Le Ciel est partout de Jandy Nelson

Un amour brûlant.
Une perte dévastatrice,
Lennie lutte pour trouver sa propre mélodie. 
Alors que Bailey, sa sœur, sa meilleure amie,
vient de mourir, comment continuer?
A-t-elle le droit de plaire, elle aussi?
De désirer Toby? D’être heureuse, sans Bailey?
Et comment ose-t-elle rire encore?
Parfois, il faut tout perdre pour se trouver…

Un hymne à l’amour, à la vie, à la musique, à la nature et à l’écriture!

Mon avis :
Tout simplement un petit bijoux ! Doux et dérangeant, émouvant et dur, ce roman est à lire. Une bulle de fraicheur ouvrant sur un monde loin d’être tout rose, mais qui nous emporte avec lui ! 
Passé près du coup de coeur, il manquait pourtant un petit quelque chose… 

Bailey avait dix-neuf ans. Dix-neuf ans quand elle est morte, foudroyée par un problème cardiaque alors qu’elle répétait la pièce dont elle avait le rôle maitre. Une fin tragique que personne n’aurait pu prévoir. 
Seule désormais pour affronter le monde, sa soeur Lennie est dévastée. Toby, le petit ami de sa défunte Bailey est dans la même situation et leur amour pour cette dernière va les rapprocher étrangement. Sauf qu’ils ne sont pas amoureux. Et puis, il y a Joe… 

Lennie n’est strictement rien sans sa soeur, et elle juge même indigne de vivre alors qu’elle est morte ! Elle m’a touchée, mais pas grâce à ses actes ou à ses paroles, mais grâce à l’horreur de la situation dans laquelle elle se trouve. Sans avoir jamais vécu une pareille chose – Dieu merci – je me suis très facilement identifiée à elle
Toby, le petit ami fou amoureux de Bailey donne vraiment envie de pleurer… surtout quand on apprend ce qui allait se passer pour le couple avant la mort de Bailey, on imagine comme il doit se sentir trahi par la vie, vide. Sa détresse est visible et il ne cherche pas à la cacher, contrairement à Lennie qui se referme sur elle même. 
Mais quand cette dernière rencontre Joe, un jeune homme aux looooongs cils et à la beauté parfaite, musicien comme elle et qui trouve sa technique absolument parfaite, elle perd pied. Est ce juste d’aimer alors que Bailey ne le peut plus ? Et on voit qu’elle se sent coupable de tomber amoureuse, alors que sa soeur vient juste de mourir. Mais Joe est un vrai rayon de soleil dans ce livre, qui sauve Lennie des griffes de la dépressions, pour la laisser y replonger plus loin. Ce qui se passe à la fin entre eux est déchirant à suivre, mais c’est – encore ? Mais j’en ai marre, moi ! – une Happy End. 
La famille atypique de Lennie, style hippie, est totalement décalée et plutôt agréable à suivre. La grand mère folle de fleurs qui prépare des rites étranges et passe ses journées à peindre des femmes vertes fantomatique, l’oncle coureur de jupon, savant fou à ses heures et la mère disparue, partie depuis la naissance de Lennie voir d’autres aventures donnent envie d’en savoir plus sur eux. 

Et c’est là que j’ai eu un grand coup de coeur pour une trouvaille de l’auteure : elle ajoute avant les chapitres des pensées de Lennie, pour la plupart des dialogues avec sa soeur ou des souvenirs d’elles qu’elle écrit sur des gobelets, des morceaux de papier, des feuilles mortes… Et enterre ou laisse filer par terre. 
Le style est fluide et simple, on se sent avec Lennie dans sa tristesse, si profonde qu’elle arrive à nous entrainer. 

Un très beau roman jeunesse, qui fait un peu mal mais aussi beaucoup de bien, et qu’on a envie de lire et de relire plusieurs fois ! Une belle lecture que je ne peux que  conseiller. 

Ma note : 16,5/20

Livre lu dans le cadre du Baby Challenge Jeunesse

Extrait :
“Tout le monde m’a toujours dit que je ressemblais a Bailey, mais c’est faux. J’ai les yeux gris, les siens sont verts, un visage ovale, alors qu’elle l’a en forme de coeur, Je suis plus petite, plus rabougrie, plus pale, plus plate, plus banale, plus fade. Notre seul point commun: nos boucles folles que j’emprisonne en queue-de-cheval et qu’elle laisse cascader en furie autour de sa tête. Je ne chantonne pas dans mon sommeil, ne mange pas les pétales des fleurs, ne cours pas sous la pluie au lieu de m’en abriter. Je ne suis que le modèle débranché, la soeur d’accompagnement, recroquevillée dans un coin de son ombre. les mecs la suivaient partout: ils remplissaient les banquettes du restaurant ou elle était serveuse, s’agglutinaient autour d’elle a la rivière. Un jour, j’ai vu un garçon surgir derrière elle et lui tirer une mèche de ses longs cheveux. je le comprenais – Je ressentais la même chose. Sur les photos de nous, elle regarde toujours vers l’objectif et moi, vers elle.”

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Publié le 12 avril 2012, dans Jeunessse. Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. Un joli coup de coeur avec ce livre pour moi ! Au début, c’était mal parti, mais finalement c’ets une très belle découverte 😉

  2. Il est dans ma liste d’envie celui là ! Mais j’étais tout de même dubitative. Finalement ta chronique me redonne envie de le lire.

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