Eon et le douzieme Dragon de Allison Goodman

Au coeur d’une Chine impériale mythique, Eon s’entraîne avec d’autres jeunes garçons pour être choisi comme apprenti par l’un des douze dragons qui protègent le pays.
Dans ce monde de fausses identités et d’alliances incertaines, mais aussi d’amitiés loyales, parviendra-t-il à préserver son dangereux secret ?

Mon avis :
Je suis un peu sceptique face à ce livre, mais en fait quand j’y réfléchi, j’ai bien aimé. 

I – L’histoire
Dès qu’on ouvre ce livre, on est happé dans l’univers de la Chine antique ou évoluent douze dragons énergétiques qui portent le nom des dragons de la mythologie chinoise. 
J’ai eu d’abord beaucoup de mal à savoir si Eon était un garçon ou une fille. Contrairement à d’autres éditions du livre, ce n’est pas précisé dans le résumé et l’auteur est contradictoire. Au premier chapitre, dans les premières pages, Alison Goodman écrit : « cette fille devait avoir seize ans, comme moi » et quelques dizaines de lignes plus loin Eon dit à un homme avoir douze ans. De plus, les participes passés sont conjugués au féminin alors que le héros est un garçon ! Enfin, on comprend ce que d’autres ont lu dans le résumé et su dès le début : Eon est en réalité Eona, une jeune fille de seize ans estropiée à la hanche sauvée par son maitre de la saline pour en faire un candidat au titre d’apprenti du dragon Rat.

II – Les personnages
Eona est une fille fragile obligée de se déguiser en un garçon courageux sous peine de mourir assassinée par l’Empereur tout simplement parce qu’elle est une femme. Eona semble parfois cruche dans ses choix et ses pensées, et on a envie de lui hurler dessus ce qu’on a comprit depuis des pages grâce aux informations obtenues mais qu’elle n’assemble pas. Toutefois, on la sent intelligente et, sous les ennuis qui s’accumulent, elle est obligée de se débrouiller seule. 
On déteste tout de suite Ido, l’Oeil du dragon Rat, qui sera pourtant lié à Eona. Quand elle révèle sa vraie identité à quelques personnes avec lesquels elle est pourtant très proche, on se rend compte de la misogynie en cours dans cette Chine antique. 

III – L’écriture
Ce qui m’a d’abord dérangé, c’est que l’auteur narre à la première personne du singulier. Le protagoniste ne nous fait pas le plaisir de penser à toutes les règles qui régissent son univers fantastique et ne nous donne pas toutes les clefs pour comprendre l’histoire. 

IV – Ma conclusion
Dès qu’on comprend la réelle identité d’Eon, on se sent avec lui dans ce monde misogyne où les femmes n’ont aucun droit. Même en garçon, elle est méprisée par les autres candidats à cause de son handicap. Mais si le choix du dragon Rat est imprévisible, on comprend immédiatement ce qui va se passer quand on sait que le dragon Dragon, le dragon Miroir n’a plus choisi d’apprenti depuis trois siècles.
Toutefois la suite du livre révèle quelques belles surprises inattendues.

Les plus :
– Un univers intéressant
– Des personnages attachants et mystérieux
– Un ennemi détestable
– Des intrigues politiques
– Tout ce qu’il faut pour une bonne fantasy historique rassemblé
– Bonne connaissance des mythes de la Chine par l’auteur
– La misogynie dénoncée

Les moins :
– L’aspect « inégal » du livre : certains passage excellents et d’autres beaucoup moins bons qui plombent notre avis. 

Ma note : 16,5/20

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Publié le 22 février 2012, dans Fantasy. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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