cesse qu’Anna ne cesse de se déprécier : oui, on a comprit !), j’ai passé un moment plutôt agréable avec ce livre

Ma note : 14/20

Delirium, tome 1 de Lauren Olivier

Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme le plus grand des maux. Un monde où tous les adultes de 18 ans subissent une opération du cerveau pour en être guéris. A quelques mois de subir à son tour « la Procédure », Lena fait une rencontre inattendue… Peu à peu elle découvre l’amour et comprend, comme sa mère avant elle, qu’il n’y a pas de plus grande liberté que laisser parler ses sentiments. Même si cela implique de quitter ses certitudes…

Mon avis :
Ce roman est magnifique. Réellement magnifique. Il n’a manqué qu’un minuscule petit quelque chose pour qu’il soit un coup de coeur, tant j’ai été touchée par le monde figé de Delirium. 

Dans un Portland dytopsique, l’Amor deliria nervosa, une maladie aussi communément appelée « amour » est le pire de tous les maux, capable de tuer plus sûrement que toutes les armes de la Terre. Pour remédier à cela, chaque adolescent subit le jour de ses dix-huit ans une opération du cerveau, le Protocole, afin que jamais il ne subisse les multiples douleurs du Deliria
Mais cette opération, si elle leur permet de résister à l’amour, les condamne à une vie tracée par avance, sans sentiments, avec un partenaire désigné selon les critères qui vous correspondent le mieux… Lena est impatiente de connaitre son Protocole pour ne plus risquer d’attraper cette maladie. Surtout que, disent les mauvaises langues, elle circulerait déjà de nature dans son sang, puisque jamais l’opération n’a marché pour sa mère, et qu’elle a dut être effectuée trois fois sans succès. Jusqu’à son suicide. 
Mais quand Lena rencontre Alex, un garçon d’un an plus âgé qu’elle et censé avoir subit le Protocole, rien ne va plus…

On aurait pu croire que Lena serait d’office une fille rebelle et persuadée qu’elle ne rentrera pas dans le moule préconçu pour elle et pour tous les autres, mais pas du tout. C’est un parfait produit de la société, qui a même hate de subir le Protocole pour ne plus jamais risquer d’attraper cette maladie qu’elle croit réellement mortelle.
Tout le contraire de sa meilleure amie Hana, qui écoute de la musique classée interdite et sort dans des soirées illégales. Elle m’a énervée dès le début, alors que d’habitude je préfère les personnages qui prennent des risques. Mais je n’ai pas du tout accroché à Hana. Finalement, je l’ai trouvée assez creuse et peu attachée aux idées que véhiculent les choses interdites, mais aimant plus l’adrénaline provoquée que l’idéal que tout cela représente.
Quand à Alex, il est fascinant. Mystérieux et attachant, il est plein d’attentions envers Lena et c’est très agréable de voir l’évolution de leur relation.
J’ai bien aimé Grace, un personnage secondaire plutôt attachante. Le reste de la famille ne m’a fait ni chaud ni froid. 

Pendant tout le livre, j’ai fait la liaison entre Delirium et Uglies, de Scot Westerfield. En effet, dans chacun de ces mondes dytopsiques, l’héroine rencontre une personne (Alex/Shay) qui parvint à la convaincre que l’opération qu’ils subissent dans leur adolescence  (Le Protocole/L’opération chirurgicale et du cerveau)est, plus qu’inutile, très néfaste, avant de l’inciter à rallier la liberté (La Nature/La Fumée). Dans les deux ouvrages on retrouve une notion de ce qu’il y avait « avant » (donc, en gros, nous) et du mal qu’ils se faisaient entre eux, pour des causes diverses.
J’ai donc été déçue par le manque d’originalité de la dytopsie, et je me rend compte qu’on peut facilement faire le tour de tous les scénarios initiaux des dytopsie. Ce qu’il faudrait, c’est une idée très originale qui révolutionnerait le genre.

Très gros point positif : l’extraordinaire manière de Lauren Olivier de décrire les sentiments de l’amour. L’univers du livre est renforcé par les introductions de chapitres extraites des différents registres de la communauté de Portland. 
Le style de l’auteure est très fluide, agréable à lire. 

Très bonne idée de départ, mais j’ai peur de la suite, car la fin m’a grandement déçue. L’idée de Lena rejoignant la révolte seule enlèverai tout le charme de L’histoire d’amour, et c’est justement ce qui m’a séduite, pour une fois. 

Ma note : 17/20

Extraits : 
« Ils prétendent qu’en guérissant de l’amour nous serons heureux et à l’abri du danger éternellement. Je les ai toujours crus. Jusqu’à maintenant. Maintenant, tout a changé. Maintenant, je préférerais être contaminée par l’amour ne serait-ce qu’une seconde plutôt que vivre un siècle étouffée par ce mensonge. »

« J’ai un secret. Érigez des murs jusqu’au ciel et je trouverai le moyen de m’envoler pour les franchir. Essayez de m’immobiliser avec cent mille bras et je trouverai le moyen de m’échapper. Et je ne suis pas la seule. Nous sommes plus nombreux que vous ne le pensez. A refuser d’abandonner tout espoir. A refuser de garder les pieds sur terre. A aimer dans un monde sans mur, à aimer jusque dans la haine, à aimer lorsque les espoirs sont perdus, à aimer sans peur. 
Je t’aimes. Souviens toi. Ils ne peuvent pas nous enlever ça »

Starters de Lissa Price

Vous rêvez d’une nouvelle jeunesse ?
Devenez quelqu’un d’autre.

Règles s’appliquant à la clientèle de PRIME DESTINATIONS :

1) N’oubliez pas que le corps dont vous êtes locataire est celui d’une jeune personne.
2) Il est strictement interdit de le modifier ou de le blesser.
3) Toute activité illicite entraînera l’annulation de votre contrat.

Le corps que vous avez loué nous appartient.

Mon avis :
Encore un coup de coeur !
Et une nouvelle prise de conscience, dans ce livre : sur le statut d’être d’humain. Celui des pauvres jeunes est foulé aux pieds, et on se rend compte de la chance qu’on à, de l’égalité qui règne en France et dans la plupart des pays, mais malheureusement pas partout dans le monde. 

Dans la société où vivent Callie, Michael et Tyler deux classes de personnes se distinguent : les Enders, en fin de vie, entre cent et deux cents ans et les Starters, de moins de vingt ans. Les Enders ont vu leur espérance de vie augmenter de plus d’une centaine d’année grâce à la science avancée. Ils possèdent plus de 99% des richesses du mondes et louent des corps, mais on y reviendra plus tard. Les Starters, eux, vivent dans les rues et dans des squats, sans le sous et ne mangeant jamais à leur fin. Deux années avant le début de l’histoire, la Guerre des Spore à tué toutes les personnes entre vingt et soixante ans, laissant orphelin des miliers de Starters. Les seuls jeunes qui ont une situation ordinaire sont ceux qui ont encore des grands parents, et donc qui profitent de leur richesse. Les autres sont considérés comme misérables.
Les Starters trouvés dans des squats sont envoyés dans des instituts horrible, ce qui nous fait penser au camps de concentration nazi, les nazi exceptés, même si les marshalls (policiers) cherchent n’importe quelle escuse pour les envoyer à l’ombre.
Une association malhonnete profite alors de la situation en proposant des locations de corps au Enders pour qu’ils retrouvent leur jeunesse dans le corps d’un ou d’une adolescente. Mais quand Callie décide de louer son corps pour sauver son frère et son ami de la misère, rien ne se passe évidement comme prévu.

Callie est une fille qui m’a touchée en grande partie par son amour pour Tyler, son frère malade de sept ans qui souffre d’un dysfonctionnement des poumons, et parce qu’elle est prête à tout pour lui. A tout, même à louer son corps alors que cela la répugne.
Michael, l’ami de Callie qui vit avec eux ne m’a fait ni chaud ni froid. Il n’est pas assez présent pour être nommé personnage principal. Blake m’a beaucoup plu, mais je n’en dit pas plus pour ne pas spoiler.

Après Hunger Games, Divergent, Delirium et Starters, je commence à croire que le seul système de narration dytopsique est une fille qui raconte son histoire à la première personne du singulier. Cela n’handicape pas le livre, au contraire, puisqu’on ressent d’autant plus les émotions de la protagoniste, mais à certains moment cela empêche un avis extérieur sur l’action et les personnages, moins subjectif
Mais pendant tout le livre, je n’ai pas pu détacher de mon esprit Hunger Games. Dans les deux livres, l’héroine ado et un peu rebelle se sacrifie (les Jeux/la Banque des Corps) pour sauver l’être qui compte le plus pour elle (sa soeur/son frère). Les mondes dominés par le Capitole et les Enders ont la même froideur
L’écriture de l’auteure est fluide, dépourvue de mots familiers et agréable à lire. Les descriptions sont courtes mais complètes. 

En gros, une dytopsie avec un thème fort, comme toutes les dytopsie d’ailleurs : celle là est basée sur la complexité des relations humaines et le statut d’être humain, la chose que chacun se doit de respecter. Avec des bases solides et un univers imprégnant, Starters est un vrai coup de coeur. 

Ma note : 16/20

Divergent de Veronica Roth

Tris vit dans un monde post-apocalyptique où la société est divisée en cinq factions. 
A 16 ans, elle doit choisir sa nouvelle appartenance pour le reste de sa vie. 
Cas rarissime, son test d’aptitude n’est pas concluant. 
Elle est divergente.
Elle est en danger de mort

Mon avis :
J’aimerai garder une façade de lectrice très peu souvent convaincue, mais j’ai fondu face à ce livre. Acheté hier matin, il était fini hier midi tellement j’avais hâte de connaitre la fin de l’histoire de Tris et de Quatre. Étonnante, extraordinaire, inimaginable. Dangereuse. Malgré les avis dithyrambiques, il faut vous faire une opinion vous même, et là on ne peut que croire qu’elle sera bonne. Ce livre est LE livre à lire ! 
Pour moi, c’est tout simplement un immense coup de coeur, pour un de ces livres qu’on ne peut lire que dans le répertoire dytopsique ! 

La couverture, épurée, m’a beaucoup plu. On y voit le symbole de la faction des Audacieux, ce qui laisse présager du Choix de Beatrice. Ce qui m’a attiré, en plus du résumé de la quatrième de couverture, c’est la phrase écrite au dessus du portrait de Tris : « CINQ DESTINS. UN SEUL CHOIX. »

Plus je lisais plus j’étais emportée par ce monde dytopsique où Beatrice, qui a toujours vécu dans la faction Altruiste se rend à son test d’aptitude où sera révélé la faction qui lui convient le mieux. Il existe cinq factions, chacune pronant une qualité permettant de faire disparaitre un défaut humain : les Altruistes, les Erudits, les Sincères, les Fraternels et les Audacieux, la faction la plus mystérieuse. 
Mais, là, problème : son test n’est pas concluant et ses capacités lui permettraient de choisir plusieurs factions : Erudit, Altruiste ou Audacieux. Elle est Divergente. Toutefois le test ne doit pas dicter aux jeunes le choix de leur nouvelle famille, et Beatrice va faire un choix qui changera le cours de sa vie
Une fois dans sa nouvelle faction, on est happé par son initiation aux dures pratiques de son nouveau clan et on suit en spectateur impatient de connaitre son avenir ses premiers pas douloureux et ses rencontres avec ceux qui seront ses amis et ceux aux contraires, qui deviendront ses rivaux. 
On constate avec elle la dureté de son « éducation » et on voit Tris devenir plus dure que Beatrice, celle qu’elle était dans son ex-faction, les Altruistes. Elle apprend à se battre, prépare son esprit et tente de cacher sa Divergence. Elle rencontre Quatre, son éducateur et ses sentiments à son égards sont parfois un peu ambiguë. L’histoire d’amour entre elle et Tobias est très agréable à suivre. 

Beatrice, devenue Tris au cours du roman est attachante par son amour pour ses amis, et le fait qu’elle soit prête à beaucoup pour les aider. Mais ce côté très généreux qui existe en elle est peu à peu remplacé par une once d’égoïsme, et ce n’est pas du tout gênant, au contraire, on est heureux qu’elle pense enfin à elle. 
Quatre est un garçon de 18 ans, qui a finit premier à son initiation et qui a choisit malgré son excellent classement de devenir éducateur pour les nouveaux arrivés dans sa faction. Il semble froid et insensible, mais quand il est seul avec Tris il dévoile un côté très différent : il devient au fur et à mesure du livre plus tendre, plus attachant

L’écriture de Veronica Roth est simple et fluide, le rythme et la construction sont très bien travaillé ce qui facilite l’entrée du lecteur dans l’univers du livre. Très vite, on se sent dans la vie de Tris, entre humiliations par ses ennemis et solitude de Divergente. Bravo à elle ! 

Quelques jolies surprises -ou morbides même, quelquefois- rythment la lecture de Divergent. A cause de son secret, Tris ne doit se fier à personne, et surtout pas aux personnes qui sont proches d’elles. Elle est traquée, mais jamais elle ne devient faible. Sa force réside justement dans le mystère qui l’entoure, mais personne ne s’en rend compte. Sauf Quatre. 
En bref, un coup de coeur magistral
Le seul point négatif de ce livre : il va me falloir attendre octobre pour me procurer la suite ! 

Ma note : 18,5/20 (il faut que je me laisse un peu de marge !)

Extrait : 
– Ceux qui condamnaient l’agressivité on formé les Fraternels.
Les Fraternels échangent des sourires. Ils ne s’habillent qu’en rouge et jeune et privilégient le confort. Ils m’ont toujours l’air serviables, aimants, libres. Mais je n’ai jamais envisagé de les choisir. 
– Ceux qui pointaient du doigt l’ignorance ont donné les Erudits. 
Exclure les Erudits avait été le seul point facile de ma décision. 
– Ceux qui blâmaient la duplicité on composé les Sincères. 
Je ne les avait jamais aimés. 
– Ceux qui dénonçaient l’égocentrisme on crée les Altruistes. 
Je condamne l’égoïsme ; sincèrement. 
– Et ceux qui dénonçaient la lâcheté on constitués les Audacieux. 
Mais je ne suis pas assez altruiste. Toujours pas, au bout de seize ans d’effort. 

[…] Marcus me tends le couteau et je le fixe un instant dans les yeux avant de m’en saisir. Il m’encourage d’un signe de tête et je me tourne vers les coupes. Le feu des Audacieux et les galets des Altruistes sont à ma gauche, le premier au niveau de mon épaule et les secondes derrière. Je sens à peine la piqure de la lame quand elle s’enfonce dans ma paume. Je presse les mains sur ma poitrine pour tenter d’apaiser ma respiration. 
Je tend le bras. Mon sang tombe sur la moquette entre les deux coupes. Puis, avec un tressaillement irrépressible, je projette ma mains en avant et mon sang grésille sur les charbon. Audacieuse. 
Je suis égoïste. Je suis courageuse.

Hunger Games, tome 3 : la Révolte de Susane Collins

Contre toute attente, Katniss Everdeen a survécu aux Hunger Games à deux reprises. Mais alors qu’elle est sortie de l’arène sanglante vivante, elle n’est toujours pas en sécurité. Le Capitole est en colère. Il veut se venger. Qui pensent-ils devrait payer pour les troubles ? Katniss. Et ce qui est pire, le Président Snow a été parfaitement clair sur le fait que personne d’autre n’est en sécurité non plus. Ni la famille de Katniss, ni ses amis, ni les habitants du District 12.

Mon avis :
Le tome des Hunger Games que j’ai le moins aimé. En fait, c’est de nouveau l’aspect de la personnalité de Katniss qui m’a déplu. Pendant tout le livre ou presque, elle reste un témoin passif de la Révolte sans exprimer le moindre désir de s’y impliquer. 
Malgré mon désintérêt croissant pour cette trilogie dytopsique (j’avais adoré le premier, nettement moins le second et voilà que ce troisième est une vraie déception par rapport à mes attentes), le premier tome reste néamoins tellement imprimé dans ma mémoire que je ne peut avoir une opinion de l’ensemble favorable, par l’originalité de l’idée de base.

Echapée avec d’autres tributs des Jeux de l’Expiation, Katniss se réfugie dans le treizième district, censé avoir dirait sous les bombardements nucléaires pour organiser la révolte et soutenir les autres districts. 
Le district 13, d’abord est l’un des points positifs du livre : même s’ils sont libérés du joug du Capitole, les habitants de ce district sont totalement dominés par leur gouvernement. Une hiérarchie sociale inquiétante, des moyens militaires impressionnants et des dirigeant prêts à tous, même à sacrifier des hommes pour une cause qui n’est pas la leur. Un cocktail suffisant pour donner au district 13 une aura détestable.

Coins, présidante du treizieme district et elle même un personnage prétentieux et persuadé du bien fondé de ses actions qui nous aide à trouver exécrables les méthodes employée par le « district survivant ». 
Les hésitations sentimentales de Katniss sont laissées sur le coté -du moins au début-, ce qui m’a beaucoup plu. Elle ne cherche plus qui de Gale ou Peeta saura satisfaire son coeur, mais tente de fuir la réalité dure du district 13. Toutefois, Coins l’instrumentalise, et plusieurs chapitres tournent autour d’une idée : les spots de propagande. Ils sont destinés à être projetés sur les écrans de tous les districts pendant des discours officiels de Snow pour prouver que la Révolte est toujours la et qu’elle continue d’avancer, malgré le Capitole qui utilise toute sa puissance pour la contrer.
Dans la deuxième partie, les morts sont plus nombreux, et surtout plus importants. Quand au début ils n’étaient que des noms, ils sont devenus des histoires que l’auteur efface comme sur une ardoise. Collins tue des personnages suivis depuis le début de la trilogie, ou en tout cas depuis le second tome, et je n’était pas du tout d’accord. J’avais envie de rentrer dans le livre et de les empêcher de disparaitre ! Mais c’est aussi cela qui indique si une histoire est bien écrite ou pas : le désir du lecteur de toujours garder avec lui les personnages. 

Oui, je sais, je me répète, mais étonnamment, pendant ces trois tomes je n’ai décelé aucun style propre à l’auteur. Je pensais que la traduction française était mauvaise, mais ayant relu la moitié du premier tome en anglais, je me suis rendue compte que Susane Collins n’avait pas de style particulier. Des phrases de longueur moyenne, parfois aussi courtes, et c’est tout. Dommage, mais peut être cette dytopsie n’aurait pas été la même. 

L’action commence enfin à s’étoffer vers la centaine de pages avant la fin, et le plan final est presque la première grande scène où il se passe quelque chose. Évidement, la narration à la première personne du singulier ne laisse pas de place au doute, et on imagine plus que bien le dénouement de l’histoire, mais il est plaisant de voir le périple de Katniss, Peeta et Gale à travers le Capitole. 
Pour une fois, je n’avais pas anticipé le geste final de Katniss, mais il m’a beaucoup plu. Toutefois, même si le choix du coeur de Katniss était à mes yeux le plus logique, je trouve dommage d’avoir rajouté un épilogue, qui empêche le lecteur d’imaginer le futur des protagonistes, d’autant que ledit épilogue ne sert pas particulièrement l’histoire

Ma note : 16/20

Et vous, l’avez vous aimé plus que moi, cette saga et cet ultime tome, ou au contraire avez vous été déçu ?

Hunger Games, tome 2 : l’Embrasement

Après le succès des derniers Hunger Games, le peuple de Panem est impatient de retrouver Katniss et Peeta pour la Tournée de la victoire. Mais pour Katniss, il s’agit surtout d’une tournée de la dernière chance. Celle qui a osé défier le Capitole est devenue le symbole d’une rébellion qui pourrait bien embraser Panem. Si elle échoue à ramener le calme dans les districts, le président Snow n’hésitera pas à noyer dans le sang le feu de la révolte. A l’aube des Jeux de l’Expiation, le piège du Capitole se referme sur Katniss…

Attention : risque de spoilers.

Mon avis :
Un peu déçue par ce second tome que j’espérais plus vif, mais qui finalement se porte beaucoup sur les manipulations des grands du Capitole envers les districs. Le couple Katniss/Peeta est aussi très présent, et leur pseudo idylle parasite au début

Après quelques pages de « transition » entre les deux livres, l’histoire commence à se développer. 
Mais pour moi, l’histoire ne démarre vraiment que dans la seconde partie du roman, alors que Katniss et Peeta retournent dans l’Arène pour l’édition d’Expiation. 
Je dois avouer que la fin m’a surprise. Même si je pensais que ce serait bien qu’il se passe cela, je ne m’étais jamais doutée que cela puisse être la version finale adoptée par l’auteur. 

Les magouilles de Snow sont peu à peu révélées au lecteur, et entrainent Katniss dans un tourbillon de dilemmes cornéliens : elle doit épouser Peeta et gâcher sa vie, car son coeur malmené ne sait plus ou il en est. De nombreuses pages sont consacrées à ce problème, et j’en ai rapidement eu assez de voir Katniss se plaindre. 
On dirait que la courageuse jeune fille qui a gagné les Hunger Games est morte et enterrée sous une enveloppe de fillette sage. Surtout que des chapitres entiers sont consacrés aux états d’âme de Katniss, toujours les mêmes : menacée par le président Snow, elle doit vivre toute sa vie de vainqueur avec Peeta, et son coeur recommande à balancer. 
Dans la seconde partieessieux nos héros retournent dans l’arène, des personnages secondaires attachants se mettent en place, comme Finnick O’Dair ou Betee et Wiress et on se rend compte que le Capitole ne peut pas tout contrôler. Les temps de la révolution sont venus pour les tributs. 

Toujours comme dans le premier tome, un style inexistant pour moi. Rien de spécial, toujours quelque chose d’impersonnel.

J’ai bien aimé la Tournée de la Victoire des nouveaux gagnants, à travers les districts dans lesquels le mécontentement gronde. Ça m’a plu de voir ces gens exploités depuis des siècles se mettre en marche, comme une implacable machine. 

Ma note : 15/20

Hunger Games de Susane Collins

Dans un futur sombre, sur les ruines des Etats-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur. 
Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l’arène : survivre, à tout prix. Quand sa petite soeur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n’hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. A seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort.
Chez elle, survivre est comme une seconde nature…

Attention : risque de spoilers

Mon avis :
Wouaouh. 
Je ne connaissait absolument absolument pas ce livre, ni le fait qu’il était un best-seller à la réputation extraordinaire, mais étonnement méconnu. C’est une amie auquel il n’avait pas tant plu que ça mais qui pensait que j’apprécirais (c’est absolument mon style) qui le l’a prêté. Et vraiment, merci Emma.

Dans les premières pages de l’histoire, on rencontre le personnage de Katniss, une gamine de 16 ans qui a a charge sa famille suite à la mort de son père des années auparavant, et celui de Gale, dans la même situation. A Panem, ruines de l’Amérique d’aujourd’hui un immense jeu télévisé est organisé tous les ans, et chacun des douze districts doivent envoyer s’affronter à mort dans l’arène des Hunger Games deux tributs, une fille et un garçon, tous deux entre 12 et 18 ans. Si cette règle me semble fortement inspirée de l’histoire mythologique du Minotaure, elle est bien exploitée.
Mais quand Primrose, la soeur de Katniss est choisie, celle ci n’hésite pas, et prend aussitôt sa place. 

Au début de l’histoire, j’aimais Gale et détestait Peeta, qui me semblait froid et distant. Mais mon impression a vite changé. Gale est trop peu présent dans ce premier tome pour être appelé personnage principal, et plus on découvre Peeta plus on l’aime. Dans l’arène, on ne verra qu’un jeune homme amoureux, et il est vraiment adorable. 
Katniss, elle, semble avoir du mal à séparer ses sentiments. Devant les caméras, elle doit jouer l’amour fou pour son partenaire de district, mais le lecteur qui lui est dans sa tête sent qu’elle pense à Gale, et que Peeta est pourtant présent dans son coeur. On ne sait quoi que penser : véritables sentiments ou tactique ? Katniss elle même parait ne pas réussir à trier ses émotions. Je ne me suis pas attachée tout de suite à l’héroïne, et c’est son amour immodéré pour sa soeur et son caractère indomptable qui m’ont ensuite séduite.
Mais mon personnage préféré reste Rue, une fillette de 12 ans du district onze. On s’attacher à elle dès sa première apparition dans le livre, et on est horriblement tiraillé : si Rue remporte les Hunger Games, Peeta et Katniss devront mourir. Ce jeu repose sur la mort des autres candidats et c’est un déchirement de voir l’auteur tuer un a un les personnages qu’on aime, alors qu’on éprouve une satisfaction féroce quand un ennemi meurt et qu’un obstacle vers la victoire disparait pour les protagonistes. 

Toutefois, si les Hunger Games semblent basés sur un concept meurtrier et sanglant, Susane Collins nous épargne bien des scènes gores gratuites, et sait décrire les meurtres avec une étonante délicatesse. Et, bien plus que cela, on entre totalement dans l’arène avec Katniss et on assiste en spectateur impuissant à sa descente en enfer. L’aspect psychologique du livre nous frappe comme un fouet et on se met à détester le Capitole, responsable de tous ces sacrifices d’enfants pour, quoi, divertir un public ? 
Mais les phrases sont tout simplement mécanique, on ne ressent pas bien les sentiments de Katniss. Aucun style particulier ne se dégage de l’écriture, ce qui m’a empêcher de rentrer complètement dans l’ambianche de stress et de peur de l’Arène. 

J’ai hâte de lire le troisième tome (le deuxième, c’est fait et la critique est à suivre !), bien qu’un scandale frappe Hunger Games : on accuse son auteur d’avoir plagié Battle Royale. Je ne connais pas ce livre, je ne peux donc pas faire de comparaison. Et vous ?

Ma note : 18/20

Le Passeur de Lois Lowry

Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n’existent pas. Les inégalités n’existent pas. La désobéissance et la révolte n’existent pas. L’harmonie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le comité des sages. Les personnes trop âgées, ainsi que les nouveaux-nés inaptes sont « élargis », et personne ne sait exactement que cela veut dire. 
Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir : c’est le dépositaire de la mémoire. Lui seul sait comment était le monde, des générations plus tôt, quand l’oeil humain pouvait encore voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux. 
Dans quelques jours, Jonas aura 12 ans. Au cours d’une grande cérémonie, il se verra attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. 
Jonas ne sais pas encore qu’il est unique. Un destin extraordinaire l’attend. Un destin qui peux le détruire.

Mon avis :
J’avais lu pour la première fois « Le Passeur » il y a plusieurs années déjà et je m’y suis replongée avec grand plaisir aujourd’hui. Avec une étrange impression de lire un SF, le personnage principal nous embarque avec lui dans son univers indifférent, sans couleur ni émotion. La lente découverte du monde d’avant que fait Jonas est très agréable à suivre et on ressort grandis de la lecture de cette oeuvre.

Le côté « philosophique » de cet oeuvre, un peu comme une version light de 1984, de George Orwell, pourrait intégrer aux plus jeunes lecteurs cet esprit de liberté, de libre arbitre qui manque tant aux habitants du monde de Jonas. Dans cet univers, le bohneur, ce n’est pas l’abscence de malheur mais bien le manque de sentiments et l’oubli du passé.
Le monde idéal passe rapidement du rêve au cauchemar sous nos yeux, pendant qu’on découvre l’horeur de ce monde.

Jonas est un jeune garçon de bientôt 12 printemps qui a toujours vécu dans la même communauté, régie par l’Identique qui interdit toute différence. Interdiction de poser des questions aux autres membres de la communauté, de peur de tomber dans le domaine de l’impolitesse ou de révéler des chose dissemblables. Interdiction de faire certaines chose sous peine d’être « élargi », un mot mystérieux dont personne ne connait la véritable signification, mais qui est considéré comme une grande honte. Interdiction de faire des choix, qui pourraient être nocifs pour la personne qui les effectue. Interdiction également d’avoir une opinion, de contredire les autres, de mal prononcer un mot ou de faire une métaphore…
Dans la communauté, dès que l’on atteint l’âge de 12 ans, on se voit confier son futur métier, celui que l’on exercera toute sa vie et qui est choisi par le Conseil des Sages
Mais lors de la cérémonie, Jonas est désigné pour succéder au Dépositaire de la Mémoire, la personne au poste le plus important et le plus respecté de tous. Mais seul le Dépositaire connait également la vérité sur l’Identique et le Monde d’Avant…

Jonas est un garçon qui parait parfaitement voué au système, mais on se rend compte petit à petit que dans la belle machines quelques boulons se dévissent peu à peu. Les découvertes qu’il fait contribuent grandement à sa largeur d’esprit et à sa maturité, mais j’ai eut l’impression qu’on restait très en surface et qu’on ne faisait qu’éfleurer son caractère.

La plume de l’auteur, si elle décrit peu, conte parfaitement l’état d’esprit bouleversé du petit Jonas qui apprend à supporter la douleur, la faim, mais se rend aussi compte de toutes les merveilles que recelait le Monde d’Avant et que l’Identique à effacé. Toutes les leçons que le protagoniste reçoit de son maitre sont très intéréssantes et surtout justes.

Un bon roman aux fausses allures de SF, une dytopsie qui fait réfléchir et passe un message
Seul petit bémol peut être, la fin était prévisible, ainsi que quelques autres éléments que l’ont découvre en cours d’histoire. Mais cela n’enleve en rien la beauté de ce roman. Un coup de coeur que j’avais déjà eut il y a plusieurs années et qui se réhitèrent aujourd’hui, que vous conseille à tous. 

Ma note : 16/20