Dôme, I de Stephen King

Couverture Dôme, tome 1

Le Dôme : personne n’y entre, personne n’en sort. A la fin de l’automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu’est ce dôme transparent, d’où il vient et quand – ou si – il partira. L’armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l’intérieur de Chester Mill se raréfient. Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu’à l’os, voit tout de suite le bénéfice qu’il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s’installe et la résistance s’organise autour de Dale Barbara, vétéran de l’Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville…

Mon avis :
J’avais lu Dôme il y a quelques mois, en novembre, il me semble, et je me souviens être restée pétrifiée : c’était mon premier Stephen King et en l’espace de trois heures, avec un livre qui ne me disait rien, il avait réussi à s’imposer dans mon esprit comme un dieu vivant ! Depuis que je l’ai relu, je me tiens toujours à cette idée, même si l’enthousiasme de la découverte d’un auteur (c’était à l’époque une de mes premières incursions dans le monde du roman noir fantastique) est depuis passé, pour laisser place au fanatisme d’en lire plus, encore plus sur Dôme ! 
C’est encore un récit terrifiant, qui regroupe tous les éléments que depuis je reconnait comme propres à King : un groupe de personnes isolées (ici enfermées), deux ou trois psychopathes, une ambiance prenante, et hop ! C’est parti pour 700 pages de frisson ! 
Malgré tout, Dôme est le seul livre King que j’ai lu jusqu’à présent qui ne soit pas un coup de coeur

Chester Mill est une petite bourgade tranquille et sans ennuis – du moins en apparence. Mais d’un coup, sans que rien ne prévienne ni n’explique cet événement dramatique et inattendu, un immense dôme tombe sur leur petite ville, emprisonnant la plupart des habitants et quelques visiteurs, en tuants d’autres. 
Pour tous, la peur est le nouvel environnement. 
Pour vivre, ils devront se battre. 

Le thème du livre, à savoir qu’un immense dôme se serait abattu sur un bien gentil bourg m’a fait pensé à Gone, de Michael Grant, qui reprenait le même genre, mais dans un endroit où seuls les enfants de moins de quinze ans seraient retenus. 
Ces deux livres, sortis presque simultanément outre-Atlantique en 2009, ont toutefois beaucoup de divergence : Dôme est quand même de Stephen King… Et qui dit Stephen King dit allusions sexuelles à toutes les pages, meurtres étranges pour des mobiles de fous, et surtout frisson en continu, ce qui est remplacé dans Gone par une histoire fantastique très élaborée et complète (oui, dans une oeuvre jeunesse, pas d’étalage de sexe !). 

On retrouve dans cette oeuvre une galerie de personnage comme King sait en faire, consacrant entre une et une dizaine de pages à chaque personnage, selon leur importance et leur destin proche dans l’histoire.
Le petit « lexique », présent en début d’ouvrage, qui recense les 64 personnages de départ, est d’ailleurs très utile (il l’a en tout cas été pour moi, qui suis censée avoir une bonne mémoire !). 
Il serait trop long de chercher à cerner chacun des personnages principaux, mais j’ai l’impression de voir dans les romans de Stephen King que j’ai lu jusque là deux schémas de départ : 
1) Les romans « intimistes, avec peu de personnages, décrits à fond dans leur psychologie, leurs pensées et leur état d’esprit, avec souvent un(e) méchant(e) et un(e) gentil(le). 
Ex = Misery ou encore Rose Madder
2) Les romans « groupés » dans lesquels on effleure en surface les pensées des personnages, et seulement les actions qu’ils font au moment où on les suit. Dans ce type de livre, on a en général entre deux et quatre personnages principaux que l’ont retrouve fréquemment et jusqu’à plusieurs dizaines de personnages secondaires.
Ex = Salem, ou encore Dôme

En conclusion, un peu effrayant et en même temps totalement addictif, Dome est un livre qui nous donne envie de connaitre la suite. Une amie me l’a révélée avant que je ne lise le tome 2 (Grrrr !) et, même si elle m’a franchement déçue de SK, il est vrai que chaque lecteur se fait sa propre opinion et sa propre idée de la fin qui serait la meilleure à ses yeux (la mienne, c’est que tout le monde meure ! Bah quoi, j’en ai marre, moi, des Happy End ! :-)).
C’est donc une belle découverte, que je vous conseille si vous aimez Stephen King et son écriture trash et incroyablement expressive.

Ma note : 16/20

Extrait :
Et s’il avait réfléchi (car à sa manière, il était homme de réflexion), il aurait médité sur la similitude du meurtre avec les chips. C’est difficile de s’arrêter à une seule.

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Publié le 6 octobre 2012, dans Fantastique, Horreur. Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. Vivement que tu lises le tome 2, il est aussi bon, peut-être même encore meilleur (^-^) A vrai dire, je l’ai lu d’une traite et en anglais donc je ne peux pas trop dire ^^ bonne future lecture

    • Oui, j’ai hâte^^ ! Suaf que je connais la fin, du coup ça a un peu tout gaché…
      C’est pas juste ! Non seulement King sort des dizaines de livre, mais en plus, les éditeurs français s’amusent sadiquement à les couper en plusieurs tomes ! Comme si les livres ne coûtaient pas déjà assez cher ! (C’était mon petit énervement de la journée 🙂 !)

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