Delirium, tome 1 de Lauren Olivier

Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme le plus grand des maux. Un monde où tous les adultes de 18 ans subissent une opération du cerveau pour en être guéris. A quelques mois de subir à son tour « la Procédure », Lena fait une rencontre inattendue… Peu à peu elle découvre l’amour et comprend, comme sa mère avant elle, qu’il n’y a pas de plus grande liberté que laisser parler ses sentiments. Même si cela implique de quitter ses certitudes…

Mon avis :
Ce roman est magnifique. Réellement magnifique. Il n’a manqué qu’un minuscule petit quelque chose pour qu’il soit un coup de coeur, tant j’ai été touchée par le monde figé de Delirium. 

Dans un Portland dytopsique, l’Amor deliria nervosa, une maladie aussi communément appelée « amour » est le pire de tous les maux, capable de tuer plus sûrement que toutes les armes de la Terre. Pour remédier à cela, chaque adolescent subit le jour de ses dix-huit ans une opération du cerveau, le Protocole, afin que jamais il ne subisse les multiples douleurs du Deliria
Mais cette opération, si elle leur permet de résister à l’amour, les condamne à une vie tracée par avance, sans sentiments, avec un partenaire désigné selon les critères qui vous correspondent le mieux… Lena est impatiente de connaitre son Protocole pour ne plus risquer d’attraper cette maladie. Surtout que, disent les mauvaises langues, elle circulerait déjà de nature dans son sang, puisque jamais l’opération n’a marché pour sa mère, et qu’elle a dut être effectuée trois fois sans succès. Jusqu’à son suicide. 
Mais quand Lena rencontre Alex, un garçon d’un an plus âgé qu’elle et censé avoir subit le Protocole, rien ne va plus…

On aurait pu croire que Lena serait d’office une fille rebelle et persuadée qu’elle ne rentrera pas dans le moule préconçu pour elle et pour tous les autres, mais pas du tout. C’est un parfait produit de la société, qui a même hate de subir le Protocole pour ne plus jamais risquer d’attraper cette maladie qu’elle croit réellement mortelle.
Tout le contraire de sa meilleure amie Hana, qui écoute de la musique classée interdite et sort dans des soirées illégales. Elle m’a énervée dès le début, alors que d’habitude je préfère les personnages qui prennent des risques. Mais je n’ai pas du tout accroché à Hana. Finalement, je l’ai trouvée assez creuse et peu attachée aux idées que véhiculent les choses interdites, mais aimant plus l’adrénaline provoquée que l’idéal que tout cela représente.
Quand à Alex, il est fascinant. Mystérieux et attachant, il est plein d’attentions envers Lena et c’est très agréable de voir l’évolution de leur relation.
J’ai bien aimé Grace, un personnage secondaire plutôt attachante. Le reste de la famille ne m’a fait ni chaud ni froid. 

Pendant tout le livre, j’ai fait la liaison entre Delirium et Uglies, de Scot Westerfield. En effet, dans chacun de ces mondes dytopsiques, l’héroine rencontre une personne (Alex/Shay) qui parvint à la convaincre que l’opération qu’ils subissent dans leur adolescence  (Le Protocole/L’opération chirurgicale et du cerveau)est, plus qu’inutile, très néfaste, avant de l’inciter à rallier la liberté (La Nature/La Fumée). Dans les deux ouvrages on retrouve une notion de ce qu’il y avait « avant » (donc, en gros, nous) et du mal qu’ils se faisaient entre eux, pour des causes diverses.
J’ai donc été déçue par le manque d’originalité de la dytopsie, et je me rend compte qu’on peut facilement faire le tour de tous les scénarios initiaux des dytopsie. Ce qu’il faudrait, c’est une idée très originale qui révolutionnerait le genre.

Très gros point positif : l’extraordinaire manière de Lauren Olivier de décrire les sentiments de l’amour. L’univers du livre est renforcé par les introductions de chapitres extraites des différents registres de la communauté de Portland. 
Le style de l’auteure est très fluide, agréable à lire. 

Très bonne idée de départ, mais j’ai peur de la suite, car la fin m’a grandement déçue. L’idée de Lena rejoignant la révolte seule enlèverai tout le charme de L’histoire d’amour, et c’est justement ce qui m’a séduite, pour une fois. 

Ma note : 17/20

Extraits : 
« Ils prétendent qu’en guérissant de l’amour nous serons heureux et à l’abri du danger éternellement. Je les ai toujours crus. Jusqu’à maintenant. Maintenant, tout a changé. Maintenant, je préférerais être contaminée par l’amour ne serait-ce qu’une seconde plutôt que vivre un siècle étouffée par ce mensonge. »

« J’ai un secret. Érigez des murs jusqu’au ciel et je trouverai le moyen de m’envoler pour les franchir. Essayez de m’immobiliser avec cent mille bras et je trouverai le moyen de m’échapper. Et je ne suis pas la seule. Nous sommes plus nombreux que vous ne le pensez. A refuser d’abandonner tout espoir. A refuser de garder les pieds sur terre. A aimer dans un monde sans mur, à aimer jusque dans la haine, à aimer lorsque les espoirs sont perdus, à aimer sans peur. 
Je t’aimes. Souviens toi. Ils ne peuvent pas nous enlever ça »

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Publié le 29 mars 2012, dans Dytopsie. Bookmarquez ce permalien. 3 Commentaires.

  1. Encore un livre que j’aimerais lire (décidément !). C’est vrai que la couverture est très belle mais ils ont du le rééditer parce que celui que j’ai vu c’était le visage d’une femme lambda (enfin une couverture vraiment simple et une peu décevante ^^)

  2. Oui, j’ai vu, et le tome 2 est aussi le visage de cette même femme, mais avec un ton rouge plutôt que vert. C’est un peu décevant pour une couverture BlackMoon !
    Merci d’être passée et bonnes lectures Alison !

  3. Ma soeur a le tome 1 et 2 dans sa PAL donc il faudra que j’attende qu’elle l’ai lu pour qu’elle me le prête =D
    Elle était très déçu de la couverture du tome 2 par rapport à celle du tome 1. Mais pour l’histoire, je ne sais pas, ni elle ni moi l’avons lu mais j’ai hâte =D

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