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L’Echappée Belle d’Anna Gavalda

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Simon, Garance et Lola, trois frères et sœurs devenus grands, s’enfuient d’un mariage de famille qui s’annonce particulièrement éprouvant pour aller rejoindre Vincent, le petite dernier, devenu guide saisonnier d’un château perdu au fin fond de la campagne tourangelle. Oubliant pour quelques heures marmaille, conjoint, divorce, soucis et mondanité, ils vont s’offrir une dernière vraie belle journée d’enfance volée à leur vie d’adulte.

Mon avis :
Une petite lecture sans prétention, c’est ce que j’avais besoin en ce moment, et que nous offre L’Echappée Belle. Un livre très court, à la limite du roman et de la tranche de vie, que j’ai lu dans le bus entre chez moi et mon collège.
Lu pour une seconde LC avec Le Cottage de Myrtille ! Retrouvez son avis à la fin de ma chronique.

Le gros point positif d’Anna Gavalda, ce sont ses personnages très excentriques, que je n’ai pour le coup pas retrouvés… Garance, Simon, Vincent et Lola sont des personnes normales, comme vous et moi, sans autre problèmes que famille et opinion divergente avec leur entourage. Mr et Mme Tout-le-monde, en quelque sorte, bien différents de Camille ou Philibert dans Ensemble, c’est tout. Nos frères et sœurs, bien qu’avec des caractères plus ou moins trempés, ne sont que des personnages banals, des gens comme les autres.

On voit que l’auteure s’amuse à peindre au fur et à mesure de petite différences entre eux, pour les éloigner en même temps qu’elle les réuni, mais les caractères sont juste effleurés. On ne sait pas grand-chose d’eux, malgré les quelques 160 pages passées à leur côés.

L’écriture est, comme d’habitude pour cette auteure, dynamique et rapide. Elle décrit en quelques lignes les lieux, personnages et caractère pour toujours avancer. Quelques jolies phrases, dissimulées parmi les plus simples, sont malgré tout un peu étouffées par ce style un peu étrange, qui me paraissait parfois une hésitation entre un point de vue interne et omniscient.
Les dialogues, excellents, sont jubilatoires quand on voit Garance ou un de nos héros remettre en place un personnage antipathique – notement la belle sœur !. Mais ils sont moins pétillants et captivants que ceux d’Ensemble, c’est tout, mon seul point de comparaison pour l’écriture d’Anna Gavalda.
Par contre, je ne comprends pas ce que fiche içi la petite partie à la troisième personne à la fin du livre. Pour moi, elle a gâché une bonne partie de la fin.

En conclusion, j’ai apprécié cette lecture comme on apprécie une sucrerie : bon, mais avec mdération ! Malgré ses défauts, une petite parenthèse sympatique, qui n’apporte pas grand-chose, mais qui permet de se détendre entre deux lectures plus sérieuses.

Ma note : 14/20

L’avis, également mitigé, de Myrtille est içi ! Passez le lire, surtout !

Extrait :

Nous sommes bien différentes, pourtant… Elle a peur de son ombre, je l’assois dessus. Elle recopie des sonnets, je télécharge des samples. Elle admire les peintres, je préfère les photographes. Elle ne dit jamais ce qu’elle a sur le cœur, je dis tout haut ce que je pense. Elle n’aime pas les conflits, j’aime que les choses soient bien claires. Elle aime être « un peu pompette », je préfère boire. Elle n’aime pas sortir, je n’aime pas rentrer. Elle ne sait pas s’amuser, je ne sais pas me coucher. Elle n’aime pas jouer, je ne sais pas perdre. Elle a des bras immenses, j’ai la bonté échaudée. Elle ne s’énerve jamais, je pète les plombs.
Elle dit que le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt, je la supplie de parler moins fort. Elle est romantique, je suis pragmatique. Elle est mariée, je papillone. Elle ne peut pas coucher avec un garçon sans être amoureuse, je ne peux pas coucher avec un garçon sans préservatif. Elle… Elle a besoin de moi et j’ai besoin d’elle.

L’Assassin Royal, I : L’apprenti Assassin de Robin Hobb

Au royaume des six Duchés, le prince Chevalerie, de la famille régnante des Loinvoyant – par tradition, le nom des seigneurs doit modeler leur caractère – décide de renoncer à son ambition de devenir roi-servant en apprenant l’existence de Fitz, son fils illégitime. Le jeune bâtard grandit à Castelcerf, sous l’égide du maître d’écurie Burrich. Mais le roi Subtil impose bientôt que Fitz reçoive, malgré sa condition, une éducation princière. L’enfant découvrira vite que le véritable dessein du monarque n’est autre que faire de lui un assassin royal. Et tandis que les attaques des pirates rouges mettent en péril la contrée, Fitz va constater à chaque instant que sa vie ne tient qu’à un fil : celui de sa lame…

Mon avis :
Encore divisée… Je me suis beaucoup ennuyée à certaines parties de l’histoire, notamment celles d’apprentissage alors que certains moments m’ont emmenée avec eux ; et j’ai mis beaucoup de temps à lire ce livre, presque deux semaines ! Un record de longévité. D’ailleurs, même pour ecrire ma chronique, j’ai été longue ! Surtout pour une resultat aussi moyen que celui ci… 
En entamant ce livre, je savais que je m’attaquais à une montagne de la fantasy, et je n’en sort pas convaincue

Fitz est un bâtard, le fils né hors-mariage du prince Chevalerie. A la cours où il arrive à l’âge de six ans, il est le plus souvent rejeté, alors que son père se retire du pouvoir afin d’effacer la honte qui pèse sur lui. Recueilli par un maitre d’écurie, il rencontre un mystérieux homme, qui lui enseigne l’art du meurtre
Entre complots politiques, intrigues mortelles et enseignements étranges, la vie de Fitz à la cours s’annonce plus que mouvementée…

Les personnages ne m’ont pas du tout emportée : ils sont trop effacés, ou trop désagréables, ou encore trop… Je ne sais pas. Conclusion : je ne retiens aucun des personnages. Même Fitz m’a semblé un peu étrange. 
En un mot : je n’ai pas accroché
Le gros moins de ce livre est donc incontestablement pour moi le manque de caractère des personnages ; ils laissent un vide dans le roman que le lecteur est libre de combler, mais cela reste imparfait. J’aurai préféré que Robin Hoob leur confère des traits de personnalité particulier et même exagérés, quitte parfois à tomber dans la caricature, plutôt que de les laisser planter là comme de vulgaire pantins, sans âme ni coeur. 

Malgré quelques difficultés à m’adapter à la plume de Robin Hobb, je suis finalement tombée sous son charme. Les phrases longues et bien construites, et le vocabulaire un peu vieilli associé à une parfaite maitrise de la langue m’ont beaucoup plu.

Donc en bref, séduite mais pas totalement convaincue. Ma chronique montre d’ailleurs mon indécision ! J’ai eut beaucoup de mal à l’écrire (j’ai pris presque deux mois à le faire !) et elle est très courte par rapport à celles que j’écris d’habitude. Si je tombe sur le second tome de cette saga, il y a de grandes chances que je le lise, pour voir la suite.

Ma note : 15/20

Dôme, I de Stephen King

Couverture Dôme, tome 1

Le Dôme : personne n’y entre, personne n’en sort. A la fin de l’automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu’est ce dôme transparent, d’où il vient et quand – ou si – il partira. L’armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l’intérieur de Chester Mill se raréfient. Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu’à l’os, voit tout de suite le bénéfice qu’il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s’installe et la résistance s’organise autour de Dale Barbara, vétéran de l’Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville…

Mon avis :
J’avais lu Dôme il y a quelques mois, en novembre, il me semble, et je me souviens être restée pétrifiée : c’était mon premier Stephen King et en l’espace de trois heures, avec un livre qui ne me disait rien, il avait réussi à s’imposer dans mon esprit comme un dieu vivant ! Depuis que je l’ai relu, je me tiens toujours à cette idée, même si l’enthousiasme de la découverte d’un auteur (c’était à l’époque une de mes premières incursions dans le monde du roman noir fantastique) est depuis passé, pour laisser place au fanatisme d’en lire plus, encore plus sur Dôme ! 
C’est encore un récit terrifiant, qui regroupe tous les éléments que depuis je reconnait comme propres à King : un groupe de personnes isolées (ici enfermées), deux ou trois psychopathes, une ambiance prenante, et hop ! C’est parti pour 700 pages de frisson ! 
Malgré tout, Dôme est le seul livre King que j’ai lu jusqu’à présent qui ne soit pas un coup de coeur

Chester Mill est une petite bourgade tranquille et sans ennuis – du moins en apparence. Mais d’un coup, sans que rien ne prévienne ni n’explique cet événement dramatique et inattendu, un immense dôme tombe sur leur petite ville, emprisonnant la plupart des habitants et quelques visiteurs, en tuants d’autres. 
Pour tous, la peur est le nouvel environnement. 
Pour vivre, ils devront se battre. 

Le thème du livre, à savoir qu’un immense dôme se serait abattu sur un bien gentil bourg m’a fait pensé à Gone, de Michael Grant, qui reprenait le même genre, mais dans un endroit où seuls les enfants de moins de quinze ans seraient retenus. 
Ces deux livres, sortis presque simultanément outre-Atlantique en 2009, ont toutefois beaucoup de divergence : Dôme est quand même de Stephen King… Et qui dit Stephen King dit allusions sexuelles à toutes les pages, meurtres étranges pour des mobiles de fous, et surtout frisson en continu, ce qui est remplacé dans Gone par une histoire fantastique très élaborée et complète (oui, dans une oeuvre jeunesse, pas d’étalage de sexe !). 

On retrouve dans cette oeuvre une galerie de personnage comme King sait en faire, consacrant entre une et une dizaine de pages à chaque personnage, selon leur importance et leur destin proche dans l’histoire.
Le petit « lexique », présent en début d’ouvrage, qui recense les 64 personnages de départ, est d’ailleurs très utile (il l’a en tout cas été pour moi, qui suis censée avoir une bonne mémoire !). 
Il serait trop long de chercher à cerner chacun des personnages principaux, mais j’ai l’impression de voir dans les romans de Stephen King que j’ai lu jusque là deux schémas de départ : 
1) Les romans « intimistes, avec peu de personnages, décrits à fond dans leur psychologie, leurs pensées et leur état d’esprit, avec souvent un(e) méchant(e) et un(e) gentil(le). 
Ex = Misery ou encore Rose Madder
2) Les romans « groupés » dans lesquels on effleure en surface les pensées des personnages, et seulement les actions qu’ils font au moment où on les suit. Dans ce type de livre, on a en général entre deux et quatre personnages principaux que l’ont retrouve fréquemment et jusqu’à plusieurs dizaines de personnages secondaires.
Ex = Salem, ou encore Dôme

En conclusion, un peu effrayant et en même temps totalement addictif, Dome est un livre qui nous donne envie de connaitre la suite. Une amie me l’a révélée avant que je ne lise le tome 2 (Grrrr !) et, même si elle m’a franchement déçue de SK, il est vrai que chaque lecteur se fait sa propre opinion et sa propre idée de la fin qui serait la meilleure à ses yeux (la mienne, c’est que tout le monde meure ! Bah quoi, j’en ai marre, moi, des Happy End ! :-)).
C’est donc une belle découverte, que je vous conseille si vous aimez Stephen King et son écriture trash et incroyablement expressive.

Ma note : 16/20

Extrait :
Et s’il avait réfléchi (car à sa manière, il était homme de réflexion), il aurait médité sur la similitude du meurtre avec les chips. C’est difficile de s’arrêter à une seule.

Oscar et la Dame Rose, d’Eric-Emmanuel Schmith

Oscar et la dame rose de Eric-Emmanuel Schmitt

Voici les lettres adressées à Dieu par un enfant de dix ans. Elles ont été retrouvées par Marie Rose, la dame rose qui vient lui rendre visite à l’hôpital pour enfants. Elles décrivent douze jours de la vie d’Oscar, douze jours cocasses et poétiques, douze jours pleins de personnages drôles et émouvants. Ces douze jours seront peut-être les douze derniers. Mais, grâce à Mamie Rose qui noue avec Oscar un très fort lien d’amour, ces douze jours deviendront légende.

Mon avis : 
Eh bien visiblement (d’après une de mes amies, du moins) c’est confirmé : je n’ai pas de coeur. Je n’ai pas pleuré devant Titanic, je n’ai pas pleuré à la lecture de Oscar et la Dame rose. Et pourtant, on m’avait dit maintes fois que ce livre avait l’avantage d’humidifier les canaux lacrymaux ! 
Cet ouvrage, à peine plus de cent pages, se lit en une petite heure, voire même moins. La forme du texte, de genre épistolaire, sont assez atypique, puisqu’elle sont adressées à Dieu, mais d’une manière très familière, comme si Oscar, certain de le rejoindre sous peu, le « rencontrait » pour la première fois. Toutefois, si c’est une belle histoire à la fois triste et gaie, quelques détails m’ont fait tiqué et j’ai plusieurs fois levé un sourcil à une des réflexion du petit garçon. 

Oscar est malade, et condamné. Il le sait. A dix ans, il va terminer sa vie dans un lit d’hopital, sans ses parents, qui, effrayés par la rapidité et la fulgurance de sa maladie, n’osent plus venir le voir. Seule la Dame rose, une catcheuse retirée des rings, est encore là pour lui.
Cette gentille infirmière lui propose alors d’écrire à Dieu, non pas pour lui demander un peu plus de temps, mais pour lui raconter ses derniers jours sur Terre. Douze jours où, par tranche de dix ans, souvenirs et expériences vont s’accumuler pour le petit garçon.

Quelques petits bémols ont toutefois altéré ma lecture : a t’on déjà vu un enfant de dix ans utiliser un vocabulaire complexe et maitrisé comme le fait Oscar ? Le style des lettres est simple, mais elles sont bien construites et les mots sont choisis avec soin pour nous faire voir quelque chose de différent derrière chaque phrase.
Et pourtant, en même temps, on peut comprendre que sa différence ait fait grandir si vite Oscar. Certaines parties des lettres, nottament celles où il parle de ses sentiments amoureux d’enfant, pourraient très bien avoir été écrit par un enfant de dix ans. Le format court du romen contribue aussi à cette impression de courant de pensées juvéniles, qui forment dans certaines lettres un torrent d’amour et dans d’autres un calme presque adulte.

Cette chronique est courte, mais elle n’exprime pas bien ce que j’ai ressenti à la lecture d’Oscar et la Dame Rose, car elle ne montre que les défauts que je lui ai trouvé.
Malgré mes quelques déceptions, c’est un très bon et émouvant petit livre, qui aborde un thème innovant : un enfant qui parle de sa maladie.

A lire !

Ma note : 15,5/20

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge E-E Schmith.

Ensemble, c’est tout d’Anna Gavalda

Couverture Ensemble, c'est tout

 » Et puis, qu’est-ce que ça veut dire, différents ? C’est de la foutaise, ton histoire de torchons et de serviettes…
Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences…  » Camille dessine. Dessinais plutôt, maintenant elle fait des ménages, la nuit. Philibert, aristo pur jus, héberge Franck, cuisinier de son état, dont l’existence tourne autour des filles, de la moto et de Paulette, sa grand-mère. Paulette vit seule, tombe beaucoup et cache ses bleus, paniquée à l’idée de mourir loin de son jardin.
Ces quatre là n’auraient jamais dû se rencontrer. Trop perdus, trop seuls, trop cabossés… Et pourtant, le destin, ou bien la vie, le hasard, l’amour -appelez ça comme vous voulez -, va se charger de les bousculer un peu. Leur histoire, c’est la théorie des dominos, mais à l’envers. Au lieu de se faire tomber, ils s’aident à se relever.

; »>Mon avis :
Je ne sais pas trop quoi dire à propos de ce livre. Pourtant j’ai bien aimé, mais je ne sais pas vraiment pour quelles raison : on lit très vite, en voulant toujours en savoir plus. Les personnages sont attachants et tellement atypiques qu’on se demande si de tels originaux (notament pour Paulette, Camille et Philibert) vivent vraiment sur Terre ! Si c’est le cas, je veux bien en rencontrer un, leur parler doit être tellement rafraichissant…

L’histoire est réellement originale, et est incroyablement addictive à suivre. Les évenements s’enchainent, et on se retrouve au debut de l’un d’eux à attendre le prochain, tellement <on est happé par la sympathie des personnages ! J’ai adoré les moments que passent nos compères dans leur appartement.

Les personnages sont très frais et spontanés, et c’est un vrai plaisir de passer le livre avec eux.
Camille est mon personnage préféré. Elle est à la fois pétillante et pessimiste, et ; »>sa personnalité est une véritable énigme. Alors qu’on la suit tout le long de l’ouvrage, on ne cesse de vouloir en savoir plus sur elle. C’est comme un labyrinthe, sauf que dans celui çi on veut s’enfoncer pour trouver d’autres informations encore. Elle est véritablement fascinante.
J’ai eut du mal à cerner Franck, le seul qui broie du noir toute la journée, enfoncé dans une désilusion étrange. Il parait détester tout ceux qu’il croise, et au début je n’accrochait franchement pas à cette grosse brute coureuse de jupon, qui met sa musique à fond toute la journée ! Mais quand il a commencé à sympathiser avec Camille, une autre facette de sa personnalité apparait, et finalement on voit son coeur tendre. ; »>J’ai bien aimé leur romance naissante, et j’ai apprécié le fait que pour une fois ce n’était pas la fille qui se pamait d’amour.
Philibert est attendrissant, mais son bégayment, qui devrait l’humaniser, l’a bizarrement éloigné de moi. Du coup j’étais un peu étrangère à ses progrets. Il est surrement celui qui évolue le plus, s’ouvrant au monde et son capital sympathie immense à un peu effacé la barrrière entre nous.
J’ai trouvé Paulette très effacé, mais elle est la grand-mère que j’aurai aimé avoir ! Je n’ai pas vraiment d’opinion approfondie de ce personnage, mais elle me paraissait toujours prête à s’enfoncer, à se déprécier encore et encore.

Le gros point positif, outre les personnages et leur psychologie, c’est le style très particulier de l’auteure pour les dialogues. 
Ils sont tout simplement géniaux et la plupart du temps, ils reprennent des sujets de conversation très intéressants, souvent artistiques, toujours simples et beaux à leur manière. C’est surrement le livre qui a les plus beaux dialogues que j’aie jamais lus.
Rien que pour ça, chapeau !
 
Je ne sais pas vraiment pas quoi dire d’autre sur ce livre, mais j’espère surtout ne pas vous dissuader de le lire, parce que vous passeriez à côté d’un grand livre !

Ma note : 16/20

Extrait :
Et Camille, pour la cent vingt-huitième fois de la semaine, remit le Nisi Dominus de Vivaldi…
– Qu’est-ce que ça raconte ?
– Attends, je vais te dire… Le Seigneur comble ses amis dans leur sommeil…
– Génial.
– C’est beau, non ?
– Je sais paaas.. bâilla-t-il. J’y connais rien…
– C’est drôle, c’est déjà ce que tu m’avais dit pour Dürer l’autre jour… Mais ça s’apprend pas , ça ! C’est beau, c’est tout.
– Si, quand même. Que tu le veuilles ou non, ça s’apprend…
– …
– T’es croyante ?
Non. Enfin, si… Quand j’écoute ce genre de musique, quand j’entre dans une très belle église ou quand je vois un tableau qui m’émeut, une Annonciation par exemple, mon cœur enfle tellement que j’ai l’impression de croire en Dieu, mais je me trompe : c’est en Vivaldi que je crois… En Vivaldi, en Bach, en Haendel ou en Fra Angelico… Ce sont eux les dieux… L’autre, le vieux, c’est un prétexte… C’est d’ailleurs la seule qualité que je lui trouve : d’avoir été assez fort pour leur avoir inspiré à tous, tous ces chefs-d’œuvre… « 

Eternels, tome 1 : Evermore de Alyson Noel

Avant l’accident, Ever Boom était une adolescente comme les autres. Elle a perdu toute sa famille dans cet épisode tragique, et reçoit soudain un terrible don : celui de lire dans les pensées des gens, de voir leur aura et de connaître leur vie en les touchant. Elle se renferme alors sur elle-même et évite le contact. Les élèves du lycée la regardent comme une bizarrerie, la pointent du doigt… jusqu’au jour où elle rencontre Damen Auguste. Damen est mystérieux, plein de charme et terriblement beau. Toutes les filles du lycée se le disputent mais c’est à Ever qu’il s’intéresse. Or c’est le seul être dont elle ne peut pas découvrir les pensées. Et personne ne sait réellement qui il est ni d’où il vient. La seule chose dont Ever est sûre, c’est qu’elle est profondément et irrémédiablement amoureuse de lui.

Mon avis :
Comme Vampire Academy, Eternels est bien plus développé que d’autres ouvrages de bit-lit, et ne toune pas seulement autour de l’amour entre les deux protagonistes. On s’éloigne du vampire inaccessible à toutes les filles sauf à l’héroine, même si on ne coupe pas à la rencontre au lycée et à l’inévitable froideur du héros.
Ce livre m’a donc bien plus plu que Twilight ou encore Journal d’un Vampire, qui sont pour moi de la même trame, plus romance qu’action.

Ever Bloom est l’ancienne reine du lycée tombée en disgrâce après un accident de voiture dans lequel toute sa famille a péri, et à la suite duquel elle a totalement changé d’attitude, de look et d’amis.
Et on se demande ce qui va se passer dans son établissement… Et si un bellatre froid, qui ne parles à personne, appelé… Pourquoi pas Damen ? qui tomberait mystérieusement sous son charmes pointait le bout de son nez ? Oui, j’ironise, mais c’est un schéma tellement classique, déjà vu et revu…

L’histoire reprend le phénomène de « réincarnation » déjà présent dans un autre classique bit-lit, le Journal d’un Vampire. Içi, exactement le même principe : le vampire/l’immortel tombe sous les charmes de l’héroine à chacune de ses incarnations. A une seule exeption : alors qu’Elena n’a eut que deux incarnations connues, Bloom est tuée à chacune de ses apparitions.
De ce fait je n’ai pas cessé de faire la liaison entre les deux livres. Deux beaux gosses intaliens intouchables… Original ! Même le nom des héros se ressemblent (Damen/Demon) !

L’histoire est encore assez superficielle au premier abord, mais avec une grosse différence avec les stéréotypes du genre au niveau de l’héroine. Ever n’est pas -ou plutôt n’est pas totalement- la midinette classique. Et en plus elle a des pouvoirs ! C’est le gros point fort de ce livre, l’originalité de notre héroine. Elle est capable de lire les auras, de voir les fantomes et surtout a des sortes de flashs qui lui apprenent beaucoup sur la personne qu’elle touche, de la télépathie, en quelque sorte.
Damen m’a exaspéré, comme le personnage masculin principal de ce genre le fait la plupart du temps (toujours, après réflexion), parce qu’il est bien trop parfait.
Pour les amis d’Ever, on tappe totalement dans le cliché : Haven, l’ado perdue, au look gothique qui se consacre à des dizaines d’associations et qui vit dans son monde de monstres immaginaires, et Miles, le gay qui s’assume et aime par dessus tout les potins et les discussions people sont de gros stéréotypes de la littérature Young Adult, mais ils sont sympatiques à leur manière.
Mon personnage préféré est Riley. J’ai adoré sa joie de vivre (on peux dire ça, je suppose…) et son caractère un peu pariculier. Elle est drole et attachante, et sa relation avec sa soeur sonne vrai, ce qui m’a manqué avec la plupart des autres personnages.

J’ai trouvé l’écriture simpliciste, parfois même dépouillée. Les phrases sont courtes, parfois inutiles, souvent étrangement constituées.

En conclusion, je n’ai ni aimé ni détesté. Je suis entre deux eaux, avec d’un côté les clichés pour midinettes et de l’autre l’originalité relative d’Eternels par rapport aux principales grosses oeuvres du genre.

 

Ma note : 14/20

 

La Sélection de Kierra Cass

35 candidates.
1 couronne.
La compétition de leur vie.

Elles sont trente-cinq jeunes filles : la « Sélection » s’annonce comme l’opportunité de leur vie. L’unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L’unique occasion d’habiter dans un palais et de conquérir le coeur du prince Maxon, l’héritier du trône.
Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l’oeil des caméras.
Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu’elle avait échafaudés s’en trouvent bouleversés…

Mon avis :
Ce livre m’intrigait un peu, parce que je voulais voir si le côté un peu guimauve du résumé cachait quelque chose de plus développé derrière une couverture pour midinettes sentimentales (je ne cache pas qu’une partie de moi appartient à cette catégorie). En effet, il y a bien quelque chose en sous-jacent, mais dans ce premier tome, qui pose surtout les bases de la Sélection et nous présente les personnages, on en apprend très très peu sur les Renégats.
C’est surtout du manque d’action dont j’ai un peu souffert, mais la toile de fond du concours suffit à nous tenir en attente d’un évenement… qui ne vient pas… Donc en conclusion, ce premier tome sert surtout à poser le cadre du récit, et on ne suit qu’une partie en surface de la vie politique d’Illea. Une jolie découverte en perspective donc avec cette trilogie, mais les prochains tomes seront certainement plus dosés en action.

America vit dans un pays dytopsique, Illea, au régime monarchique. Mais depuis des générations, la famille royale à l’habitude d’organiser pour trouver la future reine un « jeu », une télé-réalité suivie par tout le pays afin que le prince puisse rencontrer plusieurs des femmes les plus intelligentes et les plus belles du royaumes, et choisir celle qu’il considère comme la plus apte à diriger le peuple à ses côtés.
La famille de la jeune fille et son petit ami la pousse à s’inscrire au casting de la Sélection, et après mains refus s’y résigne. Sauf qu’un petit problème pratique vient s’installer dans tout ça : America est prise (ô surprise !) pour participer au programme. Et alors qu’elle n’y va que pour gagner de l’argent pour sa famille, persuadée d’être éliminée dès les premiers jours, une étrange relation va se former entre elle et Maxon, le prince

Du côté des personnages, pas grand chose à dire : America est une héroine facile à suivre, avec des traits de caractères rebelles pour que le lecteur se prenne de sympathie pour elle. Un grain d’indépendance, la répartie facile, une grosse pincée de générosité et quelques ingrédients supplémentaires, et le tour est joué : vous avez dans votre marmite la parfaite héroine. Donc, même si elle est assez stéréotypée, America est plutôt gentille et on prend du plaisir à la voir triompher des obstacles.
De leurs côté, Maxon et Aspen ne m’ont pas fait non plus grande impression, même si j’ai préféré le prince. L’annonce qu’il a fait le soir de la grande interview des filles le rend sympathique au lecteur, tout comme sa gentillesse à toute épreuve. Il est assez émouvant et naif, tandis qu’Aspen est beaucoup moins présent et fait du mal à America.

S’il y a un aspect du livre que j’aurais aimé plus développé, c’est celui de la téléréalité. Alors que dans d’autres dytopsies, telles que Hunger Games, le concept est très exploité, dans La Sélection les caméras ne sont presque pas mises en avant.
J’ai surtout eut l’impression qu’America faisait beaucoup de cinéma pour pas grand chose, car le côté « médiatisation » de l’histoire aurait pu être beaucoup plu accentué, pour plonger les concurentes dans une sorte de gueguerre suivie à la télévision.

La couverture, plutôt girly, s’accord bien avec le thème tendance conte de fée du livre. L’aspect similaire des robes des filles montre le côté « sélection » qui met toutes les concurentes dans les mêmes conditions (en l’occurence la même tenue) pour parvenir à leur fin.

En conclusion, on gratte peu la surface dorée du palais et des relations avec le prince, et j’aurai préféré une incursion plus en profondeur dans la face sombre du récit. Parce que là, on a trois pages et demi à tout casser sur les renégats dans tout le livre, alors forcément côté menace, ça fait un peu vide…
De plus, pendant les deux attaques du palais, on ne voit que les coulisses, la cachette de l’Elite, où se planquent les demoiselles et la famille royale pendant les combats. Les deux fois, on a le droit aux crises de larmes et à deux-trois conversations entre America et Maxon, mais j’aurai préféré passer en une narration extérieure pour observer les activités des rebelles pendant qu’ils dévastaient le palais.
Mais une écriture fluide, des personnages agréables, des dialogues francs et une compétition somme toute sympa à suivre relève cet évident manque d’action. La Sélection est un petit bonbon acidulé et romantique qui fond sous la langue. Pour les fleurs bleues, à savourer !

 

Ma note : 16/20

 

 

A.N.G.E, tome 1 : Antichristus de Anne Robillard

Couverture A.N.G.E., tome 01 : Antichristus

À l’insu des habitants de la Terre, des hommes et des femmes travaillant pour l’Agence Nationale de Gestion de l’Étrange (mieux connue sous le nom de l’A.N.G.E.) veillent sur l’humanité. Peu importe le pays où ils sont affectés, ces courageux agents secrets la protègent des ténébreuses machinations des serviteurs du Mal.
Lors d’une enquête de routine sur les enseignements trompeurs d’un prétendu gourou, les agentes Océane Chevalier et Cindy Bloom de Montréal découvrent que les sombres évènements prédits par des textes bibliques sont sur le point de se produire. Leurs collègues, Yannick Jeffrey et Vincent McLeod, se joignent alors à elles et se heurtent rapidement à la puissance du Faux Prophète.
Aux tueurs de l’Alliance s’ajoutent bientôt des intervenants inattendus qui plongent l’A.N.G.E. dans l’incertitude. Quelle est en effet la véritable mission de l’envoyé du Vatican qui s’intéresse lui aussi aux crimes de l’Alliance? Qui est vraiment cet homme en noir qui apparaît aux agents de l’A.N.G.E. lorsqu’ils sont en difficulté? L’Agence pourra-t-elle arrêter la percée de l’Antéchrist en Amérique?

Mon avis :
Déçue par ce livre. D’énormes incohérences, des personnages creux et pas assez développés à mon goût, une histoire lente et lourde, et un style avec lequel je n’accroche définitivement pas du tout. Rien ne m’a convaincue dans ce livre, aussi cette chronique est plus courte que d’habitude, car j’ai beaucoup de mal à trouver des points positifs.

Du côté de l’histoire, d’abord : l’acronyme A.N.G.E m’a gené tout le long du livre. En effet, ces lettres désignent l’Agence Nationale de Gestion de l’Etrange. Nationale, et pourtant il est évoqué plusieurs fois les agences d’autres peys que le Canada, et le nom de cette association devient totalement obsolète.
Ensuite, le seul point que j’ai bien aimé, c’est la complexité des liens bibliques qui lient les héros et les méchants, et l’aspect compliqué et religieux de certains chapitres et de toute l’histoire. Des Témoins de Dieu, des Varans, des agents spéciaux du Vatican, des anges… C’est parfois difficile de s’y retrouver.
Le scénario en lui même n’est d’ailleurs pas très original : une agence d’espionnage qui tombe sur une bande de méchants qui veulent soumettre le monde. Ca s’est déjà vu, et c’est justement là que tout le côté biblique sauve l’affaire : l’organisation maléfique est profondément tournée vers la religion.

Du côté des personnages, aucun ne m’a marqué, ni par son caractère, ni par ses secrets, même pas Yannick. Je les ai trouvés très peu développé, et j’ai eut l’impression de passer tout le livre avec eux sans les connaitre pour autant.

Voici donc une chronique très courte et qui montre ce que j’ai pensé du livre… Un dernier mot sur l’écriture : je ne comprends pas ce que j’ai avec la plume d’Anne Robillard, mais elle me bloque completement. Je n’arrivais tout simplement pas à lire trois chapitres de suite !
Donc, vous l’aurez comprit, c’est une immense déception.

Ma note : 9/20

 

Journal d’un Vampire, tome 1 : Le Réveil de L.J. Smith

Couverture Journal d'un vampire, tome 1 : Le réveil

Dès l’arrivée de Stefan Salvatore à Fell’s Church, Elena, la reine du lycée, se jure de la séduire. D’abord distant, le garçon aux allures d’ange rebelle finit par céder à sa passion dévorante et lui révéler son terrible secret. Quelques siècles plus tôt, la femme qu’il aimait l’a transformé en vampire, avant de le trahir avec son frère ennemi, Damon. Des évènements tragiques se succèdent bientôt dans la région. Tout accuse Stefan mais Elena est convaincue de son innocence. Et si Damon, vampire cruel et assoiffé de sang, était derrière tout cela ? L’histoire est-elle amenée à se répéter ? Le récit captivant de deux frères vampires déchirés par l’amour d’une même femme. Un triangle amoureux d’une dangereuse sensualité.

Mon avis :
Vampire Academy
était vraiment un livre qui m’avait donné envie de découvrir la bit-lit, dont je ne connaissait auparavant que Twilight, qui avait été une grosse déception : amour qui cachait la partie sombre de l’histoire, héroine un peu nunuche et héros beaucoup trop innaccessible. Tout le contraire du premier, qui offre une mythologie intéressante et une histoire plutôt complète, laissant les sentiments en arrière plan.
Mais le Journal d’un Vampire est de la trempe du premier : en effet je n’ai pas du tout acrroché et c’est une nouvelle déception. En fait c’est simple : rien ne m’a plu !

Elena est une jeune fille très populaire qui peut avoir tout ce qu’elle veut. Tout lui sourit, jusqu’à l’arrivée dans son lycée d’un garçon mystérieux et indomptable (pourquoi est-ce que j’ai l’impression d’avoir déjà vu ça ? :-)) nommé Stephan Salvadore. Son nouveau but : le conquérir.
Sauf que d’étranges évenements se mettent à pleuvoir sur la ville dès que Stephan pose le pied en ville. Assassinats, attaques et agresseurs invisibles… Tout cela semble avoir un rapport très étroit avec Elena. Mais lequel ? Pour la jeune fille, le mystère fait que commencer.

Dès le début les personnages m’ont exaspérée. Elena est le pardait exemple de la midinette superficielle et simplement axée sur son physique, sans aucune autre précoccupation que sa tenue du jour. Cet aspect de sa personnalité m’a immédiatement énervée. Elle est de plus décrite comme très intelligente et courageuse, mais rien ne prouve cela. Ses seuls actes de courage sont de résister, et encore, à Damon. Au début, la seule raison pour laquelle elle veut séduire Stephan est qu’il ne tombe pas immédiatement sous son charme, par simple goût de l’interdit.
Damon et Stephan, les deux frères, sont très différents et si j’ai un léger faible pour Damon, aucun des deux ne m’a vraiment plu. Stephan est sans saveur, Damon se croit irrésistible et pense être « le plus beau le plus fort le meilleurs vampire du monde, oui, oui ! ». Bon, j’exagère un peu, mais c’est l’idée générale.

Du côté de l’histoire, le triangle amoureux est trèèèèèèèèèès original, vous imaginez bien, et le côté historique de l’affaire est l’aspect le plus intéressantdu livre, même si le fait que l’âme d’Elena ne se soit réincarnée que des siècles plus tard me parait franchement improbable. Mais à part ça, les quelques péripéties sont un peu lentes, mis à part celle du journal intime, qui est plutôt prenante.
L’idée du journal intime, d’ailleurs, qui permet une double narration à la troisième personne pour la plupart du livre et à la première n’est pas vraiment une trouvaille. C’est un procédé assez commun, et à part savoir qu’Elena veut à tout prix avoir Stephen et lui permettre d’exprimer ses sentiments infinis envers lui ce journal ne sert qu’à prévoir le plan de Caroline.

En gros, j’ai trouvé que tout se déroulait un peu facilement. Les deux protagonistes tombent sous le charme l’un de l’autre très rapidement et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, ils ne peuvent pas vivre l’un sans l’autre. De plus, pour Stephan, c’est presque un amour par « procuration » puisqu’Elena lui rappelle sa belle d’un autre siècle.
Bref, au cas ou je n’aurais pas assez montré que je n’aime pas : je ne compte pas lire la suite.

Ma note : 12/20

Miss Pérégrine et les enfants particuliers de Ramson Rieggs

Couverture Miss Peregrine et les enfants particuliers

Jacob est un ado comme les autres, excepté qu’il se pose des questions sur son mystérieux grand-père. Quelles sont ces étranges photos d’enfants qu’il lui montrait quand il était petit ? Les histoires qu’il lui contait sur eux étaient-elles vraies? Et pourquoi disparaissait-il aussi souvent ?
Tout s’accélère le jour où il le retrouve blessé dans son jardin. Jacob a vu des monstres, il en est sûr, et personne ne veut le croire. Il ne lui reste qu’à suivre les dernières instructions qu’a murmuré son grand-père avant de rendre son dernier souffle…

Mon avis :
C’est un roman très atypique que celui çi, à de nombreux égards. Le premier, qui est aussi son plus gros point fort, sont les multiples photos en noir et blanc qui illustrent le livre. Elles sont vraiment très belles à leur façon, et il est très plaisant, en plein mileux d’un chapitre d’en trouver une.
L’histoire également, et les personnages, sont très bien développés et même si on trouve parfois de petits creux dans le texte, j’ai beaucoup apprécié cette lecture divertissante.

Jacob à vécu toute son enfance bercé par les histoires merveilleuses de son grand père, à propos d’une île sur laquelle il aurait passé son enfance, après avoir été chassé de chez lui par les nazi de la seconde guerre mondiale  et sur laquelle il aurait connu des enfants mystérieux dotés de pouvoirs étranges.
Mais l’âge le rattrappe, et peu à peu il cesse de croire à ces histoires, qu’il qualifie de « contes de fées ». Des années plus tard, son grand père est attaqué devant ses yeux par un horrible monstre qui plonge Jacob dans une terreur sans nom. Obligé de consulter un psychologue, le garçon part sur cette mystérieuse île, qui éveille sa curiosité, afin de savoir si les racontards de son grand père sont vrai. Et avec, les terrifiants monstres…

Le personnage principal, Jacob, ne m’a pas particulièrement enthousismée. Il est commun, mis à part bien sûr sa particularité, son aptitude à voir les monstres, et, comme il est dit dans le résumé, c’est un ado tout à fait ordinaire. Amoureux, un peu naif, et à certains moments, franchement pas très malin !
Emma, une des filles que rencontrera Jacob dans son épopée m’a paru sympatique mais elle ne brille pas par sa personnalité sommes toutes plutôt banale. Si on exepte ses choix sentimentaux ! Les autre protagonistes sont, commes les principaux, sympatiques à suivre mais je n’ai eu de coup de coeur pour aucun d’eux, même si j’aime bien Fiona et que j’epère qu’elle sera plus présente dans les prochains tomes.

L’écriture de Ramson Rieggs est simple et rapide à lire, sans chichis. Il décrit parfaitement certains sentiments, comme la folie dont pense être victime Jacob. Ces passages, au début du livre, sont très agréables.

Ma note : 16/20

Extrait :
– En effet, les creux ne peuvent pas entrer dans les boucles, dit Emma. Mais les estres si. Allons nous rester içi, les bras ballants, à attendre qu’ils viennent nous chercher ? Et si au lieu d’être déguisées, ils venaient armés, cette fois ?
– Moi, c’est ce que je ferais ! affirma Enoch. J’attendrais que tout le monde dorme, je me glisserai par la cheminée comme le Père Noêl et BLAM ! Les creveaux accrochés au mur !
Il a tiré sur l’oreiller d’Emma avec un pistolet immaginaire.
– Merci pour la démonstration, a soupiré Millard.
– Il faut les attaquer par surprise, a dit Emma. Avant qu’ils sachent qu’on est avertis de sa présence.
– Mais on ne sait pas s’ils sont là ! Il faut justement le vérifier !
– Et tu propose quoi ? On traine dehors jusqu’à ce qu’on croise un creux, et on l’interroge : « excusez moi, on se demandait si vous aviez l’intention de nous manger. » ?