L’Héritage, tome 4 de Chritopher Paolini

Couverture L'Héritage, tome 4

Il n’y a pas très longtemps, Eragon, le tueur d’Ombres, dragonnier, n’était qu’un pauvre garçon de ferme, et son dragon, Saphira, seulement une pierre bleue dans la forêt. Maintenant, le destin d’un peuple entier repose sur leurs épaules.
De longs mois d’entraînements et de batailles ont rapporté des nombreuses victoires et de l’espoir, mais ils ont causé aussi des pertes déchirantes. Et puis, la réelle bataille n’a pas encore eu lieu : ils doivent affonter Galbatorix. Quand ils le ferront, ils devront être assez fort pour le vaincre. Et s’ils ne le peuvent pas, personne ne le pourra. Il n’y aura pas de seconde chance.
Le dragonnier et son dragon sont allés plus loin que personne n’aurait pu l’espèrer. Mais peuvent-ils renverser le roi maudit et restaurer la justice en Alagaësia ? Et dans ce cas, quel en sera le prix ?

Mon avis :
L’Héritage n’a jamais été ma série préférée, mais j’ai adoré ce dernier tome, que j’ai trouvé parfaitement dosé : amitié, aventure, complots, politique, combats et MÊME un peu d’amour ! J’étais sidérée quand je m’en suis aperçue : dans ce monde froid et avec peu de sentiments, Christopher Paolini a réussi à instiller de l’amour dans l’univers d’Eragon, ce qu’il s’était refusé à faire dans les trois premiers tomes. Seul petit bémol, qui n’en ai pas vraiment un : les chapitres sur Nasuada étaient tellement passionnants que j’ai sauté ceux consacrés à Eragon… 

La première question qu’on se pose en voyant la couverture : mais de quel dragon voit on la tête, et surtout qui est son dragonnier ? Mais malheureusement, je ne peux vous le dire sous peine de vous poiler. Un petit indice ? D’accord : c’est un personnage de la série que l’on connait déjà… Une idée ? 

Dans ce tome j’ai adoré Nasuada, qui s’est imposée comme mon personnage préféré : quand on sait ce qu’elle traverse, je l’ai trouvée incroyablement courageuse. Elle refuse de révéler les secrets des Vardens, et suivre son évolution sous la torture a incontestablement été la chose que j’ai préféré dans le roman. Si dans les derniers tomes elle était stricte et sévère, dans son rôle de chef, Nasuada est dans celui ci une femme soumises aux pires horreurs qui continue à dresser fièrement la tête, sans devoir jouer un personnage. On découvre sa personnalité.
La relation… spéciale qu’elle entretient avec Murtagh, même si je n’ai pas tout comprit à leur petit jeu ressemblait à de l’amour ! Ou en tout cas à de l’affection. J’ai adoré lire les passages où ils sont tous les deux, cars je redécouvrais alors le Murthag du premier tome. Mais sa réaction finale m’a beaucoup déplu. 
Du côté d’Eragon, je reste sur ma faim : pleins de qualités, oui… Mais aussi beaucoup de défauts. J’ai eut, tout au long des quatres tomes, du mal à le cerner, et décidément je ne l’aime pas tellement. Saphira non plus d’ailleurs, car je n’arrive pas à comprendre sa logique de dragon. Elle est légèrement orgueilleuse et je n’ai pas apprécié les passages où elle était narratrice, car elle utilise des périphrases parfois longues pour designer des choses simples. 
Les autres personnages, comme Glaedr (trop prétentieux), ou encore Roran (depuis le début il me déplait !) ne m’ont pas emportée avec eux, au contraire de certains, comme Elva ou Angela. 
On pourrait écrire des pages sur Angela, et je maudit à jamais l’auteur de ne pas l’avoir fait. Elle est tellement mystérieuse ! Quelle sadique, ce Christopher Paolini… Les passages avec Angela sont tout simplement fascinant et je me rappelle les avoir lu à toute vitesse pour saisir quelques brides de son passé. Et des brides, on en a ! Mais tellement intéressantes qu’on brûle de tout connaitre d’Angela ! J’adorerai un livre sur ce personnage, mais je doute fortement que cela se réalise…

Du côté de l’écriture, toujours pas de problème, elle reste fluide dans l’ensemble, malgré quelques longueurs occasionnelles. J’ai trouvé excellemment bien écrit le passage où Nasuada baigne dans ses illusions, du point de vue du vocabulaire très précis
Une plume toujours agréable rythme cet ultime tome. On sent bien l’évolution depuis le premier libre : des phrases plus posées et un peu plus axées sur la description, plus de qualificatifs… C’est un bilan très positif. Jolie écriture ! 

Un bémol pour moi cependant j’ai trouvé que SPOIL la découverte d’oeufs de dragon cassait un peu le mythe d’Eragon et Saphira. C’est un peu compliqué à expliquer, mais du coup, ils n’étaient plus seuls et c’était… différent. Ça m’énerve, je n’arrive pas à exprimer mon ressenti ! FIN DE SPOIL

Au final, ça ne me dérange pas que L’Heritage soit fini. Je n’étais même pas emballée pour cette lecture quand j’ai ouvert le livre, et jusqu’aux cent premières pages j’ai songé à arrêter. Mais j’ai continué, et si je trouve étrange et déstabilisante la fin, le combat final (ô combien attendu), les alliés très intéressant et surtout la partie « Nasuada » ont remonté positivement ce livre. Pour finir en petit coup de coeur, comme quoi !

Ma note : 16,5/20

 

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Publié le 8 juillet 2012, dans Fantasy. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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