Eona et le collier des Dieux d’Alison Goodman

Vous êtes la femme la plus puissante de l’Empire, Eona.

Eon est devenu Eona, l’Oeil du dragon Miroir. Son nouveau pouvoir représente l’unique espoir de la Résistance. Mais saura t-elle maitriser sa force dévastatrice ? Dans l’ardeur de la lutte pour le contrôle de l’empire, entre son coeur et son devoir, quel choix fera Eona ?

Mon avis :
Contrairement à ce que je pensais, Eona a un vrai côté obscur, comme tous les autres personnages de ce tome. Ils ne sont plus noirs ou blanc, mais un savant mélange des deux qui les transforme selon les voeux de l’auteur : ils sont soit doux et naïfs, soit dangereux et détestables, même Eona. On se rend compte qu’ils choisisent tous un côté, celui de l’Empereur Kygo ou de l’usurpateur Sethon uniquement par intérêt personnel. Cette fois, le conflit politique est bien là.

Kygo, l’empereur déchu a rallié la Résistance contre son oncle. Eona le cherche tandis que Ido est emprisonné dans les cachots dudit oncle maléfiques. 
L’amour s’instille dans ce tome sous la forme d’un triangle amoureux qu’on ne peux même pas qualifier ainsi puisque les sentiments entre les protagonistes sont uniquement motivés par l’intérêt, le désir corporel et le pouvoir. Dans une grande partie du livre Kygo et Eona se « découvrent » mais le faible équilibre qui s’installe entre eux volent en éclat après l’arrivé d’Ido. Dans le premier tome cet absence d’amour m’avait plus, mais il apparait dans toute sa splendeur dans le second tome. Cet amour effrayant et impossible m’a dérangé car il remplit entièrement les pensée d’Eona et nous empêche parfois de savourer l’action excellente.
En effet, les actions se succède rapidement dans un rythme effréné qui emporte les héros avec eux. Et nous aussi, captivés par les risques pris par les protagonistes. De jolies surprises, comme dans le tome 1 arrivent en cours de lecture. Ido ne cessera d’ailleurs de faire du yoyo dans mon estime des personnages. 
Une sombre histoire d’ancêtre traîtresse, sur fond de dissimulation politique et de magie cachée finit de sublimer cette histoire peu médiatisée à tord. 
Un plan final virtuose ne gâche en rien ce livre, mais la fin nous laisse en attente : il nous en faut plus, malgré le Happy End ! Mais cette duologie est définitivement terminée. Dommage, les aventures d’Eona, sans être un coup de coeur m’avaient beaucoup plus.

Kygo que je trouvait sympathique mais un peu benêt quand Eona était sire Eon m’est devenu très désagréable dans ce second tome. Parce qu’il se rend compte qu’elle est une femme, il désire non seulement son pouvoir mais aussi son corps et joue avec ses sentiments, qu’il partage pourtant. Devenu empereur, il m’a été détestable. 
Ido, emprisonné par Sethon se retrouvera à entrainer Eona et leurs hua (l’energie vitale qui constitue chaque être) seront intimement liés, liant par la même occasion quelque chose d’inconnu en eux. Ido que je détestais dans Eon m’a semblé plus sympathique, peut être par ce qu’il fallait quelqu’un pour remplacer dans mon coeur Kygo. Mais la fin m’a fait perdre toute estime pour lui. 
Eona, redevenue une femme m’a semblée étonnement fragile et naïve. Mais sa recherche de pouvoir, qu’elle ne se rend même pas compte de faire la rend puissante et dangereuse pour le nouvel empereur, Kygo. Son courage est enfin révélé et elle prend toute sa place dans ce tome. Mais ses alliés sont souvent injustes envers elle : ils ne savent pas ce qui se passe dans son esprit et dans son coeur ni les difficultés qu’elles a à être la dernière Oeil du Dragon en vie, si on excepte Ido. Elle se sent perdue entre sire Eon et dame Eona, ses deux identités et semble plongée dans un doute permanent. 

Pas particulièrement déçue ni enthousiasmée par l’écriture, il y avait quelquefois quelques longueurs qui empêchaient un peu le développement de l’histoire. 

Au final, une duologie plutôt sympa à lire, avec parfois des creux mais en général un bon rythme, des personnages charismatiques, mais parfois un peu clichés : de la Dame qui révèle par erreur son identité, au prince prétentieux. Les péripéties par contre apportaient un important lot de surprise, et malgré quelques petits problèmes de rythme au niveau de l’action, cette mini-série est très agréable.

Ma note : 17,5/20

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Publié le 25 février 2012, dans Fantasy. Bookmarquez ce permalien. 4 Commentaires.

  1. Tu dévores les livres, tu n’impressionnes ! Je ne connais pas du tout ces deux romans mais ça a l’air intéressant ! Bisous 🙂

  2. Merci Myrtille !
    Si tu es en manque de lecture, je te les conseille ! Ils sont très divertissants, même s’il y a parfois des longueurs ! Par contre je suis en manque de sommeil ces dernier temps : entre les 525 pages d’Eon et les 657 d’Eona, mon oreiller va se venger…
    Bisou !

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