Hunger Games de Susane Collins

Dans un futur sombre, sur les ruines des Etats-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur. 
Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l’arène : survivre, à tout prix. Quand sa petite soeur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n’hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. A seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort.
Chez elle, survivre est comme une seconde nature…

Attention : risque de spoilers

Mon avis :
Wouaouh. 
Je ne connaissait absolument absolument pas ce livre, ni le fait qu’il était un best-seller à la réputation extraordinaire, mais étonnement méconnu. C’est une amie auquel il n’avait pas tant plu que ça mais qui pensait que j’apprécirais (c’est absolument mon style) qui le l’a prêté. Et vraiment, merci Emma.

Dans les premières pages de l’histoire, on rencontre le personnage de Katniss, une gamine de 16 ans qui a a charge sa famille suite à la mort de son père des années auparavant, et celui de Gale, dans la même situation. A Panem, ruines de l’Amérique d’aujourd’hui un immense jeu télévisé est organisé tous les ans, et chacun des douze districts doivent envoyer s’affronter à mort dans l’arène des Hunger Games deux tributs, une fille et un garçon, tous deux entre 12 et 18 ans. Si cette règle me semble fortement inspirée de l’histoire mythologique du Minotaure, elle est bien exploitée.
Mais quand Primrose, la soeur de Katniss est choisie, celle ci n’hésite pas, et prend aussitôt sa place. 

Au début de l’histoire, j’aimais Gale et détestait Peeta, qui me semblait froid et distant. Mais mon impression a vite changé. Gale est trop peu présent dans ce premier tome pour être appelé personnage principal, et plus on découvre Peeta plus on l’aime. Dans l’arène, on ne verra qu’un jeune homme amoureux, et il est vraiment adorable. 
Katniss, elle, semble avoir du mal à séparer ses sentiments. Devant les caméras, elle doit jouer l’amour fou pour son partenaire de district, mais le lecteur qui lui est dans sa tête sent qu’elle pense à Gale, et que Peeta est pourtant présent dans son coeur. On ne sait quoi que penser : véritables sentiments ou tactique ? Katniss elle même parait ne pas réussir à trier ses émotions. Je ne me suis pas attachée tout de suite à l’héroïne, et c’est son amour immodéré pour sa soeur et son caractère indomptable qui m’ont ensuite séduite.
Mais mon personnage préféré reste Rue, une fillette de 12 ans du district onze. On s’attacher à elle dès sa première apparition dans le livre, et on est horriblement tiraillé : si Rue remporte les Hunger Games, Peeta et Katniss devront mourir. Ce jeu repose sur la mort des autres candidats et c’est un déchirement de voir l’auteur tuer un a un les personnages qu’on aime, alors qu’on éprouve une satisfaction féroce quand un ennemi meurt et qu’un obstacle vers la victoire disparait pour les protagonistes. 

Toutefois, si les Hunger Games semblent basés sur un concept meurtrier et sanglant, Susane Collins nous épargne bien des scènes gores gratuites, et sait décrire les meurtres avec une étonante délicatesse. Et, bien plus que cela, on entre totalement dans l’arène avec Katniss et on assiste en spectateur impuissant à sa descente en enfer. L’aspect psychologique du livre nous frappe comme un fouet et on se met à détester le Capitole, responsable de tous ces sacrifices d’enfants pour, quoi, divertir un public ? 
Mais les phrases sont tout simplement mécanique, on ne ressent pas bien les sentiments de Katniss. Aucun style particulier ne se dégage de l’écriture, ce qui m’a empêcher de rentrer complètement dans l’ambianche de stress et de peur de l’Arène. 

J’ai hâte de lire le troisième tome (le deuxième, c’est fait et la critique est à suivre !), bien qu’un scandale frappe Hunger Games : on accuse son auteur d’avoir plagié Battle Royale. Je ne connais pas ce livre, je ne peux donc pas faire de comparaison. Et vous ?

Ma note : 18/20

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Publié le 21 février 2012, dans Dytopsie. Bookmarquez ce permalien. 4 Commentaires.

  1. Jolie critique ! Moi aussi, comme à beaucoup de gens cette histoire m’à bien plu.

  2. Ce livre est génial ! J’ai adoré comme toi, par contre, je n’ai pas trouvé le style trop pauvre. Avec les autres, on a souvent droit à des descriptions qui n’en finissent pas de nous faire décrocher, que là, l’auteur va plus à l’essentiel. Bon à part pour la bouffe où là c’est tout le temps décrit à fond ^^’
    Belle chronique sinon 🙂

    • C’est vrai qu’au moment où les Jeux ont commencés, j’en avait plus que ras le bol de la nourriture du Capitole ! ^^
      Mais en fait, je ne sais pas pourquoi, je ne rentrais pas totalement dans l’Arene à cause de la structure des phrases, je ne visualisait pas bien les situations. Mais maintenant, avec le film, ça devient plus clair, je peux me reporter aux scènes !
      Merci 🙂 !

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