Ensemble, c’est tout d’Anna Gavalda

Couverture Ensemble, c'est tout

 » Et puis, qu’est-ce que ça veut dire, différents ? C’est de la foutaise, ton histoire de torchons et de serviettes…
Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences…  » Camille dessine. Dessinais plutôt, maintenant elle fait des ménages, la nuit. Philibert, aristo pur jus, héberge Franck, cuisinier de son état, dont l’existence tourne autour des filles, de la moto et de Paulette, sa grand-mère. Paulette vit seule, tombe beaucoup et cache ses bleus, paniquée à l’idée de mourir loin de son jardin.
Ces quatre là n’auraient jamais dû se rencontrer. Trop perdus, trop seuls, trop cabossés… Et pourtant, le destin, ou bien la vie, le hasard, l’amour -appelez ça comme vous voulez -, va se charger de les bousculer un peu. Leur histoire, c’est la théorie des dominos, mais à l’envers. Au lieu de se faire tomber, ils s’aident à se relever.

; »>Mon avis :
Je ne sais pas trop quoi dire à propos de ce livre. Pourtant j’ai bien aimé, mais je ne sais pas vraiment pour quelles raison : on lit très vite, en voulant toujours en savoir plus. Les personnages sont attachants et tellement atypiques qu’on se demande si de tels originaux (notament pour Paulette, Camille et Philibert) vivent vraiment sur Terre ! Si c’est le cas, je veux bien en rencontrer un, leur parler doit être tellement rafraichissant…

L’histoire est réellement originale, et est incroyablement addictive à suivre. Les évenements s’enchainent, et on se retrouve au debut de l’un d’eux à attendre le prochain, tellement <on est happé par la sympathie des personnages ! J’ai adoré les moments que passent nos compères dans leur appartement.

Les personnages sont très frais et spontanés, et c’est un vrai plaisir de passer le livre avec eux.
Camille est mon personnage préféré. Elle est à la fois pétillante et pessimiste, et ; »>sa personnalité est une véritable énigme. Alors qu’on la suit tout le long de l’ouvrage, on ne cesse de vouloir en savoir plus sur elle. C’est comme un labyrinthe, sauf que dans celui çi on veut s’enfoncer pour trouver d’autres informations encore. Elle est véritablement fascinante.
J’ai eut du mal à cerner Franck, le seul qui broie du noir toute la journée, enfoncé dans une désilusion étrange. Il parait détester tout ceux qu’il croise, et au début je n’accrochait franchement pas à cette grosse brute coureuse de jupon, qui met sa musique à fond toute la journée ! Mais quand il a commencé à sympathiser avec Camille, une autre facette de sa personnalité apparait, et finalement on voit son coeur tendre. ; »>J’ai bien aimé leur romance naissante, et j’ai apprécié le fait que pour une fois ce n’était pas la fille qui se pamait d’amour.
Philibert est attendrissant, mais son bégayment, qui devrait l’humaniser, l’a bizarrement éloigné de moi. Du coup j’étais un peu étrangère à ses progrets. Il est surrement celui qui évolue le plus, s’ouvrant au monde et son capital sympathie immense à un peu effacé la barrrière entre nous.
J’ai trouvé Paulette très effacé, mais elle est la grand-mère que j’aurai aimé avoir ! Je n’ai pas vraiment d’opinion approfondie de ce personnage, mais elle me paraissait toujours prête à s’enfoncer, à se déprécier encore et encore.

Le gros point positif, outre les personnages et leur psychologie, c’est le style très particulier de l’auteure pour les dialogues. 
Ils sont tout simplement géniaux et la plupart du temps, ils reprennent des sujets de conversation très intéressants, souvent artistiques, toujours simples et beaux à leur manière. C’est surrement le livre qui a les plus beaux dialogues que j’aie jamais lus.
Rien que pour ça, chapeau !
 
Je ne sais pas vraiment pas quoi dire d’autre sur ce livre, mais j’espère surtout ne pas vous dissuader de le lire, parce que vous passeriez à côté d’un grand livre !

Ma note : 16/20

Extrait :
Et Camille, pour la cent vingt-huitième fois de la semaine, remit le Nisi Dominus de Vivaldi…
– Qu’est-ce que ça raconte ?
– Attends, je vais te dire… Le Seigneur comble ses amis dans leur sommeil…
– Génial.
– C’est beau, non ?
– Je sais paaas.. bâilla-t-il. J’y connais rien…
– C’est drôle, c’est déjà ce que tu m’avais dit pour Dürer l’autre jour… Mais ça s’apprend pas , ça ! C’est beau, c’est tout.
– Si, quand même. Que tu le veuilles ou non, ça s’apprend…
– …
– T’es croyante ?
Non. Enfin, si… Quand j’écoute ce genre de musique, quand j’entre dans une très belle église ou quand je vois un tableau qui m’émeut, une Annonciation par exemple, mon cœur enfle tellement que j’ai l’impression de croire en Dieu, mais je me trompe : c’est en Vivaldi que je crois… En Vivaldi, en Bach, en Haendel ou en Fra Angelico… Ce sont eux les dieux… L’autre, le vieux, c’est un prétexte… C’est d’ailleurs la seule qualité que je lui trouve : d’avoir été assez fort pour leur avoir inspiré à tous, tous ces chefs-d’œuvre… « 

Publicités

Publié le 9 septembre 2012, dans Contemporain. Bookmarquez ce permalien. 7 Commentaires.

  1. Je m’attendais à ne pas apprécier, comme beaucoup de livres dont on fait la publicité, et finalement j’ai passé un très bon moment en sa compagnie, pour les mêmes raisons que toi ! Bonne semaine 🙂

Quelque chose à dire ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :