1984 de George Orwell

De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur d’en face.

BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston… Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens.

Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance.
Seule comptait la Police de la Pensée.

Mon avis : 
Franchement, je ne sais pas quoi penser – ça commence à arriver souvent ! – de 1984. La première partie m’a ennuyée, puisqu’elle ne faisait que poser les bases du monde de Winston, alors que la seconde m’a totalement emportée dans la prison du Parti. Mais le gros moins, ç’a été les personnages : tout simplement pas attachant du tout ! Mais j’y reviendrais plus tard. 

Winston vit en Océania, l’un des trois grands continents du monde avec l’Eurasia et l’Estasia. En Océania, toute la population est observée par les télécrans, et chaque fait et geste est analysé pour y retrouver la moindre trace de trahison. La seule liberté qu’il reste aux citoyen est la liberté de pensée, et encore, les membres du Parti cherchent à restreindre le vocabulaire afin d’empêcher les idées contraires aux idéaux nationaux. 
Mais Winston à l’impression de ne pas être comme les autres, qui oublient : lui se souvient. De tout. Il sait qu’avant ce n’était pas comme ça, que les télécrans et la Minute de la Haine n’ont pas toujours existé, que l’Océania était précédemment en guerre contre que l’Estasia, et que l’Eurasia n’est pas l’ennemi d’il y a quelques mois. Mais c’est dangereux de savoir, et de ne pas oublier. Pour Winston commence une existence dans la trahison de pensée permanente, en compagnie de Julia, une jeune femme aux idées proches des siennes, qui le conduira bien plus loin qu’il ne pouvait l’imaginer…

Je n’ai pas, mais alors pas du tout, adhéré aux personnages ! Je les trouvait absolument absent de l’histoire, comme s’ils ne s’impliquaient pas tout à fait dans leur vie, mais qu’ils attendaient simplement de se faire arrêter. Bon, d’accord, ils ont été élevés dans cette optique de ne pas être un, mais de totalement faire parti de la communauté, mais quand même…
Julia m’a paru fade à travers le regard de Winston. Elle s’engage dans la Résistance, mais cela m’a semblé simplement un geste pour défier le système en place, pas pour se joindre aux idéaux que partagent ces opposants. En bref, dans ma tête c’était une plante verte qui ne faisait que décorer et avancer l’histoire, sans y participer. 
Winston quand à lui, m’a un peu plus plu, mais vers la fin mon opinion de lui s’est dégradée. Dans la première partie il est un peu indécis, mais rencontre Julia, puis se décide à entrer dans une lutte contre le Parti. Mais dans la seconde, alors que SPOIL il est torturé, j’ai immédiatement détesté sa lâcheté et sa docilité. Mais c’est aussi ce qui fait de lui un citoyen ordinaire, qui ressent la peur comme tout le monde et pas un super héros impassible. FIN DE SPOIL

Du côté de l’écriture, je n’ai pas eut particulièrement de problème ; le style de George Orwell est souvent fluide. Il est toutefois arrivé que je relise plusieurs fois une page pour parfaitement la comprendre, surtout quand elles décrivent le système ou le novlangue.
Cette invention de l’auteur est d’ailleurs ce qui m’a le plus plu dans cette idéaliste société : j’ai trouvé le petit dictionnaire novlangue à la fin tout simplement fascinant. Le novlangue est un principe très simple et très complexe à la fois. En effet il consiste à éliminer des mots du langage afin de limiter les pensées, et ainsi faire disparaitre toute idée contraire au principe du Parti, toute infractions aux règles établies. J’ai trouvé ce principe totalement incroyable, révoltant et impressionnant de réflexion à la fois. Mais je ne vous en dit pas plus, à vous de lire ce livre et de vous faire votre propre idée de cette langue. 

Un simple mot sur la fin : parfaite. Je ne vous en dit pas plus, mais c’est absolument l’ultime et unique possibilité pour clore en beauté cet ouvrage. Plus qu’étrange et pessimiste, mais tout bonnement idéale. La force gagne toujours, même si l’opposition se bat pour une cause juste, c’est le message que nous fait passer 1984. Prenez le comme vous voulez.

Au final, j’ai un avis mitigé sur 1984, mais la deuxième partie sauve le tout, pour me laisser une bonne impression, même si les personnages  plutôt insensibles ont été pour moi un vrai butoir. 

Ma note : 15/20

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Publié le 4 juillet 2012, dans Dytopsie. Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. Coucou, j’ai lu 1984 il y a un petit moment déjà et j’avais vraiment aimé! Pour répondre à ton commentaire bien sûr que j’aimerai lire ta chronique sur Mercure (qui est dans ma wish list). Attentat est dans ma PAL car je l’ai lu il y a longtemps. Donc j’aimerai relire afin de publier une bonne chronique. Je te conseille vraiment Journal d’hirondelle. C’est époustouflant! J’ai adoré. Il est vrai que les Nothomb sont courts mais bon, comme je l’ai dis, cela laisse place à l’imagination.
    Bonnes lectures à toi! (P.S J’ai crée une page facebook si tu veux te jeter un oeil c’est ici: http://www.facebook.com/pages/Hopeee-pagesalire/418080044902561 ).
    Hopeee.

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